Posts in Rallye

Acropole - Etape 1  14 juin 2002

Débuts prometteurs !

La première étape du rallye de l’Acropole s’est donc déroulée aujourd’hui. Au cours des six ES programmées, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère se sont amusés comme des fous à bord de leur Renault Clio Super 1600. Après les reconnaissances, Simon était déjà heureux à l’idée de disputer les magnifiques spéciales serpentant sur les flancs du Mont Parnasse. Ce début de course n’a en rien altéré son enthousiasme, bien au contraire…

Pourtant, la journée n’avait pas très bien commencé pour l’Antillais : une crevaison dans l’ES1 puis un petit problème de freins dans l’ES2 ne lui permettaient pas de s’exprimer pleinement. Mais il restait confiant pour la suite des opérations : « Ces petits soucis ne sont pas graves et je n’ai pas perdu trop de temps. Sur ce type d’épreuve, les écarts sont faciles à combler et je pense que nous allons maintenant pouvoir attaquer. »

Effectivement, Simon se rapprochait des leaders du Championnat Junior WRC dans l’ES3 avant de signer une impressionnante série de trois meilleurs temps de catégorie dans les trois épreuves suivantes ! En se permettant même de devancer certaines WRC privées, Simon venait de prouver au petit monde du WRC tout le potentiel de la Renault Clio Super 1600.

Deuxième de la catégorie Super 1600 à l’arrivée de cette première étape, le pilote Gauloises ne cachait pas sa satisfaction : « Sur un parcours aussi cassant, nous n’avons connu aucun problème mécanique. Nous améliorons continuellement la voiture par petites touches, c’est tout ! Les séances d’essais de la semaine dernière ont porté leurs fruits et je suis vraiment confiant pour la suite du rallye. »

Gilles Lallement, le Directeur Technique de Renault Sport Technologies, était également comblé par cette position : « C’est une belle performance que de devancer ce soir la plupart des favoris du Championnat JWRC. Simon a fait un excellent travail en attaquant quand il le fallait. C’est un beau succès d’estime pour notre voiture. » Non contente d’être belle, la Clio est également performante !

A l’assistance finale, Olivier Maroselli, l’ingénieur chargé du projet chez RST, tirait lui aussi un bilan positif de cette journée : « A part le petit problème de freins, tout s’est bien passé. Nous n’avons quasiment rien fait sur la voiture. Ce soir, nous avons contrôlé la géométrie… et aucune valeur n’a bougé. C’est très satisfaisant compte tenu du terrain très cassant. Ce soir, nous changeons juste les amortisseurs, comme prévu. »

Demain, six nouvelles spéciales sont au programme de la deuxième étape de ce rallye. La Clio aux couleurs Gauloises va devoir confirmer ce potentiel. Pour cela, Simon sait déjà qu’il devra poursuivre sur le même rythme : « Je suis à 28’’ du leader, François Duval. Je vais donc poursuivre sur le même rythme pour essayer de prendre la tête… »

Acropole - Présentation  11 juin 2002

Simon sur les traces de Clio…

Après les deux premières manches du Championnat de France des Rallyes Super 1600, Simon Jean-Joseph n’a guère eu le temps de souffler. Le pilote antillais a en effet pris la direction de la péninsule grecque afin de préparer le premier de ses quatre rallyes du Championnat du Monde 2002 : « J’ai un très beau programme cette saison, puisque je dispute onze rallyes au total. Si je joue placé en Championnat de France, je n’ai pas d’autre objectif que de faire des coups d’éclat lors de mes apparitions en Mondial, puisque je ne suis pas engagé au Championnat Junior WRC. Je veux confirmer mon potentiel et démontrer celui de la Renault Clio Super 1600 ! »

Pour la firme au losange, ces apparitions au plus haut niveau vont permettre de préparer le futur, comme l’explique Gilles Lallement, Directeur Technique de Renault Sport Technologies : « Nous espérons voir plusieurs Clio Super 1600 en Championat Junior WRC l’an prochain, qu’elles soient engagées par des clients privés ou des filiales. Les Championnats nationaux sont également très importants, mais nous souhaitons être représentés au niveau mondial, puisqu’on y trouve la plus grande concentration de constructeurs et de jeunes talents. Pour nous, travailler avec Simon est une excellente chose : il nous aide à développer la voiture sur des terrains très différents en nous faisant profiter de son expérience du Championnat du Monde. Evidemment, démarrer ce programme mondial par l’Acropole est un gros challenge pour toute l’équipe. C’est une épreuve très difficile et je pense que celui qui sera à l’arrivée sera bien placé ! »

Pour préparer au mieux ce rendez-vous, Simon a effectué trois jours d’essais sur les flancs rocailleux des montagnes grecques. Les équipes de Renault Sport Technologies et d’Automéca ont ainsi pu accumuler un maximum d’informations en vue de la course. « Nous avons beaucoup travaillé sur le set-up des suspensions », explique Simon. « Le terrain grec est très différent de celui que nous rencontrons en France… Le sol est très caillouteux, ce qui met à rude épreuve les pneumatiques et la mécanique. Même si nous ne l’avons pas ménagée pendant ces trois jours, la Clio n’a souffert d’aucun problème de fiabilité, ce qui est très encourageant pour la course ! »

Après ce début de semaine consacré aux reconnaissances, Simon pourra valider les derniers réglages à l’occasion du shakedown de jeudi matin. Le pilote Gauloises y croisera à coup sur quelques vieilles connaissances : « J’ai conservé de très bonnes relations avec les équipes d’usines pour lesquelles j’ai conduit. Rester dans le milieu du WRC est très important pour moi, il faut cultiver les contacts ! »

Vendredi matin, la course partira sur les chapeaux de roues avec six épreuves au programme : « Les spéciales sont magnifiques, surtout celle de Karoutes qui est fabuleuse. Pour ma troisième participation à cette épreuve, je suis prêt à me mesurer aux pilotes du Championnat Junior WRC et j’espère leur mener la vie dure ! »

Interview  6 juin 2002

Cap sur l’Acropole !

Simon, on peut imaginer que le bilan de l’Alsace-Vosges n’est pas très difficile à tirer…
« Effectivement, même si j’ai du abandonner prématurément, cette course nous a tout de même permis de tirer plusieurs enseignements majeurs . D’abord, la confirmation que la Clio a autant de potentiel sur l’asphalte que sur la terre, ce qui est une très bonne nouvelle . Je suis aussi très heureux d’avoir offert à la voiture son premier temps scratch en Championnat de France ! Sur la durée, on a ensuite vu une autre Clio, celle de Serge Jordan, se battre aux avant-postes et terminer sur le podium. Le second enseignement que l’on peut tirer, c’est le fait qu’il nous reste encore beaucoup de travail pour résoudre les problèmes de jeunesse inhérents à une nouvelle voiture de course. »

Est-il déjà trop tôt pour faire un premier bilan de ce début de saison ?
Oui et non : les événements ont confirmé que la lutte serait âpre pour la victoire, et cela à chaque course. Par ailleurs je dois dire que j’ai été très agréablement surpris par la popularité de notre équipe sur les rallyes. Il est vrai que nous mettons systématiquement en place un réceptif de grande qualité qui met en valeur les produits de mes partenaires antillais, et manifestement, cela plait ! Et je ne te parle pas des superbes hôtesses martiniquaises…

Es-tu inquiet avant le Rallye de l’Acropole, traditionnellement éprouvant pour les mécaniques ?
« Les équipes d’Automéca et de Renault Sport Technologies travaillent énormément sur la voiture pour la fiabiliser. La technique, c’est leur domaine et je leur fais entièrement confiance. Effectivement, les spéciales grecques seront très difficiles, mais la Clio Super 1600 a largement prouvé son potentiel sur terre à Auxerre. Cette semaine, nous allons effectuer trois jours d’essais qui devraient nous permettre d’améliorer encore un peu plus ce potentiel. »

Ce genre d’épreuve est également très éprouvant pour les équipages…
« J’ai le souvenir qu’à Chypre, la température de l’habitable de ma WRC dépassait régulièrement les 75°… Physiquement, c’est donc très difficile, surtout sur des spéciales de 30 km ! Le pilote et le copilote embarquent chacun une gourde de 1,5 litres. Pendant la journée, nous buvons ainsi jusqu’à 7 litres de boisson énergétique, afin d’éviter la déshydratation. »

Les voitures de la catégorie Super 1600 sont proches en performances. Le moindre détail peut faire la différence et tous les pilotes semblent notamment très attentifs à l’amortissement. Peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?
« C’est en effet un point très important. La Clio utilise de nouveaux amortisseurs Ohlins et nous ne sommes qu’au début de leur développement. C’est un travail passionnant, d’autant plus que je travaille avec des techniciens d’expérience dans ce domaine, aussi bien chez Renaut Sport Technologies que chez Automéca. Du côté du pilotage pur, il y a deux écoles : ceux qui préfèrent une voiture qui a tendance à glisser facilement, et ceux qui veulent un comportement beaucoup plus rigide. Je préfère cette deuxième solution. Sans dévoiler mes petits secrets, je peux dire que j’aime avoir un train arrière dur, avec des roues pincées. Ceci me permet de décider

Alsace-Vosges - Etape 2  1 juin 2002

Un rallye trop vite terminé

Tous les équipages ont mal commencé la journée en apprenant le décès du pilote Alex Jacopini, sorti de la route dans l’ES1 hier soir. La direction de course prenait la sage décision d’annuler l’ES3, qui devait se disputer sur le même parcours que cette première spéciale.

La course reprenait donc ses droits avec l’ES4, identique à l’ES2. Quelques kilomètres après le départ, Simon entendait un bruit suspect dans le moteur : « Comme la pression d’huile était normale, nous avons continué mais ce bruit était très inquiétant. Malheureusement, le moteur a fini par lâcher et je n’ai pas pu sortir de la spéciale… »

Le rallye se termine donc trop tôt pour Simon, évidemment frustré de ne pouvoir défendre ses chances jusqu’au bout : « C’est la course… La Clio est une nouvelle voiture, qui n’en est qu’au début de son développement. Les problèmes de jeunesse font partie des règles du jeu. Je crois qu’il faut relativiser, surtout après ce qui s’est passé hier. Je pense à la famille et aux proches d’Alex Jacopini. »

Il reste toutefois deux Renault Clio Super 1600 en course et Simon espère qu’elles pourront mener la vie dure à la concurrence : « J’ai démontré hier que la Clio était dans le coup sur l’asphalte avec le temps scratch dans la première spéciale. J’espère que Serge Jordan et Fabien Véricel vont sauver l’honneur du Losange ! »

Dès la semaine prochaine, Simon se concentrera sur la préparation du Rallye de Grèce, qui se déroulera du 14 au 16 juin. Trois jours d’essais vont permettre au pilote antillais d’adapter les réglages de la Clio aux spécificités des petits chemins grecs. Après cette étape du Championnat du Monde, Simon retrouvera le Championnat de France Super 1600 : ce sera au Rallye du Limousin, du 28 au 30 juin.

Alsace-Vosges - Etape 1  31 mai 2002

Simon offre à la Clio son premier scratch !

Après la terre de la région d’Auxerre, le Championnat de France des Rallyes Super 1600 a changé de surface pour la deuxième épreuve : place à l’asphalte surchauffé des environs de Saint-Dié-des-Vosges ! Complété par les Renault Clio de Jordan, Véricel et Mercier, le plateau prend de plus en plus d’ampleur…

Aujourd’hui, la première étape n’était composée que de deux spéciales, mais les équipages ne prenaient pas cette mise en bouche à la légère… Le copilote de Simon, Jack Boyère, analyse pour nous la physionomie du parcours : « La première spéciale est nouvelle. Très rapide, surtout sur les derniers kilomètres, elle est redoutée de tout le monde. L’ES2 a un profil très différent, avec beaucoup de changements de direction. C’est une spéciale que nous connaissons depuis plusieurs années… »

Le couteau entre les dents, Simon signait le meilleur temps de la première spéciale devant Cédric Robert pour moins d’une seconde… « Je suis très heureux d’offrir à la Renault Clio Super 1600 son premier meilleur temps scratch ! Personnellement je n’aime pas trop ces passages rapides entre les arbres, mais la motivation est bien là. Ce scratch est une belle récompense pour l’équipe d’Automéca qui a mis les bouchées quadruples cette semaine… »

Dans l’ES2, Simon lâchait quelques secondes : troisième temps à 7’’4 de Cédric Robert, il passait en deuxième position du classement général : « Je dois dire que les vieux démons du pilotage d’une quatre roues motrices sont ressortis ! J’attaquais trop, il faut que je me force à freiner très tôt pour repartir plus fort après les carrefours. »

A l’assistance de fin d’étape, Simon dressait donc un bilan mitigé de cette première étape : « Je suis satisfait de ce premier meilleur temps, mais un peu déçu de mon pilotage dans l’ES2. Nous avons en tous cas la confirmation du potentiel de la Clio sur l’asphalte. Pour demain, nous allons affiner quelques réglages. Côté stratégie, il n’y a pas à réfléchir : il faut attaquer d’un bout à l’autre ! »

La deuxième étape comportera sept spéciales. Les ES3 et 4 seront identiques aux spéciales d’aujourd’hui. Le rallye empruntera ensuite les spéciales du Col de Fouchy et du Col de la Charbonnière, très typées « course de côte » et disputées deux fois chacune. La journée se terminera par un passage dans l’ES d’Ormont.