Posts tagged ‘Renault Clio’

Evènement  14 novembre 2004

Simon fêtera ses titres en Martinique !

C’est à Hugues de Chaunac, team manager du Clio Team et Président d’Oreca, que revient l’initiative de cette opération : « Simon a disputé trente et un rallyes avec le Clio Team depuis le début de la saison 2003. A chaque fois, de nombreux supporters antillais étaient présents et nous réclamaient avec ferveur une participation de leur champion à un rallye aux Antilles. Nous avons voulu leur faire ce cadeau, et Simon pourra ainsi fêter son titre de Champion d’Europe chez lui… non pas en smoking mais en combinaison de pilote ! »

Bernard Ollivier, Directeur général de Renault Sport Technologies, ne pouvait qu’adhérer à cette idée : « C’est un plaisir que de permettre à Simon de disputer ce rallye. Il va pouvoir démontrer les qualités de la Clio Super 1600 à tous ses supporters antillais. A n’en pas douter, dans la grande tradition des Antilles, ce sera une grande fête. Voilà qui correspond bien à l’esprit du Clio Team. »

Simon se montre bien évidemment très honoré par cette attention : « Pour une surprise, c’était une surprise ! C’est un très beau cadeau qu’Oreca et Renault Sport font à tous les Antillais. Mon dernier rallye en Martinique était le Critérium Crédit Moderne en 1997. Mes supporters et mes partenaires attendent cela depuis si longtemps ! Après tant de pays visités au cours de cette année 2004, terminer la saison en Martinique ne pouvait me faire plus plaisir ».

Sur le plan sportif, Simon et Jack Boyère seront engagés sur la Renault Clio Super 1600 Championne d’Europe. Ancien vainqueur de l’épreuve, Simon sera attendu au tournant par les meilleurs spécialistes de l’île : « C’est avec grand plaisir que je vais retrouver les spéciales sur lesquelles j’ai appris à conduire. Le résultat final n’est pas le plus important, je m’attacherai avant tout à faire le spectacle ! ».

Afin de permettre aux Antillais de fêter leur Champion, de multiples opérations seront organisées, à commencer, pourquoi pas, par une parade dans les rues de Fort-de-France. « N’oublions pas que Simon a été élu ‘sportif martiniquais du siècle’ », rappelle Hugues de Chaunac. « Nous souhaitons organiser une grande fête pour ce Champion d’exception ! »

Cévennes - Arrivée  8 novembre 2004

Simon deuxième aux Cévennes

Sur ses terres d’adoption, Nicolas Bernardi avait très envie de décrocher une nouvelle victoire en Super 1600. Diminué par une grippe, il signe tout de même les deux meilleurs temps de la première étape et rentre en leader à Montpellier avec 17’’6 sur Yoann Bonato. A 1/10e de ce dernier, Simon reste en embuscade : « Comme Nicolas je ne suis pas satisfait des réglages. J’ai donc privilégié la sécurité. En tous cas je retrouve avec plaisir l’ambiance incroyable de cette épreuve. On voit rarement autant de spectateurs passionnés. »

Samedi, l’épreuve se déplace au cœur des Cévennes pour une journée composée de dix spéciales ! Si Yoann Bonato sort dans l’ES6, la menace pour les pilotes du Clio Team vient alors de Bryan Bouffier. Le pilote Peugeot se rapproche de Nicolas au fil des spéciales, mais sa tâche est facilitée quand Bernardi perd une vingtaine de seconde dans une touchette causée par une crevaison.

La crevaison lente de la roue a été causée par le marquage à chaud effectué par les commissaires techniques avant le départ. Ce problème ayant été constaté à maintes reprises – avec des conséquences plus ou moins graves – les concurrents ont alors été autorisés à utiliser de nouvelles enveloppes fournies au pied levé par Michelin.

Simon connaît une étape laborieuse : « J’avoue être un peu fatigué avec tous ces rallyes disputés ces dernières semaines. Mes notes ne sont pas parfaites et nous avons du mal à trouver les bons réglages. » Le travail finit par payer et Simon retrouve le sourire en fin de journée : « Nous avons enfin mis le doigt sur le set-up qui convient à ces spéciales. »

Avec cinq spéciales le dernier jour, tout reste possible. A nouveau meilleur temps dans l’ES14, Nicolas réduit l’écart à 5’’. Las, il sort pour le compte dans la spéciale suivante. Simon hérite de la deuxième place des Super 1600. Avec 30’’ de passif sur Bouffier à deux spéciales de l’arrivée, le Martiniquais ne se fait pas d’illusions : « Impossible de remonter à la régulière. Mais je suis là, au cas où… »

Les deux dernières spéciales ne seront toutefois pas disputées, puisque le stock d’essence s’avère insuffisant pour les 150 voitures encore en course ! Les équipages rejoignent donc le parc d’assistance où ils sont neutralisés.

Cette deuxième place de Simon ne modifie pas le classement du Championnat de France ‘Marques’, puisque Renault a déjà atteint le total maximum de points depuis le Rallye du Touquet. Au Championnat Pilotes, Simon est troisième derrière Stéphane Sarrazin et Alexandre Bengué.

Interview  2 novembre 2004

Dernières lignes droites…

Tu as terminé le Championnat d’Europe par une quatrième victoire consécutive. Quel bilan tires-tu de cette saison qui t’apporte ton premier titre international ?
« Pour Renault, pour mes partenaires et pour moi, disputer le Championnat d’Europe était à la fois une très belle opportunité de se mettre en valeur et un vrai challenge sportif. Dès la première course, en Italie, je me suis rendu compte que ce serait très dur. Nous avons découvert des rallyes très spécifiques et affronté d’excellents pilotes, spécialistes de ces épreuves de surcroît. Mais à chaque fois, l’équipe Renault Sport Oreca a su trouver les bons réglages pour rendre la Clio Super 1600 performante. Avec Jack, nous devions nous ‘défoncer’ pour faire les temps que nous faisions. C’était excitant et je garderai longtemps en mémoire ces grands moments de sport. »

Tu t’avoues séduit par le Championnat d’Europe. Pour quelles raisons ?
« C’est intéressant de visiter de nouveaux pays, où la culture du sport est différente. En Europe de l’Est, j’ai eu le sentiment que ces rallyes étaient des évènements sportifs d’envergure nationale, comme le Tour de France chez nous ! J’ai rarement vu autant de journalistes et d’équipes de télévision qu’en Pologne, par exemple. Avec un calendrier simplifié par rapport au passé, l’ERC est plus compréhensible pour tous tout en restant souple sur les conditions d’engagement, comme l’âge du pilote ou le nombre d’épreuves disputées. J’espère que cela incitera de nouvelles équipes à s’y engager. Il serait en outre intéressant que le calendrier puisse comporter quelques manches sur terre, pour équilibrer les chances entre les Super 1600 et les groupe N quatre roues motrices. »

Depuis le Rallye du Touquet, Renault est assuré du titre de Champion de France. Heureux ?
« On le serait à moins ! La mission qui m’a été confiée en début de saison était claire : marquer des points à chaque fois pour permettre à Renault de conserver le titre ‘Marques’ acquis en 2003. Nous étions favoris, mais nous n’avons jamais relâché nos efforts et je pense que toute l’équipe a fait un travail parfait. J’associe évidemment Nicolas Bernardi à ce bilan : nous avons fait preuve de complémentarité et d’esprit d’équipe dans une ambiance détendue et sereine. J’aborderai le Critérium des Cévennes sans pression, avec le seul objectif de faire plaisir à l’équipe et aux spectateurs. »

Avec une quinzaine de rallyes disputés en 2004, penses-tu avoir encore progressé ?
« C’est le propre de l’homme que de s’améliorer et je ne me suis jamais senti aussi fort. Cette saison m’a permis de me prouver de nouvelles choses. J’ai su aller très vite dans des conditions difficiles, notamment en Championnat d’Europe sur des spéciales inconnues. Parfois il fallait gérer, mais j’ai également dû ‘dégoupiller’ pour aller chercher certaines victoires. Pour autant, je n’ai jamais perdu de vue l’objectif initial : rejoindre l’arrivée en bonne position ! Pour l’instant je n’ai pas abandonné une seule fois en 2004. C’est le résultat d’une fiabilité de l’équipage mais aussi de l’équipe technique, que je tiens à féliciter de nouveau. »

Antibes - Arrivée  24 octobre 2004

Quatrième victoire et titre à domicile

Avec 18 spéciales totalisant 336 kilomètres chronométrés, le Rallye d’Antibes offrait un parcours aussi long qu’une manche du Championnat du Monde. Col de Bleine, Roquesteron, La Couillole, Lantosque, Col de Turini : autant de noms familiers qui figuraient au programme de la dernière manche du Championnat d’Europe des Rallyes. Tout au long des trois jours de course, le soleil a été de la partie sur le haut pays azuréen, ce qui n’empêchait pas les routes d’être parfois couvertes de piégueses plaques d’humidité…

Dès vendredi, Simon et Jack prenaient le meilleur sur leurs adversaires en réalisant cinq scratches sur six : « Après la première boucle nous avons cherché à améliorer les réglages de la voiture. J’ai été prudent dans l’ES4, noyée dans le brouillard, avant d’attaquer dans les deux dernières spéciales du jour. » Avec un écart sur le deuxième supérieur à une seconde au kilomètre, le pilote de la Clio Super 1600 portait son avance à près d’une minute et demi au terme de la première journée.

Le scénario se répétait samedi : un tour pour voir, un tour pour attaquer ! « Nous essayons de nouveaux réglages de suspensions. Les conditions sont idéales pour cela, car nous pouvons vérifier d’un passage à l’autre le bénéfice de ces évolutions. Je cherche à maintenir un rythme élevé pour ne pas me déconcentrer. Les routes restent truffées de petits pièges et je ne voudrais pas être victime d’un excès d’optimisme. »

Avec trois meilleurs temps supplémentaires dans les trois dernières spéciales de la deuxième étape, Simon maintenait son avance sur Dominique de Meyer, une figure locale pilotant une Renault Maxi Mégane. Les abandons de Bruno Thiry (C2 Super 1600, moteur fin de 1re étape) et Michel Bonfil (306 Maxi, courroie de distribution après ES9) permettaient à Renault d’occuper les cinq premières places au classement général. Pour sa première course avec la Clio Super 1600, le Polonais Michal Solowow montait sur le podium provisoire. Derrière, les locaux Frédéric Maniccia et Frédéric Papavero s’affrontaient pour le gain du groupe N au volant de leurs Clio Renault Sport Ragnotti.

Dimanche, Simon concédait les deux passages dans le Col de Turini à Dominique de Meyer : « Notre Clio rend quelques dizaines de chevaux à la Mégane et nous avons du mal à lutter dans les montées. Mais je dois dire que je me régale sur ces magnifiques spéciales. C’est plus agréable que le Monte-Carlo car nous ne devons pas composer avec la neige et le verglas. »

Dans les quatre autres spéciales, Simon signait les meilleurs temps, effaçant même des tablettes le vieux record de Michèle Mouton dans la spéciale de Lantosque – Coaraze !

Le seul suspense de cette dernière journée concernait le gain du groupe N. Frédéric Maniccia, qui habite au sommet du Turini, détrônait Papavero à l’issue de l’ES15. Le podium du groupe était complété par une autre Clio, celle de Philippe Barbero. Six Renault terminent aux six premières places de l’épreuve !

Vainqueur pour la quatrième fois consécutive et seul pilote à avoir marqué des points sur les neuf manches de la saison européenne, Simon pouvait savourer ce résultat avec son équipe : « Je tiens à remercier Renault Sport qui a œuvré pour que nous puissions être au départ de ce rallye, qui ne figurait pas à notre programme initial. C’est une belle manière de fêter ce titre européen. Même si les écarts se sont vite creusés nous nous sommes livrés une belle bagarre avec Dominique de Meyer. C’est dommage que Bruno Thiry et Michel Bonfils ne soient pas restés plus longtemps dans la bagarre. Une fois de plus je dois féliciter l’équipe technique Renault Sport Oreca car nous n’avons connu aucun souci. Nous avons bien progressé dans les réglages de la voiture et c’était un véritable plaisir que de piloter sur ces magnifiques spéciales. »

* Sous réserve de la publication officielle des résultats par la FIA.

Antibes - Etape 2  23 octobre 2004

Simon leader d’un quintuplé Renault !

Les assistances ont quitté Saint-Laurent-du-Var pour prendre la direction de la station de sport d’hiver de Valberg, située au cœur des spéciales de cette deuxième étape. Une nouvelle fois, la journée était composée de deux boucles de trois spéciales. Au menu, quelques cols ‘hors catégorie’ comme la Couillole ou Saint-Raphaël.

Le rallye est reparti sans Bruno Thiry (C2 Super 1600), contraint à l’abandon à l’issue de la première étape. Mais les pilotes de Kit-Cars se sont fait un plaisir de mener la vie dure à Simon Jean-Joseph lors de la première boucle : Michel Bonfils (306 Maxi) et de Meyer (Maxi Mégane) se sont partagés les meilleurs temps. De retour au parc d’assistance, Simon restait serein : « Comme hier nous avons disputé la première boucle ‘pour voir’. Nous allons maintenant analyser et essayer d’améliorer les réglages pour voir ce que cela donne au deuxième passage. »

Les équipages, à l’exception de Bonfils qui abandonnait, repartaient à l’assaut des magnifiques épreuves spéciales du haut pays azuréen. Avec trois meilleurs temps, Simon rappelait à tous qu’il est bien le ‘patron’ de l’épreuve. Il affichait le sourire des grands jours en reprenant la route du parc fermé d’Antibes : « Une nouvelle fois nous avons progressé dans le bon sens. C’était un grand bonheur que d’emprunter ces routes, même si les 1600 cm3 de notre moteur manquent d’oxygène en altitude ! Je m’impose un rythme assez élevé et je reste attentif aux petits pièges qui ne manquent pas de surgir ici et là. Ce n’est pas le moment de faire un excès d’optimisme ! »

Derrière Simon, Renault réalise un joli carton plein avec quatre autres voitures. Dominique de Meyer, véritable figure locale, réalise un sans-faute au volant de sa Maxi Mégane. Pour sa première course avec la Clio Super 1600, le Polonais Michal Solowow est en passe de monter sur le podium, ce qui constituerait son meilleur résultat de la saison. Enfin, le groupe N est dominé par les Clio Renault Sport Ragnotti des pilotes locaux Frédéric Papavero et Frédéric Maniccia. Le second nommé espère rattraper sa minute de retard demain. Il faut dire qu’il habite au sommet du Turini !

Classement après étape 2 : 1. Jean-Joseph / Boyère (Renault Clio Super 1600) 2h34’11’’8 – 2. De Meyer / Fouillat (Renault Maxi Mégane) +1’30’’9 – 3. Solowow / Baran (Renault Clio Super 1600) +7’15’’5 – 4. Papavero / Hoffmann (Renault Clio gr. N) +13’28’’1 – 5. Maniccia / Ascenzi (Renault Clio gr. N) +14’26’’9 – 6. Vossen / Findhammer (Mitsubishi Lancer gr. N) +14’46’’6 – 7. Zonta / Lassalle (Renault Clio gr. N) +16’03’’5 – 8. Ruggeri / Salvucci (Renault Maxi Mégane) +16’11’’2…