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Sanremo – Etape 2  22 septembre 2002

Un goût d’inachevé…

Avec près d’une minute d’avance sur son plus proche poursuivant, Simon Jean-Joseph attaque la deuxième journée de ce rallye en confiance. En se présentant au départ de l’ES9, il ignore encore qu’il ne va parcourir que quelques centaines de mètres. En effet, un axe de piston lâche et provoque l’abandon de la Clio aux couleurs Gauloises.

Pour Simon, la déception est évidemment très grande : « Il faut prendre les choses comme elles viennent. J’espérais une autre issue pour ce rallye, mais cela reste un sport où tout peut arriver. Nous en avons la preuve aujourd’hui… A nous maintenant de travailler pour que ce problème n’arrive plus. L’équipe s’investit déjà beaucoup, mais la Clio est un produit encore jeune que nous continuons à améliorer. »

De cette troisième participation 2002 en WRC, Simon préfère donc retenir sa splendide première étape, où il a signé sept scratches sur huit spéciales : « J’espère avoir montré, une nouvelle fois, ma pointe de vitesse. Nous avons terminé la première étape devant quatre pilotes italiens, qui connaissent donc parfaitement le rallye. Je pense également que nous avons démontré que la Renault Clio peut être aussi performante que la référence du moment, à savoir la 206. »

Il va maintenant être temps de penser à l’avenir, qui passe par la cinquième manche du Championnat de France des Rallyes Super 1600 : « Dans deux semaines, nous disputerons le Rallye du Touquet. Je pense que l’expérience du Rallye d’Allemagne nous servira. J’apprécie cette épreuve, je m’y suis déjà imposé… et j’aimerais que ce soit à nouveau le cas. Mon objectif de fin de saison est toujours aussi simple : je veux remporter au moins une course ! »

Sanremo - Etape 1  20 septembre 2002

Quelle démonstration !

Pour sa troisième participation en Mondial cette saison, Simon Jean-Joseph retrouve avec plaisir le Rallye Sanremo, qu’il a déjà disputé à trois reprises au volant de WRC. Après un excellent Rallye du Mont-Blanc et un shakedown satisfaisant, la confiance est de mise. Une fois n’est pas coutume, c’est la première étape qui est la plus longue, avec huit épreuves spéciales.

Cette journée débute par une boucle de trois spéciales. Par trois fois, Simon signe le meilleur temps. Il rentre évidemment en leader au parc d’assistance d’Imperia : « On peut dire que ça démarre bien ! Même si on peut encore affiner le set-up, la voiture est très bien. Avec Jack nous prenons beaucoup de plaisir dans la Clio et nous espérons que cela va continuer ! »

A l’arrivée de la deuxième boucle, qui ne comportait que deux spéciales, le bilan est toujours aussi positif. Deux nouveaux meilleurs temps sont tombés dans l’escarcelle du pilote Gauloises, qui porte son avance à près d’une minute sur le deuxième : « Ca se passe toujours aussi bien ! Dans la spéciale de San Bartolomeo, j’ai un peu plus « dégoupillé » et je fais le meilleur temps avec 18’’ d’avance sur la Peugeot de Travaglia. Il faut continuer à prendre du plaisir et ne pas se déconcentrer… »

La journée se termine avec un second passage dans les trois premières spéciales du jour. Simon signe deux nouveaux scratches et revient à Imperia avec 56’’5 d’avance sur Travaglia : « J’ai été déconcentré par des spectateurs mal placés, ce qui m’a fait prendre un faux-rythme. Les pneus ont souffert lors de cette dernière boucle, mais ils ont tenu le coup et nous avons bien terminé cette journée. »

Une journée à l’issue de laquelle le bilan est évidemment positif : « Il ne faut pas crier victoire, car le rallye est encore long ! Mais rentrer en leader après avoir signé d’aussi bons temps est très encourageant pour l’équipe, qui ne ménage pas ses efforts. Je me sens vraiment très bien au volant de la voiture, j’en fais ce que je veux. Demain, nous n’allons pas baisser le rythme car ce serait la meilleure manière de faire des erreurs. Il va falloir continuer à attaquer ! »

Sanremo - Présentation  15 septembre 2002

Sanremo rime avec Clio !

Simon, tu alternes à un rythme effréné les manches du Championnat de France et des épreuves du Championnat du Monde des Rallyes. Il y a de quoi s’y perdre…
« Il est vrai que mon programme 2002 est particulièrement riche, avec onze rallyes disputés au volant de la Renault Clio Super 1600. L’objectif majeur de la saison est le développement de cette voiture. En plus des nombreuses séances que nous menons avec Renault Sport Technologies, nous devions concocter un programme qui nous permette d’affronter des adversaires de valeur dans toutes les conditions. En Championnat de France, nous rencontrons trois constructeurs impliqués en WRC. J’essaie de marquer un maximum de points à chaque fois pour décrocher un bon résultat en fin de saison. En Mondial, il s’agit plus de coups ponctuels, puisque nous ne marquons pas de points au Championnat. Le niveau est également très relevé, puisqu’il y a sept constructeurs engagés ! Pour Renault comme pour moi, cette adversité est aussi enrichissante que valorisante. »

Justement, peux-tu faire un bilan à mi-saison du développement de la Clio ?
« Nous avons progressé sans cesse depuis le début de la saison, mais il nous reste encore beaucoup de travail pour rattraper les autres. Renault est le dernier constructeur arrivé en Super 1600 et nous devons nous battre face à des équipes impliquées depuis la création de cette catégorie. Du côté de la Clio, je peux dire que c’est une voiture homogène, qui n’a pas de point faible. Mon équipe a résolu les problèmes de fiabilité moteur qui ont causé mon abandon en Alsace. Maintenant, nous pouvons donc nous concentrer sur les évolutions qui seront mises en place pour 2003. Avec Renault Sport Technologies et Automéca, nous travaillons main dans la main, dans toutes les directions : moteur, boîte de vitesses, tenue de route… »

L’actualité du moment, c’est le Rallye Sanremo. C’est une épreuve que tu apprécies particulièrement…
« Effectivement, je n’ai que des bons souvenirs de ce rallye. J’ai participé aux trois dernières éditions en rejoignant à chaque fois l’arrivée. En 1999, les problèmes de fiabilité de la Focus WRC sont enfin résolus et je termine 7e. En 2000, je signe deux scratches avec la Impreza WRC. Je peux viser une place sur le podium, mais un problème mécanique me fait perdre près de 2’ et je ne termine que 7e. L’an passé enfin, j’emmène ma 206 WRC privée à la 10e place après plusieurs chronos dans le top 6. C’est un rallye qui peut être très agréable si la météo est clémente. Mais si les conditions se détériorent, cela devient un enfer. Les spéciales sont assez étroites et on rencontre à peu près tous les types d’asphalte imaginables. Et puis il y a toujours une atmosphère particulière avec cette foule de tifosi… »

Tu as terminé 4e et 3e de la classe Super 1600 en Grèce et en Allemagne. Cette fois, tu vises plus haut ?
« Ne mettons pas la charrue avant les bœufs ! Evidemment, mon objectif est de remporter la classe. Les concurrents du Championnat JWRC – Duval, Sola, Dallavilla… – sont des garçons redoutables. Et puis il y aura quelques autres franc-tireurs. On retrouvera ainsi deux autres Clio, pilotées par Hirvonen et Lozza, et deux 206 pour Travaglia et Cavigioli. Comme moi, ces garçons ont envie de démontrer qu’ils sont au plus haut niveau. Il faudra donc faire une course parfaite pour décrocher la victoire. »

Quels sont tes objectifs pour la fin de saison ?
« En Championnat de France, je souhaiterais remporter au moins une course lors des trois dernières manches. Je suis troisième au Championnat, mais il serait présomptueux de viser le titre, même si tout est jouable mathématiquement. En Mondial, je veux continuer à démontrer que je suis plus que jamais à mon meilleur niveau. Il faut préparer l’avenir… »

Mont-Blanc - Arrivée  8 septembre 2002

Simon sur la deuxième marche du podium

La troisième et dernière étape du rallye se déroule sur quatre spéciales. Les concurrents quittent Morzine aux aurores en direction de Thonon pour effectuer une boucle de deux épreuves inédites : Le Corbier et Pays de Gavot.
Dans l’ES13, Simon concède 2’’ à Cédric Robert. Mais à la manière de ce qui s’est passé hier, le Martiniquais réplique aussitôt : il reprend 1’’5 au leader en réalisant le temps scratch dans « Pays de Gavot ».

De retour à l’assistance de Morzine, Simon fait les comptes avant les deux dernières spéciales : « Comme je le dis depuis la fin de la première étape, il n’est pas possible d’aller chercher la victoire à la régulière. Je vais aussi vite que Cédric, mais pas plus ! Cela dit, je ne suis pas complètement résigné. Les ouvreurs indiquent que les deux dernières ES sont humides. Le choix des pneumatiques va donc être déterminant. Très clairement, mon choix ira à l’opposé de celui de Cédric. La marge d’avance que je possède sur le troisième me permet cette audace. »

Quand Cédric Robert choisit des pneus slicks légèrement retaillés, Simon fait monter des mixtes sur sa Clio. Brice Tirabassi, troisième, fait également ce choix. Les jeux sont faits, il ne reste plus qu’à attendre le verdict du chronomètre !

Sur les 9 kilomètres de Morillon, Simon concède 3’’2 à Robert. Le Martiniquais doit également s’incliner dans le troisième passage du col de Joux Plane pour 4’’9.

La hiérarchie n’évolue donc pas et Simon regagne Morzine en deuxième position : « Même si je vise la victoire avant tout, cette deuxième place me ravit. C’est mon meilleur résultat de la saison et je repasse ainsi en troisième position au Championnat de France. La course s’est jouée dans les deux premières spéciales, quand je ne disposais pas du set-up idéal. Ensuite, j’ai fait jeu égal avec Cédric. Ce rallye s’est déroulé dans des conditions très difficiles et je voudrais tirer un grand coup de chapeau à l’équipe Automeca, qui évoluait sur ses terres. La Renault Clio continue à progresser tout en démontrant une grande fiabilité. C’est de bon augure pour nos prochains rendez-vous ! »

Dans quelques jours, Simon prendra en effet la direction de Sanremo pour préparer sa troisième participation en Mondial.

Mont-Blanc - Etape 2  7 septembre 2002

Un coup à toi, un coup à moi !

Après une première journée concentrée autour de Morzine, les concurrents du 54e Rallye du Mont-Blanc prennent ce matin la direction d’Albertville pour disputer la deuxième étape. Huit spéciales constituent le plat de résistance du rallye.

La journée débute par une spéciale que Simon emprunte pour la première fois. Trop prudent, il concède d’emblée 6’’ à Cédric Robert. Mais le Martiniquais réplique immédiatement : il signe le temps scratch… et reprend six secondes à son adversaire ! A l’issue des deux premières spéciales, les deux hommes ont donc fait match nul et Simon est toujours dans le sillage du leader : « C’est très piégeux ! Comme je ne veux pas commettre de grosse faute, je m’attache à rouler proprement. Ce n’est pas un pilotage très spectaculaire, mais ça paie ! »

Dans les 25,98 km de Bisanne, Simon doit composer avec un petit problème de freins : il concède moins de 4’’ à Robert. Mais dans l’ES8, le pilote des Antilles signe un nouveau meilleur temps et réduit l’écart de 6’’. Las, dans la spéciale suivante, l’écart revient à sa valeur initiale : « C’est parfois difficile de trouver le bon rythme. Je pense que nous sommes un peu moins performants dans les montées. Je m’attache à ne pas faire d’erreur, mais c’est loin d’être évident ! De toutes façons il sera très difficile d’aller chercher Cédric à la régulière. »

Décidément indissociables dans leur bagarre à distance, les deux adversaires réalisent dans l’ES10 des chronos dans la même seconde ! Les concurrents regagnent alors le parc d’assistance de Samoens avant de disputer les deux dernières spéciales, déjà empruntées hier. Les conditions météo se dégradent subitement, plusieurs orages éclatant sur les sommets savoyards. Grâce aux informations fournies par ses ouvreurs, Simon attend le dernier moment pour choisir ses gommes, des mixtes fortement retaillés en l’occurrence.

Dans la spéciale du Col de Joux Plane, Cédric Robert se montre le plus rapide devant Simon, à 10’’. Mais dans l’ultime ES du jour, Simon est impérial : il reprend 13’’ au leader en seulement neuf kilomètres ! De retour à Morzine, Simon ne peut qu’être satisfait de cette journée passionnante : « Nous réalisons trois temps scratch et nous avons fait jeu égal avec Cédric, puisque l’écart n’évolue que de 2’’6. Je pense en fait que le rallye s’est joué hier. Le set-up de la voiture était perfectible et je n’ai pas bénéficié des mêmes conditions de route. Il nous reste maintenant quatre spéciales à disputer : il sera très difficile d’aller chercher la victoire à la régulière, mais nous n’allons pas relâcher notre effort. »