31 décembre 2004

Galerie photos : 2004

Critérium Crédit Moderne  9 décembre 2004

Triomphe de l’enfant du pays !

Plus folle qu’un soir de Carnaval : l’ambiance qui régnait jeudi soir dans les rues de Fort de France était indescriptible. Ceux qui avaient réussi à éviter les embouteillages s’étaient massés avenue du Général de Gaulle pour assister à la parade organisée en l’honneur du Champion d’Europe des Rallyes. Le temps d’un soir, c’était l’avenue Simon Jean-Joseph ! Plus de 30 000 spectateurs de tous âges étaient venus approcher le Champion d’Europe des Rallyes. Simon a eu du mal à faire entendre le bruit de sa Renault Clio Super 1600, tant les vivas de la foule étaient intenses. Il y a pourtant mis du cœur, multipliant les tête-à-queue et grandes glissades.

Serge Letchimy, maire de Fort de France, pouvait être heureux : « Simon est né ici et il revient dans sa ville auréolé de victoires et titres. C’est un Champion d’exception, un véritable ambassadeur de la Martinique et un exemple pour notre jeunesse. » Quant au héros du jour, il peinait à masquer son émotion : « Je n’aurais jamais pensé qu’autant de monde serait là ce soir. C’est très touchant, je crois que je ne réalise pas que tous ces gens sont venus pour moi. Merci à Renault Sport et Oreca de m’avoir permis de vivre ce moment qui restera gravé dans ma mémoire. »

La fête était loin d’être finie, puisque Simon et Jack participaient ensuite au Critérium Crédit Moderne, dernière manche du Championnat de Martinique 2004. Lors de la première étape, intégralement disputée de nuit, Simon ne parvenait à se libérer que dans la dernière spéciale, prenant 13’’ d’avance entre Saint-Esprit et la marina du Robert : « J’avais un peu peur que les spectateurs soient mal placés, mais en fait le public est discipliné. Je cherche à faire plaisir aux gens en faisant le spectacle. »

Samedi, Simon poursuivait sa lutte face à la Corolla WRC de Serge Litée. Mais il frappait à nouveau un grand coup dans le passage retour de Deux Choux. Avec près de 30’’, le pilote de la Clio Super 1600 pouvait gérer. Litée perdait du temps en sortant dans la dernière spéciale, mais il conservait la place de dauphin devant la Mitsubishi Lancer de Thierry Ferreira.

Cette vingtième victoire acquise avec le Clio Team ne peut que satisfaire Simon : « Gagner n’était pas l’objectif principal, mais ce succès me fait plaisir car il est chargé d’émotion. Nous venons de vivre trois jours de totale communion avec le public. Comme chacun sait je suis très attaché à mes racines et je suis fier d’être supporté par autant de monde ici. J’espère que cette participation permettra de mettre en avant les autres pilotes antillais et suscitera quelques vocations ! »

Parade à Fort de France  3 décembre 2004

Respé misié Simon !

Avant sa participation au Critérium Crédit Moderne, Simon a donc participé à une fête organisée en son honneur par Serge Letchimy, maire de Fort de France. Malgré le délai réduit pour mettre en place une telle opération, le Boulevard du Général de Gaulle avait été bloqué en début de soirée pour permettre à Simon d’offrir au public martiniquais une démonstration au volant de sa Clio Super 1600.

Dans une ambiance folle, plus folle qu’un soir de Carnaval, Simon s’en est donné à cœur joie avec d’innombrables tête-à-queue et grandes glissades… toujours maîtrisées ! Quelques enfants de Fort de France ont eu le privilège d’occuper le baquet habituellement dévolu à Jack Boyère le temps de quelques kilomètres. Ils n’ont plus qu’une idée en tête : devenir pilote de rallye !

Puis Simon s’est adressé à son public, non sans une certaine émotion : « Merci de cet accueil chaleureux ! En disputant des rallyes aux quatre coins du monde, j’ai vécu beaucoup de grandes choses. Mais ce soir, c’est très spécial. C’est un moment qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. »

Le rallye débutera ce soir avec quatre spéciales disputées de nuit. Il y aura sans nul doute beaucoup de monde au bord des routes…

Var - Arrivée  29 novembre 2004

Simon, c’est ‘six’ bon !

Remplaçant au pied levé Nicolas Bernardi, blessé à la main droite après sa sortie de route au Critérium des Cévennes, Simon Jean-Joseph s’est à nouveau acquitté de sa tâche à merveille. En tête de la deuxième à la dernière spéciale, le Champion d’Europe décroche sa dixième victoire 2004 avec le Clio Team.

La course s’est jouée lors de la deuxième étape, au terme d’un duel homérique avec Cédric Robert (Peugeot 206). Un coup à toi, un coup à moi, les deux hommes se sont battus à coups de dixièmes : « Nous en rigolions à l’arrivée des spéciales, raconte Simon. Comme nous n’avions pas d’autre objectif que la victoire sur ce rallye – le Championnat étant promis à Renault – nous avons pu nous livrer à fond. »

Simon a pris un avantage décisif dans l’ES6, disputée entre Vidauban et Roquebrune. Confronté à des problèmes de chauffe moteur, Robert a lâché d’un coup 14’’ à Simon, qui n’en demandait pas tant. Ces problèmes conduiront le pilote de la 206 à abandonner le dernier jour. De son côté, Simon ne pouvait que louer la fiabilité de sa Clio Super 1600 : « Une fois encore il n’y a rien à dire ! Je n’étais pas satisfait des réglages après la première spéciale, mais nous avons tout de suite réagi et trouvé le set up adéquat. Ensuite tout s’est bien passé. La voiture était très à l’aise sur ces routes, un pur régal ! »

Simon et Jack sont évidemment heureux d’offrir une nouvelle victoire à Renault : « Je tenais à terminer ce Championnat par une nouvelle victoire. Les routes de ce rallye sont magnifiques en dépit de leurs multiples pièges. Je crois que nous avons à nouveau démontré le niveau de performance des Super 1600 en animant une course plutôt calme par ailleurs. Nous étions parfois à moins d’une seconde au kilomètre des WRC… »

Bernard Ollivier, Directeur général de Renault Sport Technologies, est évidemment ravi de la conclusion de cette saison : « Simon a été égal à lui-même. Pour son seizième rallye 2004 avec le Clio Team, il décroche sa dixième victoire. Un score qu’il tentera d’améliorer la semaine prochaine, chez lui en Martinique ! Notre voiture a prouvé ses qualités lors de ce Championnat de France : nous n’avons connu aucun abandon mécanique et nos pilotes ont signé près de trois-quarts des scratches… »

En effet, Nicolas Bernardi, Simon Jean-Joseph et Emmanuel Guigou totalisent respectivement 35, 33 et 6 meilleurs temps, soient 74 sur 102 possibles !

Var - Etape 2  27 novembre 2004

Simon prend le large

Qu’on ne s’y méprenne pas : si le soleil est de la partie sur le port de Sainte-Maxime, les routes varoises restent de véritables défis pour les pilotes. « Le tracé naturel des spéciales est superbe, mais nous devons souvent improviser avec des plaques d’humidité ou des portions sales », note Jack Boyère.

De bon matin, la bagarre opposant Simon Jean-Joseph à Cédric Robert reprend sur le rythme de la veille. Un coup pour Simon dans Collobrières, un coup pour Cédric dans Babaou… qui confirme dans Canadel pour 2/10e ! « Nous en rigolons aux points stop. Nous n’avons rien d’autre à gagner que ce rallye, puisque le titre ‘Marques’ est promis à Renault. C’est vraiment plaisant de se battre dans ces conditions », se réjouit Simon de retour à l’assistance de Grimaud.

La voiture convenant parfaitement à son pilote, le Clio Team ne procède qu’à quelques menus changements avant de partir à l’assaut de la spéciale de Vidauban. Robert connaît quelques problèmes de chauffe sur sa 206, lâchant d’un coup 14’’ à Simon.

C’est sans doute le tournant de la course, car le mano à mano se poursuit dans les trois dernières spéciales du jour avec des écarts toujours aussi faibles : 1’’2, 0’’2 et 0’’3 en faveur de Simon !

Avec 17’’3 d’avance sur son rival, Simon ne crie pas encore victoire : « Il nous reste deux longues spéciales à disputer demain. Je ne peux donc pas me permettre de baisser le rythme. Nous avons attaqué très fort aujourd’hui, c’était agréable car la voiture était parfaite. Je ferai tout demain pour conclure ce Championnat de France par une sixième victoire de Renault. »

La dernière étape ne sera composée que de deux spéciales totalisant toutefois 66 kilomètres. Collobrières et Vidauban, deux monuments qui ont déjà été le théâtre de rebondissements. La course n’est pas finie, et surtout pas du côté des Super 1600 !