Rouergue - Présentation  25 juin 2003

L’été sera chaud !

Deux victoires, une deuxième place : le bilan de Simon après trois manches lui permet d’occuper la tête du Championnat. A Rodez, le Martiniquais arborera à nouveau le numéro 1 sur les portières de sa Renault Clio Super 1600 : « Nous allons aborder un rallye magnifique et je suis sincèrement très heureux de retourner dans cette région. La dernière fois que j’ai disputé ce rallye, c’était en 2000 et j’avais terminé à la deuxième place. L’épreuve est nouvelle à 40%, ce qui est bien car cela va niveler le niveau d’expérience de chacun. Avec des spéciales comme Truel, Alrance ou Moyrazès, il y a des monuments au programme ! »

Simon aimerait, comme ses camarades, ajouter le Rouergue à son palmarès : « En tant que leader du Championnat, je me dois de viser la victoire. Malheureusement, ma préparation a été perturbée par une « gastro » et je n’ai pas pu mener la séance d’essais prévue. Mais j’ai été rassuré en trouvant une très bonne voiture au shakedown que nous venons d’effectuer à Estaing. Ma Clio est déjà à un très bon niveau, même si je pense que nous allons encore l’améliorer pendant le rallye. Je vais m’attacher à faire de bonnes reconnaissances. Comme mon système de notes a beaucoup évolué depuis 2000, nous partirons d’un cahier blanc. En course, je ne me poserai pas de questions : il faudra attaquer d’un bout à l’autre, car les écarts seront encore très faibles. »

En cas de grosses chaleurs – ce que prédit actuellement la météo – le pilote de la Renault Clio Super 1600 ne sera pas dépaysé : le Rallye de l’Acropole a été un excellent entraînement pour cela ! Et puis Simon est le « pilote du soleil », ne l’oublions pas…

Pendant ce temps, la concurrence a eu tout loisir de fourbir ses armes en vue du rendez-vous aveyronnais. Vainqueur de l’édition 2002 en ayant remporté tous les meilleurs temps, Cédric Robert sera le leader de l’opposition.

Le rallye en bref…

Pour accueillir le Championnat de France Super 1600, de nombreux changements ont été opérés sur le parcours, globalement plus concentré.

Vendredi, la première étape sera composée de quatre spéciales totalisant 60 kilomètres. Les concurrents emprunteront notamment l’ES du Truel, qui n’a pas été utilisée depuis une dizaine d’années ! Il faudra sortir les rampes de phares, les dernières spéciales se disputant de nuit.

La journée du samedi correspondra à l’habituelle étape du dimanche. Au menu, la célèbre spéciale de Saint-Hippolyte, suivie d’un parc de regroupement où il fait bon déguster l’aligot ! Au total, les sept spéciales totaliseront près de 120 kilomètres. Dimanche, la troisième et dernière étape sera plus « calme », avec 60 kilomètres répartis en 4 spéciales.

Les spéciales du Rallye du Rouergue sont caractérisées par leur grip très important, qui a aussi pour effet de dégrader prématurément les pneumatiques. Les crevaisons sont fréquentes, car les cordes sont truffées de pierres tranchantes. En cas de chaleur, le goudron ne résiste pas et fond : le fameux grip s’évanouit et les pilotes doivent composer avec une adhérence précaire. Et si quelques orages éclatent, les rebondissements seront encore plus nombreux que de coutume !

Acropole - Arrivée  8 juin 2003

Simon en état de Grèce !

Course après course, les Renault Clio Super 1600 multiplient les victoires sur les terrains les plus variés. Après la Grande-Bretagne, le Monte-Carlo et la Turquie, Simon Jean-Joseph décroche une quatrième victoire de classe A6 consécutive. A chaque sortie, le Martiniquais s’attache à démontrer qu’il fait partie des meilleurs pilotes de sa génération.

Au cours des 21 spéciales disputées ce week-end, il a signé 12 meilleurs temps. Il termine le rallye avec 36’’1 d’avance sur Brice Tirabassi : « Cette épreuve a été difficile pour moi car mon ordre de départ me contraignait souvent à dépasser des concurrents plus lents. Ce qui n’a rien de facile dans la poussière ! A cause de cela, je me suis fais quelques grosses chaleurs qui se sont heureusement toujours bien terminées. Quand tout allait bien, je me suis vraiment régalé au volant de la Clio. Les organisateurs avaient concocté un parcours très excitant. Une spéciale comme « New Tarzan », c’est le pied ! Nous avons profité de cette épreuve pour essayer de nouveaux réglages de suspensions. C’est un terrain impitoyable dans ce domaine et nous avons évolué de manière positive. Je terminerai en tirant un grand coup de chapeau à l’équipe Oreca, qui m’a fourni comme d’habitude une voiture parfaitement fiable. Nous n’avons connu aucun problème majeur, ce qui est un véritable exploit sur une épreuve aussi extrême. »

Une fois encore, Gilles Lallement, Directeur technique de Renault Sport Technologies, a de bonnes raisons d’être satisfait des performances de son pilote : « Sur 21 spéciales, Simon s’est classé à 19 reprises dans les deux premiers de sa catégorie ! Il rejoint l’arrivée sans connaître de problème majeur. A l’assistance, l’équipe n’a eu besoin de changer des pièces structurelles. Tout ceci prouve à la fois les performances et la fiabilité de la voiture. Simon a été égal à lui-même : sa course a été perturbée par des éléments qu’il ne maîtrisait pas, mais il a signé de nombreux temps révélateurs de son grand talent. Le tout avec son style généreux particulièrement apprécié du public ! »

Avant le Rallye de Finlande, prochaine sortie des Renault Clio Super 1600, le Clio Team va reprendre les routes du Championnat de France. Simon et Brice mènent la danse au classement général. Ils pourront s’expliquer sur les routes asphalte du Rallye du Rouergue, du 27 au 29 juin.

Acropole - Etape 2  7 juin 2003

Sueur, poussière et temps canon pour Simon

Tout aussi difficile que la première journée, la deuxième étape du 50e Rallye de l’Acropole s’est déroulée sur huit spéciales totalisant 149 km.

Moins handicapé par son ordre de départ que la veille, Simon Jean-Joseph a signé cinq meilleurs temps de classe, ce qui lui permet de reprendre la tête à Brice Tirabassi : « J’ai bien roulé dans la première boucle de trois spéciales, même si la voiture était perfectible dans ses réglages. L’équipe a fait évoluer le set-up dans le bon sens pour la deuxième boucle… mais j’ai crevé dans l’ES12 avant d’être ralenti par le concurrent parti devant moi dans l’ES13 ! La « galère » a continué dans la dernière partie de cette étape, puisque j’avais des problèmes de direction dans l’ES15… Je me suis fait les biceps ! Je voudrais rendre hommage au public grec, réellement chaleureux et passionné. Leur ferveur me rappelle celle des Antillais. »

Avant l’assaut final, Gilles Lallement – Directeur Technique de Renault Sport Technologies – se montre satisfait de la prestation d’ensemble de son équipe : « Des 21 voitures de la classe A6 parties ce matin, il n’en reste que 14 ce soir… dont nos deux Clio. Cela prouve la fiabilité de notre produit. Demain, il reste 100 km de spéciales. Après une belle deuxième étape, Simon aura encore à cœur de faire de très bons temps. Il n’y aura pas de longue spéciale, cela devrait lui éviter de rattraper des concurrents partis avant lui. »

Acropole - Etape 1  6 juin 2003

Simon se démène !

Au parc d’assistance de fin de première étape, Simon Jean-Joseph avait du mal à afficher le sourire des grands jours. Certes, le Martiniquais occupe la deuxième place de la classe A6, à 11’4 de son équipier Brice Tirabassi, mais il ne peut s’en satisfaire : « Je suis venu ici pour prouver ma valeur en faisant exploser le chrono… mais j’avais oublié que l’ordre de départ peut terriblement compliquer les choses. Toute la journée, j’ai rattrapé des concurrents plus lents que moi. Parfois, j’étais obligé de m’arrêter car j’étais aveuglé par la poussière ! Je n’ai pu éviter une légère sortie de route dans l’ES3, puis une crevaison dans l’ES5. Mais je vais continuer à tout donner demain. Après tout, j’ai la chance d’être toujours en course et ma position n’est pas si mauvaise… »

Gilles Lallement, Directeur Technique de Renault Sport Technologies, est satisfait de voir les deux Clio en tête de la classe : « Brice fait une très belle course pour une première participation. Ce n’est pas facile de doser l’attaque et la sagesse. Quant à Simon, je trouve qu’il fait une superbe course compte tenu de son ordre de départ. Il a tout de même signé quatre meilleurs temps de classe A6. J’espère que les choses s’arrangeront demain. »

La deuxième étape sera tout aussi difficile que la première, avec une première spéciale disputée aux aurores, à 6h50 ! Les huit ES du jour emmèneront les équipages jusqu’à Itea.

Acropole - Présentation  2 juin 2003

Les Dieux seront-ils avec Simon ?

Tu vas disputer le Rallye de l’Acropole pour la quatrième fois, c’est une épreuve que tu connais très bien ?
« Effectivement, c’est le rallye mondial que je connais le mieux avec le Sanremo. J’aime beaucoup la Grèce : c’est un pays dont les infrastructures se développent très rapidement, entre autres grâce à la préparation des Jeux Olympiques de 2004. J’ai disputé cette épreuve pour la première fois en 1999, sur une Puma Kit-Car. Le parcours de l’époque n’avait rien à voir avec celui que nous empruntons désormais. En 2001, j’ai terminé 8e scratch avec la 206 WRC de Kronos Racing. J’étais le meilleur privé et je devançais plusieurs voitures d’usine à l’arrivée. Et puis l’an passé, j’ai fait débuter la Renault Clio Super 1600 en Championnat du Monde. »

Les débuts de cette voiture furent même fracassants…
« Oui, je crois que beaucoup de monde avait été surpris par nos temps ! Je garde un très bon souvenir de l’édition 2002. En quinze spéciales, j’ai signé neuf fois le meilleur temps de la classe A6. Une transmission cassée nous a empêché de gagner, mais l’important était d’avoir marqué les esprits. Et il s’agissait d’un formidable banc d’essais pour la voiture. »

Grande-Bretagne, Monte-Carlo, Turquie : tes trois derniers rallyes mondiaux ont été ponctués par autant de victoires de classe. Tu vas continuer la série en Grèce ?
« En tous cas je pars pour cela ! Comme je ne joue pas de Championnat, je ne vais pas me poser de questions. Je vais attaquer pour faire des temps et essayer de gagner la classe avec panache. Je pense disposer de la meilleure voiture sur ce terrain, couvée de surcroît par la meilleure équipe. Avec notre programme en Championnat de France, les techniciens de Renault Sport Technologies et d’Oreca ont des journées bien remplies… et des nuits plutôt courtes ! Un nouveau succès serait la plus belle des récompenses que je pourrais leur offrir. Cela dit, l’opposition sera comme toujours très relevée. Il y aura évidemment Brice Tirabassi, mon équipier engagé en JWRC sur une Clio identique à la mienne. Et je m’attends à batailler avec Daniel Carlsson, comme au Monte-Carlo ! »

Quelles seront les clés de la course ?
« Sur ce rallye, on peut connaître un pépin et y laisser plusieurs minutes… sans que cela soit rédhibitoire ! Avec 400 kilomètres de spéciales, les écarts peuvent se faire et se défaire facilement. L’important est de trouver le bon rythme en fonction du terrain rencontré. C’est une épreuve aussi éprouvante pour les hommes que pour les mécaniques. Les pneus souffrent beaucoup et je sais que Michelin mettra à notre disposition d’excellentes enveloppes, même si nous ne disposons pas du système anti-crevaison ATS. »

As-tu effectué des essais spécifiques en prévision de cette épreuve ?
« Non, notre programme de quinze rallyes cette saison ne nous laisse pas suffisamment de temps pour faire une séance avant chaque épreuve. J’ai tout de même roulé une journée sur les pistes de Château-Lastours. Additionnés aux données récoltées l’an passé, les enseignements nous ont permis de définir le set-up de base. »

Peux-tu nous en dire un peu plus sur les spéciales grecques ?
« Avec douze ES différentes, il faut s’attendre à une grande variété du parcours. Globalement, c’est un rallye beaucoup moins cassant que Chypre ou la Turquie. Les moyennes sont plus élevées, ce qui veut dire que les mécaniques sont mises à très rude épreuve. J’aime tout particulièrement la spéciale de Bauxite. C’est une route très large, dure comme de l’asphalte, sans bosses ni pierres. On peut s’y livrer à fond, c’est du pur bonheur ! Dans la spéciale d’Elatia, les premiers kilomètres sont en montée sur une belle route qui me fait penser à la course de côte américaine de Pikes Peak. On n’a pas l’impression d’être en Grèce à ce moment ! Mais après cette portion, on retombe sur une route sinueuse, où il faut jongler en permanence entre la première et la deuxième vitesse… Bref, c’est très varié et il faut savoir s’adapter aux circonstances ! »