Alsace-Vosges - Présentation  4 mai 2004

Continuer sur la lancée…

Objectif prioritaire de Renault dans son engagement en rallye, le Championnat de France a débuté de la plus belle des manières à Lyon, avec trois Clio aux trois premières places de la catégorie Super 1600. En Alsace, la victoire sera encore une fois l’objectif des deux équipages nominés par Renault, à commencer par Simon Jean-Joseph / Jack Boyère.

Seule épreuve de l’Est de la France, l’Alsace-Vosges prendra ses quartiers à Epinal. La première étape sera composée de deux passages dans une spéciale inédite. La journée du samedi sera traditionnellement concentrée autour de Saint-Dié-des-Vosges. Enfin, la troisième étape fera la part belle à la mythique épreuve de Corcieux.

L’an passé, Simon avait failli remporter ce rallye, mais un problème électrique lors de la 3e étape avait permis à son équipier de le coiffer sur le poteau.

Cette année, le Martiniquais aborde l’épreuve dans un état d’esprit différent : « Puisqu’il n’est pas question de jouer la victoire absolue, nous partons avec l’ambition d’apporter une nouvelle victoire ‘Marques’ à Renault. Etre devant Nicolas n’est pas ma priorité. Nous avons une mission commune : remporter des courses. Je vais donc rouler vite et propre, sans prendre de risques. Au Lyon-Charbo, je ne me suis jamais retrouvé dans une position délicate avec la voiture. Pourtant, nous roulons encore plus vite que l’an dernier. C’est la preuve que nous avons bien travaillé sur la Clio. »

Quatrième et cinquième scratch au Charbo, Nicolas et Simon ont démontré que d’excellents pilotes de Super 1600 n’étaient finalement devancés que par les meilleures WRC. De quoi nourrir des ambitions de podium scratch ? « Pourquoi pas ! Il s’agit d’un objectif motivant pour le pilote que je suis. Mais je ne perdrai jamais de vue l’objectif initial. Pas question d’aller tenter le diable ! »

Lyon-Charbonnières - Arrivée  19 avril 2004

Contrat rempli pour Simon

Le rallye débute vendredi par une courte étape de trois spéciales, dont le ‘show’ tracé autour du stade Gerland. Simon Jean-Joseph fait honneur à son rang de Champion de France : il signe deux meilleurs temps et s’installe en tête devant son équipier Nicolas Bernardi et Emmanuel Guigou, vainqueur de l’ES de Gerland.

Simon se montre rassuré quant au potentiel de la voiture après le travail effectué pendant l’hiver : « Rien ne vaut la course pour se confronter aux adversaires. Nous avons fait beaucoup d’essais ces derniers mois et je me demandais comment nous nous situerions par rapport à la concurrence, qui n’a pas ménagé ses efforts. C’est donc une satisfaction d’être en tête. Nous en saurons encore plus demain sur les longues spéciales. »

Composée de huit spéciales, la deuxième étape apporte au Clio Team la confirmation de sa domination : Guigou, Jean-Joseph et Bernardi se partagent tous les meilleurs temps. La course se joue lors des deux dernières spéciales de cette deuxième étape. La pluie cesse et le choix des pneumatiques est déterminant : faut-il rester en pneus mixtes ou choisir des ‘secs retaillés’ ? Simon choisit cette dernière option, au contraire de Nicolas.

Le Martiniquais est en passe de faire le break, car les spéciales sont sèches à l’heure du départ. Mais le rallye prend un quart d’heure de retard… et une averse vient ruiner ses espoirs. Même s’il signe de très bons temps, Simon ne peut résister à son équipier : « C’est aussi cela le rallye : un sport dont on ne maîtrise pas tous les aléas. Je n’ai pas de regrets, c’était bien que nous fassions des choix différents pour assurer un résultat à l’équipe. L’important, c’est que Renault soit en tête et en position de l’emporter demain. »

La troisième étape, qui ne se compose que de deux spéciales, n’apporte effectivement pas de changement aux positions. Simon, qui n’a pas pris tous les risques pour essayer de revenir sur Nicolas dans les dernières spéciales, tire également un bilan positif de ce premier rallye : « Les deux voitures sont à l’arrivée aux deux premières places, le contrat est rempli ! Ce résultat est très encourageant pour un début de saison, car l’écart que nous avons creusé sur nos concurrents est notoire. Cela nous conforte dans notre travail et nous allons continuer à travailler dans les mêmes directions. »

A l’issue de la première manche d’un Championnat de France reformaté, force est de constater que les Super 1600 – à commencer par les Clio – prouvent leur extraordinaire compétitivité face à des voitures disposant de deux roues motrices supplémentaires et d’un turbo… Contrairement à la course en tête, trop vite décantée, le Super 1600 a été le théâtre d’une lutte haletante entre les pilotes Renault, qui terminent séparés par moins de cinq secondes…

De quoi ravir Gilles Lallement, Directeur technique de Renault Sport Technologies : « Nos deux pilotes ont fait une belle course tout en conservant un esprit de fair-play et de convivialité au sein de l’équipe. Simon a fait un choix de pneumatiques qui aurait pu être le bon, mais il a manqué de réussite avec la météo. En tous cas nos deux pilotes ont fait une course parfaite, avec des performances très proches d’un bout à l’autre. J’ai apprécié le spectacle général offert par ce rallye et j’ai pu constater sur le bord des routes l’enthousiasme des spectateurs pour les Super 1600, à commencer par les Clio ! »

Mille Miglia - Arrivée  5 avril 2004

Des points pour débuter

Face aux concurrents du Championnat d’Italie, qui connaissaient parfaitement les spéciales sinueuses tracées dans les environs de Brescia, Simon savait que la partie ne serait pas facile : « A chaque fois que je découvre un rallye, c’est une expérience positive car j’aime l’improvisation. Mais avec trois passages en reconnaissances, on ne peut pas combler d’un coup l’expérience de nos adversaires. »

D’emblée, le pilote de la Clio Super 1600 allait faire jeu égal avec les meilleurs. Malgré un sous virage chronique en début de course, Simon pointait en deuxième position à l’issue de l’ES6 : « Je pense que Basso est intouchable sur ce rallye, mais nous arrivons à nous battre avec les meilleurs pilotes italiens, à commencer par le Champion en titre Andreucci. »

Avant de s’élancer dans la septième spéciale, l’équipage procédait à une vérification sous le capot de la voiture. Mal refermé, celui-ci s’ouvrait quelques centaines de mètres après le départ, cassant le pare-brise et limitant la visibilité à quelques centimètres carrés… Simon perdait près d’une minute en 18 kilomètres : « Nous payons cher cette erreur. Je suis maintenant sixième, je ne pourrai pas remonter sur le podium à la régulière. Je vais rouler sur un rythme sensiblement moins élevé pour assurer des points au Championnat. »

Le Martiniquais ralliait l’arrivée en cinquième position et tirait un bilan satisfaisant de ce premier round : « Ce Championnat tient ses promesses avec un haut niveau d’organisation et de bonnes retombées médiatiques. D’un point de vue sportif, nous avons fait une bonne course qui aurait pu se solder par un podium sans notre mésaventure. Parmi les prétendants au Championnat, je suis le seul à avoir marqué des points. Tout ce qui est pris n’est plus à prendre… »

ERC 2004  26 mars 2004

Campagne européenne pour Simon !

Après avoir remporté le Championnat de France des Rallyes en 2003, Simon Jean-Joseph souhaitait franchir une marche supplémentaire : « Il s’agit d’une suite logique dans ma carrière. Le Championnat d’Europe est marqué par de profonds changements qui le rendent attractif pour les voitures du Super 1600. C’est pour cela que j’ai cherché à monter ce programme avec Renault Sport, ses filiales et mes partenaires. Pour ces derniers, il s’agit d’une belle opportunité de communiquer »

L’ERC adopte en effet un nouveau format, avec un calendrier limité à neuf épreuves asphalte, comptant toutes pour le classement final. L’interdiction des WRC va en outre permettre aux Super 1600 de jouer la victoire scratch… et pourquoi pas le titre !

« En collaboration avec nos filiales, cet engagement doit accompagner la promotion de Renault et de ses produits partout en Europe et notamment sur les marchés à fort potentiel de croissance», complète Jean-Paul Mari, Directeur de la compétition et de la communication de Renault Sport Technologies. « Il y a déjà 46 voitures qui ont été vendues et qui s’illustrent dans les différents Championnats nationaux. L’engagement de Simon vient en complément de ces programmes et nous espérons qu’il incitera de nouveaux pays à se lancer dans le rallye. C’est aussi, conclut Simon, une belle opportunité pour mes partenaires – dont la Martinique – de valoriser, sur une scène internationale, leur engagement à mes cotés.

Sur le plan purement sportif, Simon sait qu’il va devoir affronter des adversaires affûtés… et découvrir toutes les épreuves mis à part le Rallye d’Antibes : « J’ai une approche très humble, car nous faisons ce programme avec des moyens limités. Sur chaque manche, je risque de me retrouver face à des pilotes locaux connaissant parfaitement le terrain. Pour jouer le Championnat, il faudra donc miser sur la régularité… »

Interview  7 mars 2004

Une intersaison active !

Que penses-tu du plateau du Championnat de France 2004 ?
« Avec les trois constructeurs français officiellement engagés dans le Championnat, il va y avoir du sport ! C’est le moins que l’on puisse dire. Le Clio Team a pour lui l’expérience de la saison 2003 et une bonne campagne d’essais et de mise au point réalisée cet hiver. Toute l’équipe a fait ce qu’il fallait pour confirmer en 2004 les très bons résultats de l’an passé. Je suis confiant. »

Quels seront tes adversaires ?
« Très franchement, je dirais que j’ai la chance d’avoir dans mon équipe mon plus sérieux challenger, Nicolas Bernardi. Ses performances de l’an passé et son récent Monte Carlo plaident en sa faveur. Il va très vite, je peux te l’assurer ! Emmanuel Guigou, en plus de son talent, bénéficiera de la compétitivité de la Clio ; il sera à surveiller de près. Il ne faudra pas non plus négliger les pilotes des 206 officielles. Le championnat se déroulera sur asphalte, c’est un terrain de jeu privilégié pour la Peugeot et ils ne viennent certainement pas pour faire de la figuration. Personne ne connaît le potentiel de la C2, ce sera la grande inconnue de ce début de saison. Mais là aussi, on sait que Citroën n’est pas là pour jouer les faire-valoir ; l’asphalte va chauffer cette année, c’est une certitude ! »

Le Championnat est profondément modifié au niveau de la réglementation. Qu’en penses-tu ?
« Ne nous faisons pas d’illusions, une Super 1600, même conduite par le meilleur pilote du monde aurait du mal à rivaliser avec une WRC pour le scratch dans le cadre d’un championnat asphalte. Seules des circonstances très exceptionnelles le permettraient. Je sais, en ce qui me concerne, que j’aurai le plus grand mal à conserver mon titre. Le Champion de France « Pilotes » 2004 sera très certainement un pilote de WRC. Les pilotes de Super 1600 devront se concentrer sur le titre « marques », qui représente déjà un challenge très motivant. »

On parle de toi en Championnat d’Europe, que peux-tu nous dire à ce sujet ?
« En plus de ma participation officielle en Championnat de France avec Renault, j’essaie de monter un programme en Championnat d’Europe. Il n’est pas ouvert aux WRC et se jouera entre Super 1600. C’est actuellement la meilleure opportunité pour une Super 1600 de remporter des victoires scratch… et la Clio a indiscutablement ses chances ! C’est une superbe opportunité marketing pour les filiales des pays concernés ainsi que pour mes fidèles partenaires. En ce qui me concerne, après un titre de champion de France, se tourner vers le Championnat d’Europe est une suite logique. Je crois très sincèrement qu’avec la Clio et l’équipe Oreca, je pourrais jouer les trouble-fête. »

En attendant la reprise, à quoi consacres-tu tes journées ?
« En plus du travail que nécessite le montage du programme en Championnat d’Europe, je suis toujours en charge du développement de Clio Super 1600. Nous étions récemment en Grande-Bretagne pour trois jours d’essais sur la terre. La semaine dernière, nous avons roulé sur l’asphalte dans les Cévennes. Mi-mars, nous commencerons la préparation spécifique du Lyon-Charbonnières. Je fais également du sport. L’intersaison est le moment idéal pour mener un important travail de fond. Pour rester au meilleur niveau, je n’ai pas le choix : la condition physique est essentielle. Je participe en outre à des opérations de relations publiques pour Renault. J’étais récemment en Turquie pour la présentation de l’équipe de course locale (photo) et je serai la semaine prochaine sur les essais presse de Mégane Renault Sport. Les semaines sont bien remplies, mais j’essaie de consacrer autant de temps que possible à ma famille »

On t’a vu il y a quelques semaines aux côtés de Thomas Sénécal dans Auto-Moto dans le rôle de consultant WRC. Que retires-tu de cette expérience ?
C’est un challenge de plus ! Nous en parlions depuis quelques semaines et les choses se sont accélérées juste avant le Rallye de Suède. L’objectif est d’essayer d’apporter une certaine valeur ajoutée en commentant les temps forts de la course. Le but est de faire vivre aux téléspectateurs ce qui se passe vraiment dans la tête d’un pilote qui se trouve au volant d’une voiture de course. C’est ce que je connais le mieux en fait ! »