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Espagne - Etape 1  24 octobre 2003

Simon reprend les bonnes habitudes !

C’est Bernardi qui a dégaîné le plus vite ce matin en signant trois meilleurs temps en autant de spéciales. Pour autant Simon ne pointait qu’à 5’’1 de son jeune équipier : « Nous avions décidé avec l’équipe de monter sur ma voiture un différentiel plus taré que ceux de mes équipiers. Ma Clio sous-vire un peu plus, mais elle est plus efficace dans les parties sales. Ca aurait pu être un avantage en cas de pluie. En tous cas je suis très satisfait du comportement global de l’auto, tout fonctionne parfaitement. »

Simon réagit dans l’après-midi en signant trois meilleurs temps. Mais la course prend une tournure différente dans l’ES8, la dernière du jour. Nicolas crève, s’arrête pour changer la roue et perd plus de trois minutes. Simon hérite donc du commandement : « C’est la course… En tous cas je me fais plaisir au volant, même si les conditions sont difficiles. Cela fait la part belle à l’improvisation… et j’aime ça ! Je vais continuer à attaquer fort demain pour conserver cette position. »

Le Touquet - Arrivée  13 octobre 2003

Simon sur le podium

La première étape n’était composée que de deux spéciales, totalisant 33 kilomètres. Deux fois deuxième derrière Tirabassi, Simon rentrait au parc fermé avec seulement 6’’5 de retard : « Je pensais qu’il pleuvrait ce soir et j’avais fait monter un couple court, qui rend la voiture plus facile à conduire sur le mouillé. Mais les routes sont restées sèches, ce n’était pas la bonne stratégie ! Je pense qu’une bonne partie de l’écart qui me sépare de Brice se trouve là. Les mécaniciens vont monter un couple plus long pour la deuxième étape. A part cela, je suis très satisfait de ma voiture. Suspensions, freins, tout fonctionne parfaitement ! J’ai confiance pour demain… »

La deuxième étape était constituée de six spéciales totalisant près de 120 kilomètres. C’est sous un grand soleil que s’élançaient les concurrents en fin de matinée. Dès l’ES5, les choses se gâtent pour Simon : « J’ai fait une erreur stupide sur un freinage, un piège que je connais pourtant. J’ai fini dans un champ ; le temps de faire demi-tour et j’avais perdu une bonne quinzaine de secondes. Pour finir, j’ai eu une crevaison lente. Au total je lâche une trentaine de secondes dans cette seule spéciale. Ce sera dur de gagner ici… »

Simon perd ensuite progressivement. De retour au Touquet, il pointe en cinquième position, à près d’une minute : « Je n’ai pas été dans le coup aujourd’hui. La voiture va bien, c’est moi qui ne suis pas dans le rythme. Je ne me cherche pas d’excuse. Pour demain nous repassons sur un couple court, j’espère que ça me permettra de gagner une ou deux places… »

Le soleil est toujours de la partie dimanche et Simon retrouve le sourire en revenant au niveau des leaders. Il passe d’abord Emmanuel Guigou, puis hérite de la 3e place quand Jean-François Bérenguer sort de la route. Il conforte enfin sa place sur le podium en signant le scratch dans l’ultime spéciale.

Sur le podium final, Simon reconnaît que la victoire aurait été difficile à aller chercher : « J’ai tout simplement manqué ce rendez-vous. Je n’ai pas réussi à me hisser au niveau de Brice, qui a fait une course parfaite ce week-end. J’ai commis une petite erreur qui m’a fait perdre le contact avec lui. J’ai ensuite manqué d’énergie pour revenir dans la course. Heureusement toute l’équipe a su me soutenir et je les en remercie. Je suis satisfait d’avoir fait une bonne dernière journée qui me permet de monter sur le podium… »

Sanremo - Arrivée  5 octobre 2003

Un final à suspense…

La troisième étape démarre plutôt calmement : une des voitures précédant la Clio Super 1600 de Simon sort de la route, provoquant la neutralisation des ES 11 et 12. Dès lors on peut penser que le classement n’évoluera plus. C’est sans compter sur la pluie, la grande absente du rallye ! Les équipages sont à l’assistance d’Imperia quand de gros nuages noirs s’amoncellent au-dessus des montagnes. Des averses éclatent sur les spéciales : le choix des pneumatiques revêt une importance cruciale.

Nicolas Bernardi choisit de partir avec deux slicks et deux intermédiaires. Simon, qui n’a plus rien à perdre, tente un coup de poker en chaussant quatre slicks. A l’arrivée de l’ES13, force est de constater que le pari de Simon n’a pas réussi : Nicolas réalise le meilleur temps avec 47’’2 d’avance. La tendance se confirme dans la dernière spéciale du rallye : Simon perd encore près d’une minute, mais il conserve tout de même la deuxième place de la classe A6.

Sur le podium de Sanremo, le ciel est d’un bleu intense et le soleil brille de nouveau. Simon avoue rester sur sa faim : « J’ai tenté un coup de poker pour les dernières spéciales, j’ai attaqué très fort mais il pleuvait trop pour que ça puisse marcher. Bravo à Nicolas, qui a fait une course superbe. Sans ce problème chronique de freins, j’aurais pu lui donner plus de fil à retordre, mais il faut être philosophe… Malgré cela, j’ai pris beaucoup de plaisir sur ces magnifiques spéciales. Je serai nostalgique de ce rallye, que nous disputions vraisemblablement sous cette forme pour la dernière fois… »

Les Renault Clio Super 1600 couvées par Oreca ont une nouvelle fois survolé les débats. Ce doublé en classe A6, agrémenté par tous les meilleurs temps du rallye, réjouit Hugues de Chaunac : « De nos trois pilotes, Simon est celui qui a le plus souffert des problèmes de freins rencontrés sur les voitures. Il a tout de même fait une belle course qui ne reflète pas son potentiel. Il permet en tous cas à Renault de signer un nouveau doublé et je suis certain qu’il prendra sa revanche très prochainement… »

Sanremo - Etape 2  4 octobre 2003

Les Clio font la course en tête

La journée débute donc par cette spéciale de Teglia, qui va mettre à rude épreuve pneus, freins… et pilotes. Les deux Renault Clio Super 1600 avalent les 52 kilomètres en un peu plus de 38’ : l’intensité de l’effort peut se lire sur les visages au point stop… Nicolas signe le meilleur temps avec 18’’9 d’avance sur Simon.

Un Simon qui n’est pas en phase avec sa voiture : « Nous avons changé le différentiel hier mais j’avais un meilleur feeling avec l’ancien. Nous allons donc le changer à nouveau. » En 17’50’’, les mécaniciens d’Oreca réussissent l’exploit de changer la boîte de vitesses et les suspensions. Et Simon leur promet de sortir la grande attaque pour les remercier…

Le Martiniquais réplique en signant les meilleurs temps des deux spéciales suivantes. Il reprend 12’’2 à Nicolas : « Je suis très content de la voiture, à part ces problèmes de freins qui surviennent toujours à partir du vingt-cinquième kilomètre. Ca ne va pas m’empêcher d’attaquer dans le deuxième passage de Teglia, mais je sais que ce sera difficile. »

Sur ce juge de paix, Nicolas se montre une nouvelle fois intraitable. Il reprend 35’’9 à Simon, qui avoue s’être fait une grosse chaleur.

Dans leur lutte, les deux pilotes du Clio Team ont relégué l’Italien Baldacci et les autres concurrents du JWRC à plus de trois minutes. L’équipe se conforme pourtant au règlement de ce Championnat, notamment au niveau des pneumatiques.

Hugues de Chaunac, Président d’Oreca, ne peut être que satisfait de ce doublé provisoire : « Il faut souligner la performance exceptionnelle de Nicolas. Nous ne sommes pas surpris, mais heureux de lui avoir fait confiance. Simon souffre beaucoup plus du problème de freins que nous connaissons depuis le départ. Sa grande connaissance de la voiture le handicape un peu, car il est plus vite à la limite que Nicolas. Il fait une très belle course, mais ses temps ne reflètent pas tout son potentiel, ni celui de la Clio Super 1600… »

Sanremo - Etape 1  3 octobre 2003

Déjà meilleur performer !

Avec quatre scratches et deux deuxièmes places en six spéciales, Simon est le meilleur performer du jour. Pas complètement satisfait de son set-up après la première boucle de deux spéciales, le Martiniquais a retrouvé ensuite une Clio plus conforme à ses attentes : « Nous avons passé une bonne journée. L’équipe a bien fait évoluer la voiture. Mais je ne peux pas attaquer à fond car j’ai des problèmes de freins. En fait c’est un souci que nous retrouvons sur toutes les voitures de l’équipe. J’espère que nous aurons trouvé une solution pour demain. Je suis obligé de me mettre sur la défensive et je ne peux pas attaquer à fond… Je pense en tous cas que nous aurons une belle bagarre avec Nicolas demain ! »