Dakar 2006 – J-9  22 décembre 2005

Ne pas perdre le Nord !

Sur terre, sur mer ou dans les airs, le GPS (Global Positioning System) est un formidable outil permettant de connaître sa position sur le globe grâce aux 24 satellites placés en orbite à 20 000 kilomètres au dessus de nos têtes… Les premières utilisations de ce sytème sur le Dakar remontent au début des années 90. Depuis, le GPS s’est démocratisé au point que tous les concurrents embarquent le même appareil fourni par l’organisation. Ceci permet de niveler les chances entre tous les concurrents et d’associer des fonctions liées à la sécurité des équipages et des spectateurs.

Cette année, l’aide apportée par le GPS sera réduite à sa plus simple expression. Jack Boyère nous explique la réglementation 2006 : « Chaque étape sera jalonnée de points de passage obligatoires, qu’il vaut mieux ne pas manquer puisque chaque point raté se traduit par une pénalité de deux heures ! Entre deux points, nous ne disposerons que des indications du road-book et d’un cap que nous devrons suivre au compas. Le GPS deviendra actif dans un rayon de trois kilomètres autour du point. Et nous devrons nous approcher dans un rayon de deux cent mètres pour valider le passage. »

En théorie, il n’est pas si difficile de suivre un cap… dès lors que l’on roule en ligne droite ! Ce n’est jamais le cas, évidemment, sur le Dakar. Chaque obstacle à contourner devient une bonne raison de dévier du cap. Il faut alors recalculer la direction à prendre. Pas simple : « Le road book, qui avait un peu perdu de son importance, va redevenir une pièce maîtresse pour la navigation. Les ouvreurs de l’organisation, chargés de vérifier ces informations un ou deux jours avant le passage du rallye, vont également avoir un rôle prépondérant. »

Interdites l’an passé, les cartes vont faire leur grand retour. « La grande difficulté est de trouver des cartes suffisamment précises des régions traversées. Les meilleures sont les cartes aéronautiques militaires, mais elles représentent vite un important volume à transporter. Les équipes d’usine ont des cartes informatisées, mais cela nécessite des moyens humains et matériels d’une autre dimension. », explique encore Jack.

Le GPS fourni par l’organisation du Dakar est doté du système Iritrack, qui permet une localisation en temps réel de chaque concurrent. Vous pourrez ainsi savoir à tout moment où se trouvent Simon et Jack à partir du site www.dakar.com. Si l’équipage se perd, il a la possibilité de rentrer en contact avec le PC Course qui pourra moyennant pénalités débloquer le système afin de leur permettre de rejoindre le prochain point de passage. En cas de mauvaises conditions météo (brouillard, vent de sable) rendant impossible la navigation au cap, tous les systèmes pourraient également être débloqués pour d’évidentes raisons de sécurité.

Selon Jack, cette nouvelle donne favorisera les équipages expérimentés : « Certains font le Dakar depuis plus de quinze ans et ils connaissent les pièges ou les passes. Ils ont de surcroit un flair qui leur permet de ‘lire’ la piste. Après une première participation il y a déjà des erreurs que je ne ferai plus. »

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