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Limousin - Etape 2  29 juin 2002

Trop d’attaque !

L’étape du jour se composait donc de trois boucles de deux spéciales, Eymoutiers et Mont-Gargan, plus une petite récréation avec la spéciale spectacle d’Esther, disputée avant la dernière boucle.

Dans le premier tour, Simon Jean-Joseph continuait à se battre pour la première place avec ses adversaires de la veille : Cédric Robert et Serge Jordan. Il conservait la deuxième place tout en se montrant confiant pour la suite des évènements.

Mais dans l’ES 6, Simon commettait une petite erreur qui se terminait… dans un champ : « Dans l’ES 5, j’avais l’impression d’avoir très bien roulé et je n’ai pas fait un temps satisfaisant. J’ai ensuite voulu attaquer encore plus… J’en ai fait un peu trop et j’assume l’entière responsabilité de cette erreur. Heureusement nous n’avons rien touché et j’ai pu repartir en ayant tout de même perdu une vingtaine de secondes. » Cette mésaventure se payait au prix fort, puisque Simon rétrogradait à la cinquième position.

Après la spéciale spectacle, les concurrents repartaient pour l’ultime boucle. Une nouvelle fois, Simon partait à la faute, avec un tête-à-queue qui se terminait contre un mur : « Encore une erreur due à trop d’attaque ! Je le répète, j’ai encore beaucoup à apprendre de la voiture, surtout sur l’asphalte. Je dois me retenir pour rouler à 100% et pas à 101%. »

Le pilote de la Martinique appliquait cette méthode dans l’ultime spéciale du jour… et il signait le quatrième temps, à 5/10e du leader Cédric Robert.

De retour au parc final d’assistance, Simon tirait le bilan d’une étape pour le moins mouvementée : « Je ne suis pas déçu de ce que j’ai fait. J’ai juste quelques remords de ne pas avoir su me retenir. L’équipe a beaucoup travaillé sur la Clio et je m’en veux de leur ramener une voiture qui porte les stigmates de mes erreurs. L’intensité de la bagarre que nous nous livrons est sublime et le moindre faux-pas se paye cash. Demain il reste quatre spéciales, à moi de m’appliquer. Je ne vise pas le podium à la régulière, mais je vais tout faire pour aller chercher la quatrième place. Ce serait une belle récompense pour mes mécaniciens, mes partenaires et tous mes supporters des Antilles ! »

Limousin - Etape 1  28 juin 2002

On prend les mêmes…

La journée avait commencé plutôt calmement pour Simon, qui recevait en compagnie de l’équipe de Renault Limousin une bonne centaine de personnes dans le Village VIP de l’épreuve : « En tout, nous accueillerons ce week-end plus de 350 invités. C’est un grand succès et nos hôtes ont été ravis de rencontrer les équipages des Renault Clio Super 1600… tout en dégustant un ti-punch des Antilles ! »

Mais les choses sérieuses allaient commencer quelques heures plus tard, avec le coup d’envoi de la première étape. Avec seulement deux spéciales, il ne s’agissait toutefois pas que d’une mise en bouche.

Longue de 21 km, l’ES de La Jonchère était avalée à plus de 108 km/h de moyenne ! Simon réalisait le deuxième temps à 3’’6 de Cédric Robert : « Cédric était comme un lion en cage avant le départ et il s’est lâché d’emblée ! De mon côté, j’avoue que j’ai un peu été déconcentré par les traces de frein des voitures qui me précédaient, mais je suis rapidement rentré dans le rythme. Les temps partiels le prouvent. »

Restaient à disputer les 9 km de l’ES de Saint-Léger La Montagne. Une nouvelle fois, Simon signait le deuxième temps… à seulement 4/10e de ce diable de Robert. De retour au parc d’assistance de Limoges, le pilote de la Martinique analysait ces deux premières spéciales : « Cédric et moi avions le désavantage de ne pas connaître ces ES, puisque nous n’étions pas là l’an passé. Mais notre expérience du WRC nous permet d’être compétitifs malgré tout… »

Demain, sept spéciales sont au programme de la deuxième étape. Comme de coutume, Simon ne calculera pas : « Ces rallyes sont de véritables sprints. Une petite erreur lors d’un freinage et c’est le temps scratch qui s’envole. Nous avons une ou deux petites choses à optimiser sur la voiture pour demain. Ceux qui sont derrière ne seront pas décidés à y rester… tout comme je ne suis pas décidé à laisser Cédric seul en tête ! »

Limousin - Présentation  26 juin 2002

Un goût de vacances !

Au delà du bilan sportif, quelles images ramènes-tu de la Grèce ?
« Chaque année, je trouve que ce pays progresse à une vitesse folle. L’entrée dans l’Union Européenne et l’organisation des Jeux Olympiques en 2004 y sont pour beaucoup. Malgré tout, la population reste simple et très accueillante. Le rallye est perçu comme une vraie fête et tout le monde essaie de nous faciliter la tâche. Les spéciales nous ont permis d’évoluer dans des paysages magnifiques. Il y a beaucoup de côtés qui me rappellent la Martinique il y a quelques années. »

As-tu été surpris par le potentiel de la Renault Clio sur une épreuve aussi cassante ?
« J’ai toujours eu confiance dans la Clio, car Renault Sport Technologies a mis toute son expérience dans cette voiture. Et ce malgré des moyens modestes. Il est rare qu’une nouvelle voiture soit aussi rapidement dans le coup. Evidemment, il y a quelques petits problèmes de jeunesse. Même s’ils sont durs à accepter sur le moment, cela reste légitime. »

Tu as repris en main la voiture dans sa version asphalte lors d’essais préparatifs au Limousin. Peux-tu nous en dire plus ?
« Après les essais sur terre et l’Acropole, il fallait effectivement que je reprenne mes marques. Nous avons travaillé sur le set-up et testé quelques pièces en vue de la future homologation de la voiture. Tout s’est très bien passé et j’ai pu faire beaucoup de kilomètres. Je suis plutôt confiant à la veille de cette épreuve : avec le Rouergue et le Var, c’est un de mes rallyes préférés ! »

Passons maintenant la parole à Jack Boyère, le copilote de Simon. Peux-tu nous décrire les spécificités du Limousin ?
« Dans la forme que cette épreuve avait jusqu’à l’an passé, c’était un des plus beaux rallyes du Championnat de France. Avec seulement quatre spéciales différentes que nous emprunterons à trois reprises, la physionomie du parcours 2002 est très différente. Il faudra voir… Cela dit, les routes de la région se prêtent parfaitement au rallye : leur tracé est naturel, sans épingles ou carrefours. Cela donne des spéciales aux moyennes élevées, ce qui plait toujours aux pilotes. Et puis c’est toujours un plaisir de revenir dans cette région : l’accueil est chaleureux et on se créée de petites habitudes, année après année. »

Du point de vue du copilote, quelles sont les différences entre une épreuve du WRC et une épreuve du Championnat de France ?
« A l’étranger, il y a un aspect découverte qui prend le pas sur le reste. On se sent moins à la maison… En France, l’expérience est telle que l’approche est différente. De toutes façons, une fois dans la voiture, on ne se pose plus de questions. Même si les noms des adversaires changent, le niveau est aussi relevé, d’un côté comme de l’autre ! »

Acropole - Etape 3  16 juin 2002

Un festival signé Simon !

Une chose est certaine : le Rallye de l’Acropole n’usurpe pas sa réputation d’épreuve difficile ! Lors des deuxièmes passages dans les spéciales, les routes sont tout simplement impraticables avec une voiture de série. Ajoutons à cela une température extérieure qui dépasse allègrement les 30° et nous aurons une idée des conditions que rencontrent les équipages.

Mais ce sont surtout les mécaniques qui souffrent. Après en avoir fait les frais hier, Simon Jean-Joseph partait sans objectif particulier pour cette dernière journée. Malgré une voiture perfectible au niveau de la direction, il commençait par signer les meilleurs temps de la catégorie Super 1600. La journée s’annonçait bien !

Dans la terrible spéciale d’Elatia, le Martiniquais allait véritablement se lâcher : il signait une nouvelle fois le meilleur temps… avec une confortable avance de 45’’ bâtie en 33 kilomètres. La démonstration de Simon s’achevait dans la dernière spéciale : il décrochait à nouveau le meilleur temps du Super 1600 !

Quinze spéciales disputées, neuf scratches, deux deuxièmes temps : le bilan de ce rallye est très positif pour le pilote de la Clio aux couleurs Gauloises : « Sans notre problème de samedi, j’aurais remporté la catégorie Super 1600 avec une avance confortable. C’est très satisfaisant car ce Championnat a tout de même révélé Sébastien Loeb et François Duval ! Aujourd’hui encore, je me suis beaucoup amusé dans la voiture. Cela ne m’était pas arrivé à ce point depuis le Sanremo 2001. Je suis heureux de récolter le fruit du travail que j’ai mené ces derniers mois avec Automeca à Renault Sport Technologies. Je ne peux conclure sans tirer un grand coup de chapeau à l’équipe de mécaniciens qui a fait un travail exceptionnel tout au long du week-end.

Indéniablement, les débuts du challenge 2002 de Simon sont très satisfaisants. Il ne manque plus qu’une victoire pour confirmer le potentiel de la Renault Clio. « Ca ne fait que commencer », prévient Simon. Dans ce cas, rendez-vous à Limoges, du 28 au 30 juin, pour la troisième manche du Championnat de France !

Acropole - Etape 2  15 juin 2002

Un potentiel indéniable

En ayant signé trois meilleurs temps dans les trois dernières spéciales de la première étape, Simon Jean-Joseph était bien décidé à poursuivre sur sa lancée aujourd’hui. Dans la première spéciale du jour, le pilote Gauloises connaissait toutefois une alerte avec sa Clio Super 1600 : « Un des deux ventilateurs ne fonctionnait pas à cause d’un problème de connectique. Le moteur chauffait donc un peu, mais j’ai quand même suffisamment attaqué pour ne pas perdre trop de temps. »

Une fois ce petit problème résolu par les mécaniciens d’Automéca, Simon pouvait poursuivre le rallye et sa lutte avec les concurrents du Championnat Junior WRC. Dans la troisième spéciale du jour, le Martiniquais signait le meilleur temps des Super 1600… en ayant été gêné par un concurrent qu’il rattrapait dans cette longue spéciale !

Après l’annulation de l’ES10, Simon continuait sa démonstration en signant à nouveau le meilleur temps dans l’avant-dernière spéciale du jour. Il portait donc son avance sur le Finlandais Valimaki à une trentaine de secondes.

Mais dans l’ES 12, Simon allait vivre une véritable galère : « Une transmission a cédé au départ de la spéciale. Nous devions faire 28 km, dont 14 en montée, avec des épingles ! Heureusement, la seule roue motrice restante nous a permis de rallier l’arrivée. Ce n’est pas normal, c’est frustrant, mais il faut savoir l’accepter sur une voiture encore en plein développement. Nous sommes au maximum partout, et les mécaniques souffrent énormément sur un tel terrain. Il suffit de regarder le nombre d’abandons sur pannes mécaniques pour s’en convaincre… »

En tous cas, Simon est satisfait d’avoir pu démontrer son potentiel et celui de la Clio aux couleurs de Gauloises : « Je suis satisfait d’avoir fait évoluer la voiture dans le bon sens. Avec Jack, nous avons bien roulé aujourd’hui en devançant les espoirs du Championnat JWRC. C’est dommage que notre prestation ait été enrayée par ce problème mécanique, mais c’est la course. Je pense que nous n’avons plus rien à prouver sur ce rallye. Pour l’étape de demain, nous n’allons donc pas prendre de risques inutiles. Mon objectif sera de me faire plaisir… et de rallier l’arrivée ! »