Dakar 2007 - Etape 6  11 janvier 2007

Toujours plus haut !

C’est la… boue qui a accueilli les concurrents du Dakar en Mauritanie. Les averses tombées dans la nuit ont détrempé les pistes ultra-rapides du début de la spéciale. Sur ce terrain, le Hummer de Robby Gordon a fait un malheur. L’Américain devance d’une poignée de secondes Jean-Louis Schlesser.

Giniel de Villiers et Carlos Sainz suivent à quelques minutes et conservent dans l’ordre inverse la tête du classement général. Chez Mitsubishi, Masuoka a perdu du temps après avoir rencontré des problèmes mécaniques. Même sanction pour Eric Vigouroux et son Protruck. Il faut enfin signaler l’abandon de Guerlain Chicherit après une sortie de la piste.

Une nouvelle fois, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère ont réalisé une belle performance. L’équipage du buggy Fast & Speed améliore encore son meilleur résultat en spéciale avec le 11e temps. Mais la journée ne fut pas exempte de toute péripétie, loin de là !

« La nuit a été agitée, avec une grosse tempête de sable à Tan Tan. Nous avons fait toute la liaison sous la pluie. Nous en avons été quittes pour une grosse séance de mécanique avant le départ de la spéciale, car certains éléments de carrosserie avaient souffert avec les kilos de boue accumulés en 400 kilomètres », raconte Simon.

Comme ses adversaires, le pilote Only a ensuite avalé la spéciale à un rythme d’enfer : « A plus de 180 km/h il faut rester concentré à 100% d’un bout à l’autre. Nous avons perdu quelques minutes en abîmant le système de dégonflage des pneus dans l’herbe à chameau : nous nous sommes arrêtés pour le démonter et nous avons du passer les cordons de dunes avec une pression constante dans les pneus. J’ai également été perturbé quand j’ai vu la voiture de Guerlain et Matthieu sur le toit, j’ai eu peur pour eux. »

A six kilomètres de l’arrivée, l’aventure aurait pu mal tourner : « Nous sommes tombés en panne d’essence ! Nous avions beaucoup consommé dans le sable mou. J’ai aussitôt ralenti et nous avons terminé la spéciale à 20 km/h. La voiture a calé au point stop, nous avons eu beaucoup de chance. Krystof Holowczyc nous a remorqué jusqu’à la station service et j’ai pu rejoindre le bivouac sans encombre… »

Simon est évidemment satisfait de sa performance du jour : « Chaque jour est meilleur que le précédent, je ne vois donc aucune raison de me plaindre ! Cette spéciale était difficile, mais je m’attends à bien pire demain. Je peux moi aussi connaître mon lot de déconvenues, alors je savoure l’instant présent. »

Demain, la spéciale qui reliera Zouérat à Atar s’annonce en effet redoutable. Gros morceaux de navigation en hors-piste et franchissement de cordons de dunes mettront à l’épreuve les équipages. Heureusement, la journée de samedi sera consacrée au repos…

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