Pologne – Présentation  6 juin 2005

Nouveau départ

Troisième de l’édition 2004, Simon Jean-Joseph était revenu enchanté du Rallye de Pologne : « C’est un vrai évènement sportif plan national, avec des dizaines de milliers de spectateurs, beaucoup de journalistes et toutes les télévisions mobilisées pour couvrir l’évènement. Le rallye a la côte de popularité qu’il mérite dans ce pays. »

Dès les premiers essais effectués ce lundi, Simon a retrouvé avec plaisir cette ferveur populaire. Ce que le pilote Renault a également retrouvé avec plaisir, c’est le pilotage sur terre : « Même si j’ai participé à plusieurs séances d’essais sur cette surface en 2004 et 2005, je n’ai plus couru sur la terre depuis le Rallye de Grande-Bretagne 2003 ! J’apprécie particulièrement la glisse et je remercie les organisateurs de l’épreuve d’avoir pris cette voie… »

Afin de préparer au mieux ce deuxième rendez-vous de la saison, le Clio Team a mené une séance d’essais : « Ca s’est très bien passé… Chaque kilomètre parcouru nous a permis d’aller dans le bon sens. Je pense que nous avons trouvé un bon compromis et la voiture a un excellent comportement. Cela dit je reste prudent car il est toujours facile d’être le plus rapide… lorsqu’on est seul ! Le verdict aura lieu après les premières spéciales. »

Le profil des spéciales polonaises s’avère rapide, étroit et sablonneux : « Par certains côtés ce rallye me rappelle la Finlande. Toutefois, il n’y a pas autant de ‘jumps’ et les routes ne sont pas aussi larges. Avoir le numéro 1 me contraindra à ouvrir la route le premier jour, ce sera un gros désavantage car je balaierai pour mes camarades… à commencer par les quatre roues motrices ! Lors du deuxième passage, ce sera tout aussi difficile car les routes se seront creusées d’ornières. Un terrain de jeu qui n’est pas vraiment taillé pour les Super 1600… »

Quoi qu’il en soit, Simon aborde cette épreuve en positivant : « Ca fait être ‘maximum attaque’ tout en gardant à l’esprit qu’il faut rester sur la route pour marquer des points. Je sais que ce ne sera pas facile face aux pilotes locaux qui connaissent parfaitement les routes. Mais nous allons nous accrocher et surtout chercher à nous faire plaisir dans la voiture… »

Après les reconnaissances, limitées à deux passages mercredi et jeudi, le rallye partira de Mikolajki samedi matin. L’arrivée sera jugée dimanche soir après 14 spéciales totalisant 270 kilomètres.

Rallye 1000 Miglia - Arrivée  11 avril 2005

Une Clio peut en cacher une autre…

Initialement prévu sur les journées de vendredi et samedi, le rallye a vu son programme remanié en raison du deuil national instauré pour les obsèques de Jean-Paul II. La course s’est déroulée samedi et dimanche en 12 spéciales totalisant 200 kilomètres chronométrés.

Avant même de s’installer dans le baquet de sa Clio Super 1600 pour prendre le départ de la première journée de course, Simon Jean-Joseph savait qu’il aurait du mal à donner le meilleur de lui-même en raison d’une gastro-entérite. La première boucle de trois spéciales prenait des allures de galère. Très diminué, Simon devait s’arrêter dans une spéciale et il regagnait l’assistance avec près de trois minutes de retard sur les leaders.

L’équipage de la Clio Super 1600 n°1 décidait de poursuivre la course, mais Simon jetait l’éponge après la septième spéciale : « Je ne suis pas en état de continuer. Mon retard est tel que je n’ai aucun espoir de marquer des points. Je suis évidemment très déçu pour toute l’équipe qui a beaucoup travaillé pour que nous soyons fins prêts ici. C’est mon premier abandon depuis le Rallye de Finlande 2003… »

Le Championnat d’Europe va maintenant marquer une longue pause avant la prochaine manche, qui se déroulera les 4 et 5 juin en Pologne. Cette deuxième étape se déroulera sur la terre, et Simon se dit déjà impatient d’y être pour prendre une revanche !

Rallye 1000 Miglia  5 avril 2005

Un numéro 1 à défendre

Depuis sa participation triomphale au Critérium Crédit Moderne en Martinique clôturant sa saison 2004, Simon Jean-Joseph n’est pas resté inactif. Engagement au Dakar, séances d’essais de développement de la Renault Clio Super 1600, opérations de relations publiques, le Champion d’Europe en titre n’est pas resté inactif : « Ces derniers mois ont été riches, mais je suis heureux de revenir à la compétition. Mon programme 2005 repose sur le seul Championnat d’Europe et mon objectif est d’offrir un nouveau titre au Clio Team. »

Pour cela, le Martiniquais participera aux neuf manches du Championnat d’Europe 2005. La réglementation a sensiblement évolué, puisque les ‘kit-cars’ sont désormais interdites : la bagarre pour la victoire sera plus équilibrée entre Super 1600 et groupe N quatre roues motrices. Le calendrier s’ouvre à un semblant de mixité, puisque la manche polonaise se disputera sur terre.

Pour commencer, c’est un morceau de choix qui s’offre à Simon : le 1000 Miglia. Disputée autour de Brescia, la classique italienne se compose de spéciales montagneuses. « Les routes sont assez sinueuses, pas bosselées et avec un niveau de grip correct. », décrit Simon. « Mais les spéciales culminent parfois à plus de 2000 mètres, ce qui laisse augurer des portions sur glace ou neige fondue… L’an passé j’ai adoré ce rallye, surtout la spéciale du Col de San Zeno. Et comme la Clio se comporte plutôt bien dans ces conditions, je suis confiant. »

Contrairement à l’an passé, Simon et l’équipe du Clio Team aborderont cette épreuve en terrain connu : « Nous connaissons le rallye et nous avons parfait les réglages au cours de deux jours d’essais en Italie. De nouvelles raisons d’être confiants tout en restant réalistes. »

Avec cent équipages représentant une dizaine de nationalités, la manche d’ouverture propose en effet un plateau de premier choix. « Nous ne savons pas vraiment qui va faire tout ou partie du Championnat », explique Simon. « La seule certitude, c’est qu’il y a une bonne dizaine de pilotes capables de jouer la victoire. Mais comme le championnat ne va pas se jouer sur une course, je chercherai avant tout à marquer des points… en restant à l’affût, évidemment ! »

Parmi la vingtaine de Super 1600 engagées, on note les présences de Basso (Fiat Punto) – vainqueur en 2004 et vraisemblablement candidat au titre 2005 – Andreucci (Fiat Punto) ou Dallavilla (Citroën C2). Outre Simon, sept autres pilotes ont fait confiance à la Clio Super 1600 : Michal Solowow, Renato Travaglia, Stefano Bizzarri, Alessandro Perico, Trond Sveinsvoll, Daniele Fiocco et Jan de Winkel ! Du côté du groupe N, il faudra tout particulièrement surveiller Navarra, Cunico (Mitsubishi), Longhi et Aghini (Subaru).

Informations pratiques
Jeudi 7 avril : départ de la 1re étape à 18h31(Nave). 1 super spéciale (2,85 km). Arrivée à 21h06 (Nave).
Vendredi 8 avril : départ à 8h01 (Nave). 9 ES (156,39 km). Arrivée de la 1re étape à 20h45 (Nave).
Samedi 9 avril : départ de la 2e étape à 7h31 (Nave). 8 ES (133,08 km). Arrivée finale à 18h45 (Brescia).
Site internet : www.rally1000miglia.com

Championnat d’Europe  22 mars 2005

Bientôt la reprise…

Simon attaquera donc dans quelques jours sa quatrième saison au volant de la Clio Super 1600. Référence de la catégorie, la Renault a encore évolué pendant l’hiver. Sur asphalte comme sur terre, Simon a participé à plusieurs séances dans ce but.

Après trois mois sans compétition, le Martiniquais est impatient de se retrouver au départ des spéciales : « Après trois saisons très chargées j’ai été heureux de faire une petite coupure. Je ne me suis pas ennuyé, loin de là. J’ai pu faire du sport, m’occuper de mes enfants… J’ai également participé aux essais presse de Mégane Trophy Série Limitée en Espagne. Mais je suis maintenant concentré sur la saison qui va s’ouvrir en Italie. »

Simon retrouvera avec plaisir les spéciales du Mille Miglia, tracées dans les environs de Brescia. Une fois encore, le plateau sera somptueux avec la présence des meilleurs spécialistes locaux : « Toutefois nous ne savons pas encore quels pilotes feront tout le Championnat d’Europe. Tous n’ont pas encore dévoilé leurs cartes, mais nous savons que cette première manche sera très relevée. Après une belle course en 2004 j’espère que nous concrétiserons en 2005 avec un podium, voire plus… »

Dakar 2005 - Etape 7  7 janvier 2005

Simon Jean-Joseph quitte la course à Tichit

Depuis le départ, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère ont connu un large panel de ce qu’un concurrent du Dakar peut rencontrer. Partir en queue de peloton et devoir dépasser des pilotes moins rapides, composer avec les crevaisons, apprendre à passer les dunes, les épreuves ont été multiples.

Au terme de la sixième étape, Simon Jean-Joseph occupait la quatrième place de la catégorie T1 Essence et semblait bien parti pour remonter sur ses adversaires. Au CP2 de la septième étape reliant Zouerat à Tichit, il était revenu à la deuxième place provisoire…

« Hier, jusqu’au CP2, tout allait parfaitement bien, raconte le pilote du 4×4 Gauloises. Nous avons passé le contrôle en seizième position. Mais ensuite, nous avons rencontré quelques problèmes avec le moteur. Nous nous sommes ensablés à deux reprises dans les dunes. A 150 kilomètres de l’arrivée, alors qu’il était 20h00, le boîtier de transfert a cassé. Le camion d’assistance n’avait pas de quoi réparer, nous avons été contraint à l’abandon… »

Malgré la déception légitime, Simon gardera un grand souvenir de ce premier Dakar : « Forcément, nous sommes très déçus avec Jack mais je ne regrette pas du tout l’expérience. Le rallye-raid est une discipline très différente du rallye traditionnel. Nous avons beaucoup appris en très peu de temps. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est que même s’il ne faut piloter qu’à 60% de ses capacités, il faut rester concentré à 100%… et sur 500 kilomètres ! C’est un exercice exténuant. »

« Ensuite, il y a la navigation. On se retrouve au milieu de nul part et le road-book annonce que l’on va passer à coté d’un pneu. Au milieu du désert, on croise ce pneu, c’est vraiment étonnant. Après cela, il y a l’aspect aventure. Il faut improviser tout le temps. Le terrain change constamment, comme les conditions météorologiques. Il faut toujours s’adapter. »

« Enfin, il y a la notion de temps. Venant des rallyes où la victoire se joue à coup de dixièmes de seconde, c’est un peu déroutant. Ici, une seconde ne signifie rien. On s’arrête pour aider un concurrent à remettre sa voiture sur les roues, pour donner de l’eau à un motard et finalement, ça n’a que très peu d’impact sur le classement général. Lors de notre première crevaison, nous sommes sortis de la voiture avec Jack et nous nous sommes précipités pour changer la roue comme dans une spéciale de rallye… ce qui a eu pour simple effet de nous fatiguer ! C’est comme à l’approche de dunes. Il ne faut pas foncer dessus. Il faut bien regarder et apprécier la meilleure trajectoire. C’est seulement à ce moment qu’il faut y aller et sans retenu sinon, on peut y laisser vingt minutes. Je retiendrai de cette expérience qu’elle a été aussi bien appréciable qu’éducative. Nous avons beaucoup appris en quelques jours. Mon seul regret est de devoir quitter la course si tôt.