Posts tagged ‘Renault Clio’

Elpa - Arrivée  27 septembre 2004

Le coup du chapeau… de pluie !

Il ne fait pas toujours beau dans le Péloponnèse grec. Voici le principal enseignement de l’avant-dernière manche du Championnat d’Europe des Rallyes ! Déjà handicapés par leur totale méconnaissance de ces spéciales glissantes à souhait, Simon Jean-Joseph, Jack Boyère et le Clio Team ont vu leur tâche se compliquer avec des conditions météo déchaînées !

Samedi, dès les premières spéciales, la pluie a rendu l’asphalte grec aussi glissant qu’une patinoire. Face à des pilotes locaux connaissant parfaitement le terrain, Simon Jean-Joseph devait sortir la grande attaque pour rester au contact. Il revenait en deuxième position dans l’ES5 et confortait sa position avec deux meilleurs temps en fin de journée (ES7 et 9).

Deuxième à près d’une minute de la 306 Maxi de Tsolakidis, Simon tenait à féliciter ses adversaires : « Même avec la connaissance du terrain, ils font d’excellents chronos. J’attaque au maximum, mais ça ne suffit pas. Demain les spéciales sont nouvelles pour tout le monde. Peut être que je pourrai revenir sur le leader, mais il faudra que je commence par défendre cette deuxième place ! »

Si la première étape avait été dantesque, la seconde était… apocalyptique ! Dans l’ES12, Tsolakidis et Simon partaient en slicks alors qu’éclatait un violent orage. Simon revenait à moins de 15’’ du leader… tout en ayant moins d’une seconde d’avance sur Bruno Thiry ! Victime par la suite d’une double crevaison, Tsolakidis plongeait dans les profondeurs du classement et une splendide bagarre Thiry / Jean-Joseph s’engageait. En signant trois scratches de suite (ES14 à 16), Simon se ménageait une vingtaine de secondes d’avance sur son rival belge.

Pour la dernière boucle, Simon partait avec deux pneus slicks, deux pneus retaillés et deux ‘maxi-pluie’ en roues de secours afin de parer à toute éventualité ! Une tempête encore plus violente que les précédentes éclatait dans l’ES18, mais le départ était donné malgré tout. Après quelques minutes, les officiels décidaient d’annuler ce chrono.

Meilleur temps dans l’ultime chrono (ES20), Simon remportait une troisième victoire consécutive : « Je pense que je n’avais jamais rencontré des conditions aussi épouvantables. Parfois j’avais l’impression de conduire au milieu d’une rivière ! Je pense que mon expérience a pu compenser ma méconnaissance du terrain. Les grecs m’ont donné du fil à retordre samedi, mais j’ai pris la journée du dimanche comme une deuxième course. En huit courses du Championnat d’Europe, je termine huit fois dans les points, sept fois sur le podium et trois fois vainqueur : c’est un bilan qui reflète bien le niveau de compétitivité et de polyvalence de toute l’équipe. »

Elpa - Etape 1  25 septembre 2004

Sirtaki sous la pluie !

Simon, Jack et le Clio Team ont retrouvé avec plaisir le Péloponnèse pour cette grande classique du Championnat d’Europe. Assuré du titre depuis sa victoire en Turquie, Simon Jean-Joseph a pris le départ à Patras avec la ferme intention de briller face aux meilleurs pilotes nationaux.

Qui dit Grèce ne dit pas forcément ciel radieux. Simon et Jack l’ont appris aujourd’hui dès les ES 2 et 3 : déjà très glissant, l’asphalte des routes s’est transformé en patinoire après de violentes averses.

Tout de même troisième à l’issue de la première boucle, Simon tirait un premier bilan : « C’est une épreuve très difficile et je pense que je viens de connaître les conditions les plus précaires de ma carrière ! Nous n’avions pas les réglages pour de telles conditions, cela a accentué la difficulté… »

Simon s’emparait de la deuxième place dès l’ES 5 et – signe de son adaptation au terrain – il réalisait le meilleur temps dans l’ES7. En enfonçant le clou avec un deuxième scratch dans l’ES9, Simon confortait sa deuxième place.

De retour à Patras, il tire un bilan positif de la journée : « Il faut féliciter les pilotes grecs qui ‘envoient’ très fort sur un terrain aussi difficile. Ils ont la connaissance du terrain pour eux, mais il faut faire les temps qu’ils font ! J’apprécie beaucoup la bonne atmosphère qui règne sur cette épreuve. »

Jack Boyère confirme les propos de Simon : « C’est un peu déconcertant de rencontrer des conditions pluvieuses en Grèce, mais cela fait le charme du rallye. Il sera difficile d’aller chercher le leader à la régulière, mais les spéciales de la seconde étape sont nouvelles pour tous. Alors tout peut arriver… »

L’ingénieur Olivier Maroselli complète : « Sur le papier cette épreuve était difficile à aborder pour nous. La réalité est aussi compliquée que la théorie ! Des spéciales larges et glissantes avec beaucoup de relief ne sont pas faites pour des Super 1600. Le choix des pneus est notamment très difficile, surtout quand il ne pleut pas partout ! La deuxième place de Simon n’en a que plus de valeur. »

Classement après étape 1 : 1. Tsolakidis / Pavlidis (Peugeot 306 Maxi) 1h14’52’’090 – 2. Jean-Joseph / Boyère (Renault Clio Super 1600) +55’’290 – 3. Hatzitsopanis / Petropoulos (Mitsubishi Lancer gr. N) +1’29’’960 – 4. Efstathiou / Orfanos (Renault Clio Super 1600) +1’29’’990 – 5. Iaveris Junio / Stefanis (Fiat Punto Super 1600) +1’32’’060…

Fiat Rally - Arrivée  12 septembre 2004

Victoire et titre pour Simon !

S’il savait qu’il avait une chance de remporter le Championnat d’Europe dès l’antépénultième manche, Simon ne tirait pas de plan sur la comète : « J’aborde ce rallye comme les autres, avec l’intention de me battre aux avant-postes et de marquer un maximum de points. Même si j’ai des chances d’être titré, ça ne dépend pas que de moi mais aussi du résultat de Luca Pedersoli. »

Dès les premières spéciales, Simon se retrouvait en bagarre avec l’Italien, mais aussi avec le Belge Bruno Thiry, le Britannique Mark Higgins et les Turcs Hadmi Unal et Volkan Isik. En signant un meilleur temps dans l’ES3, Simon démontrait qu’il faudrait compter sur lui. Il s’emparait de la tête dès la spéciale suivante, sans se montrer trop confiant : « Comme la plupart des épreuves du Championnat d’Europe, ce rallye est très spécifique. Les routes sont sales et glissantes. Il y a de nombreuses pierres qui sont autant d’occasions de crever. Je vais devoir veiller à éviter ce genre de mésaventure. »

C’est d’ailleurs ce qui arrivait à Pedersoli, qui abandonnait dans l’ES6 des suites d’une double crevaison. A ce stade de la course, Simon avait déjà fait le trou sur ses adversaires, puisqu’il comptait une minute d’avance sur Unal.

Mais le Martiniquais ne relâchait pas son effort : en treize spéciales, il se montrait le plus rapide à cinq reprises. « La voiture est une nouvelle fois exceptionnelle. Nous ne changeons rien en termes de réglages tant elle est parfaite. Côté fiabilité rien à signaler non plus. Dans ces conditions nous nous faisons plaisir avec Jack. Tout en faisant attention aux pièges aussi nombreux. »

Sur le podium d’arrivée à Izmir, Simon pouvait laisser éclater sa joie : « Remporter le Championnat d’Europe constituait mon principal objectif personnel cette saison. Y arriver deux courses avant la fin me satisfait encore plus. Ce titre est le résultat d’un formidable travail d’équipe : grâce au travail des ingénieurs et techniciens de l’équipe Renault Sport Oreca, j’ai marqué des points à chaque reprise cette saison. Et en décrochant deux victoires coup sur coup, nous avons prouvé que la Clio Super 1600 peut battre les kit-car deux litres, pourtant plus puissantes. C’est vraiment un moment fort. »

Bernard Ollivier, Directeur général de Renault Sport Technologies, se réjouit tout autant de ce premier titre 2004 : « Le Clio Team vient de confirmer si besoin était que la Clio Super 1600 et Simon sont impériaux. Avec ou sans connaissance du terrain, nous accumulons les succès avec panache dans des pays que nous ne visitons que rarement. Je suis satisfait du travail effectué par Renault Sport et Oreca, qui permet à nos équipages de disposer de voitures performantes et fiables. Un premier objectif est atteint, il nous reste maintenant à remporter le Championnat de France et le Junior WRC ! »

Sous réserve de la publication officielle des résultats par la FIA.

Classement du rallye : 1. Jean-Joseph / Boyère (Renault Clio) 3h07’19’’2 – 2. Higgins / Barritt (Opel Corsa) +1’53’’2 – 3. Thiry / Gilsoul +2’12’’1 – 4. Unal / Ozsenler (Fiat Palio) +3’06’’3 – 5. Cukurova / Alpay +3’59’’4 – 6. Isik / Guleren (Fiat Punto) +8’30’’4 – 7. Besler / Yilmaz (Mitsubishi Lancer) +9’24’’4 – 8. Solowow / Baran (Mitsubishi Lancer) +10’08’’3…

Championnat d’Europe (7/9) : 1. Jean-Joseph 52 pts – 2. Luca Pedersoli 28 pts – 3. Bruno Thiry 20 pts – 4. Giandomenico Basso, Larry Cols et Vitor Sà 10 pts…

Fiat Rally - Etape 2  11 septembre 2004

Simon tout près du titre…

Le rallye a débuté vendredi soir par une courte étape uniquement composée d’une spéciale spectacle. Les choses sérieuses ont commencé ce matin : avec neuf spéciales totalisant près de 180 kilomètres chronométrés, le programme était plutôt chargé ! Evidemment, le ciel était bleu dans la région d’Izmir. Un vent régulier rendait la chaleur supportable pour les équipes et les équipages.

La bagarre ne tarde pas à s’ouvrir entre Luca Pedersoli (306 Maxi), Volkan Isik (Punto Super 1600), Simon Jean-Joseph (Clio Super 1600) et Bruno Thiry (C2 Super 1600). Peu satisfait de son pilotage, Simon cherche à s’adapter au terrain : « Les routes sont très sales et ça glisse énormément. C’est très facile de se faire piéger, mais les conditions sont les mêmes pour tous. Je n’ai pas très bien conduit pour cette première spéciale. La voiture va bien, je pense que nous avons les bons réglages. C’est à moi de travailler sur mon pilotage pour ne pas glisser. »

Effectivement, Simon signe le meilleur temps dans l’ES3 et s’empare de la tête du rallye dans l’ES4. Le Martiniquais conforte sa position avec un deuxième scratch dans l’ES5. C’est à ce moment que la course bascule, quand Pedersoli connaît une double crevaison et perd près de quatre minutes.

Simon remet ça dans la spéciale suivante alors que Pedersoli abandonne. A ce stade de la course, le pilote de la Clio Super 1600 compte une minute d’avance sur le local Hamdi Ünal (Palio Super 1600) : « Je me retrouve dans une position favorable pour le Championnat, mais je ne veux surtout pas y penser quand je suis dans la voiture. Je vais continuer à rouler à ma main, en évitant les erreurs. »

Simon signe un quatrième scratch dans l’ES9 : en prenant 20’’ à son plus proche adversaire en 32 kilomètres, il prouve magistralement qu’il est le patron du rallye. Il rentre en leader à Izmir avec 1’31’’ d’avance sur Ünal.

La troisième étape sera composée de trois spéciales totalisant près de 100 kilomètres. Tout peut arriver, mais Simon et le Clio Team sont déterminés à accrocher une nouvelle victoire à leur palmarès !

Classement étape 2 : 1. Jean-Joseph / Boyère (Renault Clio) 2h02’16’’1 – 2. Ünal / Özsenler (Fiat Palio) +1’31’’3 – 3. Higgins / Barritt (Opel Corsa) +’145’’9 – 4. Thiry / Gilsoul (Citroën C2) +2’05’’0 – 5. Cukurova / Alpay (Renault Clio) +2’53’’2 – 6. Isik / Güleren (Fiat Punto) +4’06’’6 – 7. Kazaz / Bakancocuklari (Citroën C2) +4’56’’5 – 8. Besler / Yilmaz (Mitsubishi Lancer) +6’39’’0…

Fiat Rally - Présentation  8 septembre 2004

A la conquête du titre

Après avoir fait triompher la Clio Super 1600 sur la terre du Rallye de Turquie en 2003, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère retrouvent avec plaisir le plus oriental des pays visités par le Championnat d’Europe 2004. Leur déplacement se prolonge avec la participation à une séance d’essais avec l’équipe officielle locale Renault Performans Team et une visite de l’usine de Bursa.

Basé à Izmir, le Fiat Rally devrait se disputer sous le soleil qui inonde la côte de la mer Egée à cette période de l’année. Les routes sont réputées pour être étroites, assez bosselées et souvent sales. Des conditions dans lesquelles la Clio Super 1600 pourrait une nouvelle fois tirer son épingle du jeu.

Avec quatorze points d’avance sur l’Italien Luca Pedersoli, Simon possède une avance telle qu’il pourrait être titré dès ce week-end. Pour cela, il faudrait qu’il reparte avec plus de vingt points d’avance. Ainsi, une deuxième place de Simon scellerait le sort du championnat si Pedersoli ne marquait pas.

Bien loin de se lancer dans des calculs d’apothicaire, Simon aborde l’épreuve avec sa prudence habituelle : « C’est le septième rallye du calendrier… et le septième que je vais découvrir ! Il s’agit d’un challenge pour moi, pour Jack et pour toute l’équipe qui doit à chaque fois adapter les réglages de la voiture en début de course. Cela ne nous a pas trop mal réussi, puisque j’ai marqué des points à chaque fois. Mais je ne suis pas à l’abri d’une erreur ou d’un problème mécanique. Mes objectifs restent inchangés : rouler vite, prouver que la Clio est une voiture exceptionnelle, marquer des gros points. Pourquoi pas ceux de la victoire ! »

Le plateau sera une nouvelle fois relevé. Comme Luca Pedersoli et Bruno Thiry, les autres habitués du Championnat d’Europe, Simon devra repousser de multiples menaces. Trois autres Clio Super 1600 (Cavigioli, Cukurova et Genim) ne seront pas de trop pour donner la réplique à la demi-douzaine d’autres Super 1600 et à la dizaine d’excellentes groupe N 4×4 !

Vendredi 10 septembre : 1re étape. Départ à 18h30 et arrivée à 21h18. 1 spéciale totalisant 1,8 km. Samedi 11 septembre : 2e étape. 9 spéciales totalisant 178,52 km. Dimanche 12 septembre : 3e étape. 3 spéciales totalisant 97,93 km.