Rallye Sanremo  15 septembre 2006

La première étape annulée

« Comme tous les pilotes avec qui j’ai discuté, je crois que les organisateurs ont pris une sage décision », expliquait Simon ce matin. « J’ai rarement vu des pluies aussi violentes et continuelles. Certaines portions de route étaient impraticables et nous lancer dans une longue étape de nuit n’aurait pas été raisonnable. »

La seconde étape devrait se dérouler comme prévu sur la journée du samedi, mais les organisateurs cherchent des solutions pour ajouter des spéciales au parcours.

Rallye Sanremo  12 septembre 2006

Simon au départ à Sanremo !

Figurant au calendrier du Championnat du Monde avant d’être remplacé par la Sardaigne, le Rallye Sanremo fait partie des épreuves qui ont bâti la légende de la discipline. Certes, les magnifiques spéciales sur terre de Toscane ne sont plus qu’un lointain souvenir, mais il flotte encore une indescriptible passion sur la Riviera, qui se manifeste jusque dans la plus anonyme des trattorias…

Le Sanremo est désormais inscrit aux calendriers du Championnat d’Italie et de l’International Rally Challenge, la nouvelle série mise en place par la chaîne de télévision Eurosport, qui assure une couverture privilégiée des épreuves.

Simon connaît bien ce rallye pour l’avoir disputé à cinq reprises en 1999 (Focus WRC), 2000 (Impreza WRC), 2001 (206 WRC), 2002 à 2004 (Clio Super 1600) : « J’en garde d’excellents souvenirs, puisque c’est là que j’ai signé mes premiers scratches en Championnat du Monde. Mon meilleur résultat reste une septième place en 2000. »

Autant dire que le Martiniquais n’a pas hésité quand on lui a proposé de disputer l’édition 2006 : « Twister Corse est une jeune équipe italienne qui a acheté deux Clio Super 1600 à Barroso Sport. Pilote Renault Sport, participant aux essais et mises au point des voitures de course, mais également représentant de la marque au losange dans différents pays, ils m’ont proposé de faire ce rallye avec eux pour que je puisse leur apporter mon expérience. Je suis ravi de pouvoir les aider. »

Simon et Jack devront affronter une opposition particulièrement relevée, notamment du côté des quatre roues motrices avec les Punto Super 2000 officielles de Navarra, Andreucci et Scandola ainsi que l’habituelle kyrielle d’Impreza et Lancer groupe N pilotées par quelques grands noms du rallye italien : Longhi, Travaglia, Dallavilla, Aghini, Cunico… Pas moins de seize Super 1600 sont engagées, dont les 206 de Bouffier et Rossetti.

Si Simon arborera le numéro 1 sur les portières de sa Clio, il sait que la partie sera difficile face aux meilleurs spécialistes locaux : « Nous allons attaquer le rallye par une longue étape intégralement disputée de nuit. Elle s’achèvera par la terrible spéciale de Ginestra, longue de près de 44 kilomètres. Le départ sera donné à 1h20 du matin, il ne faudra pas avoir sommeil… Et tout cela sans compter sur les aléas de la météo, imprévisible dans cette partie des Alpes. »

Toutes ces difficultés ne font que renforcer la motivation de Simon : « Un parcours difficile, des adversaires valeureux, une équipe motivée, c’est tout ce que j’aime ! Je me sens prêt après avoir disputé le rallye de Madère. Je n’ai pas de pression, pas de championnat à jouer : en franc-tireur, je n’aurai pas d’autre objectif que de prendre du plaisir au volant… »

Rallye de Madère  11 août 2006

Mission accomplie !

Malgré des soucis de direction assistée qui l’ont retardé de plus de 2’30’’ et relégué en dixième position au départ du dernier jour de course, Simon termine cinquième au général et deuxième de sa catégorie, au prix d’une très belle remontée qui a fait le bonheur des spectateurs venus en masse pour assister à l’évènement.

Simon à découvert sa voiture lors du shakedown organisé mercredi : « J’avais besoin de cette petite séance d’essais pour trouver les bons réglages. Avec l’équipe, j’ai fais le maximum pour avoir une voiture efficace et facile à piloter. »

Le rallye débutait jeudi soir par une super-spéciale destinée au public et aux télévisions avant que l’île toute entière ne résonne des bruits de moteur dès vendredi matin.
Première surprise : alors que les équipages sortent du parc d’assistance avec des pneus « sec », la pluie s’abat sur le parcours du premier chrono du jour : « C’était un sacré challenge, avoue Simon. Je suis bien placé pour savoir que ce sont des choses qui arrivent sur les îles ! Après dix mois d’absence au plus haut niveau, il fallait être compétitif d’emblée. Sous la pluie et malgré le brouillard, je signe le meilleur temps des Super 1600… »

Toutefois la pluie change la donne. Les quatre roues motrices prennent l’avantage et la Fiat officielle de Basso creuse un écart de plus de trente secondes : « Je me régale avec une voiture très bien équilibrée, mon premier objectif était de me remettre dans le bain, puis me faire plaisir et ensuite viser une place sur le podium. »

Les routes devenues sèches, Simon Jean-Joseph reprend la main. Il signe cinq meilleurs temps en Super 1600 durant la première étape et s’installe au deuxième rang du classement général, premier en deux roues motrices. Hélas, dans la neuvième épreuve spéciale, un raccord de direction assistée casse. Handicapé sur deux chronos, le Martiniquais cède plus de deux minutes et tombe au dixième rang.

Avec l’objectif de remonter dans le top 5, Simon voit sa progression à nouveau contrariée dans la deuxième spéciale du samedi. Le même problème de direction assistée coûte encore une vingtaine de secondes auxquelles il faut ajouter dix secondes de pénalité en sortie de parc d’assistance suite à la réparation.

Ces problèmes mécaniques coûtent un peu plus de 2’30’’ au pilote Renault Sport qui repart à l’assaut des chronos: « Je me suis appliqué à rouler le mieux possible et je me suis vraiment régalé. Après de longs mois d’absence, je suis ravi de mon week-end. Jack et moi avons passés un très bon moment en compagnie des pilotes comme Gilles Panizzi, Armindo Araujo, Renato Travaglia ou Victor Sà. »

Auteurs finalement de six meilleurs temps en Super 1600, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère terminent deuxièmes de la catégorie à 23’’5 du vainqueur Bruno Magalhaes sur 206 Super 1600 et cinquièmes du rallye. « C’était vraiment sympa de participer à cette épreuve. Je tiens tout particulièrement à remercier Victor Sà, les organisateurs et le Team Barroso Sport qui nous ont permis de passer ce beau week-end. »

Classement général : 1. Basso / Dotta (Punto Super 2000) 3h07’23’’4 – 2. Araujo / Ramalho (Lancer Evo IX) +1’14’’8 – 3. Peres / Silva (Lancer Evo IX) +2’51’’6 – 4. Magalhaes / Grave (206 Super 1600) +3’07’’1 – 5. Jean-Joseph / Boyère (Clio Super 1600) +3’30’’6 – 6. Panizzi / Panizzi (Clio Super 1600) +3’52’’5 – 7. Freitas / Figueiroa (Clio Super 1600) +4’02’’2 – 8. Travaglia / Granai (206 Super 1600)

Rallye de Madère  29 juillet 2006

Simon retrouve le Championnat d’Europe !

Après une mise en jambes au Rallye de Goyave (Guadeloupe) il y a deux semaines, le pilote Renault Sport va donc retrouver avec plaisir le contexte du Championnat d’Europe des Rallyes : « Je suis ravi de pouvoir participer à l’épreuve phare du Championnat. Ce sera ma troisième participation consécutive. J’apprécie beaucoup l’ambiance qui règne sur l’île de Madère. Il y a toujours beaucoup de monde au bord des routes et les médias font une couverture exceptionnelle de l’évènement. On ne parle que de rallye pendant trois jours à la télévision et dans la presse ! »

Simon retrouvera donc des spéciales qu’il connaît bien : « Les routes sont sinueuses et typiques d’une île montagneuse : des montées interminables suivies de descentes vertigineuses. Il faut particulièrement surveiller la météo, car on peut avoir du soleil sur un versant de la montagne et de la pluie de l’autre côté ! »

Cette opération a été montée à l’initiative de Vitor Sà et de l’équipe Barroso Sport : « J’ai rencontré Vitor il y a deux ans lors de ma première participation à l’épreuve, qu’il avait d’ailleurs remportée. C’est le pilote vedette de Madère et il évolue désormais sur une Clio Super 1600 préparée par l’équipe de Joachim Barroso. Vitor a souhaité que je participe à l’épreuve et j’ai accepté avec grand plaisir son invitation. »

Le liste des engagés de ce rallye créé en 1959 est particulièrement impressionnante. On dénombre huit Clio Super 1600, dont une pour Gilles Panizzi ! Elles seront opposées dans leur catégorie à huit 206 et une C2. A suivre également, les deux Punto Super 2000 officielles et la vingtaine d’Impreza et Lancer groupe N…

« Je découvrirai la voiture et l’équipe mercredi lors du shakedown. En course, je tâcherai de me faire plaisir pour retrouver rapidement mes sensations dès les premières spéciales. J’espère bien figurer et être un bon ambassadeur de Renault face à une opposition aussi relevée. »

Rallye de Goyave  24 juillet 2006

Le podium pour Simon !

L’arrivée de Simon en Guadeloupe a sur-motivé tous les pilotes présents ainsi que les spectateurs. Durant deux jours, dans une très bonne ambiance, le rallye s’est transformé en une grande fête devant un public venu en masse : « Ce fut pour moi un moment fort en émotion, lance Simon. J’ai retrouvé des copains et reçu de nombreux témoignages de sympathie. C’est formidable de courir dans une telle atmosphère. »

Simon a participé au Rallye de Goyave au volant de l’une de ses anciennes voitures accompagné de Robert Ludomir, pilote habituel de la Clio et ancien copilote : « Mon objectif était de monter sur le podium. C’était un rallye-sprint où le moindre temps perdu était impossible à rattraper. Au terme du premier jour, nous étions en cinquième position après avoir reçu une pénalité de 30 secondes suite à un petit souci technique. Le lendemain, je n’avais qu’une chose à faire, attaquer et m’appliquer pour tenter de remonter au classement ! »

Durant la seconde étape, Simon passe rapidement Pierre Nègre et son Escort avec comme visée la Renault Maxi Mégane de son ami Frantz Pradel. Spéciale après spéciale Simon tentera de rattraper son retard jusqu’à la dernière épreuve où il fera même le scratch ! « J’ai vraiment attaqué pour revenir, mais Frantz a tenu bon et a enlevé la deuxième place pour quatre seconde ! »

Une erreur d’Olivier Badlou dans la dernière spéciale, permet à Simon d’accéder à la troisième place.

« J’ai tout donné jusqu’au bout. Je félicite mon copilote Robert Ludomir, ajoute Simon. Ce n’était pas évident pour lui de retrouver le baquet de droite, il a fait du bon travail. Ma mission était d’aider l’équipe de Renault Guadeloupe. Nous leur avons montré comment fonctionnait la voiture. J’espère que cela leur servira pour la suite. »

Au milieu des pilotes Guadeloupéens, le pilote Renault Sport nous résume son week-end : « Je suis ravi d’être venu au Rallye de Goyave. J’ai retrouvé les pilotes avec qui je me suis fait les dents et j’ai pu constater que les leurs étaient toujours aussi bien aiguisées. Je souhaiterais donner un coup de chapeau aux organisateurs qui ont réussi à mettre en place cette épreuve, aux spectateurs très nombreux et disciplinés, ainsi qu’aux médias. »