Dakar 2006 – J-2  29 décembre 2005

Dans le vif du sujet !

Paris : 0°. Fort de France : 28°. Entre les deux, Lisbonne : 14° ! En attendant la chaleur du désert, Simon et Jack ont apprécié les quelques degrés offerts par la clémence de l’hiver dans la péninsule ibérique.

Hier, moment studieux avec les vérifications. C’est par un parcours administratif de près de deux heures que débute le rallye : « Présentation des documents, briefing médical avec les consignes pour déclencher les balises d’urgence, remise des systèmes Iritrack et Sentinel, il faut emmagasiner beaucoup de choses en finalement peu de temps. »

L’équipe SDO Compétition a ensuite monté les systèmes Iritrack (positionnement en temps réel via GPS) et Sentinel (avertisseur sonore entre les concurrents) sur le 4×4 de Simon avant de le présenter aux vérifications techniques. Là, les commissaires inspectent les éléments de sécurité et apposent des scellés sur les principaux organes mécaniques (châssis, moteur, boîte de vitesses…). La voiture est enfin rentrée en parc fermé, d’où elle ne ressortira que samedi matin pour le départ du rallye.

« Ca y est, on y est », résume Simon. « Nous n’allons pas rester inactifs d’ici samedi, nous avons de multiples briefings prévus avec l’équipe pour peaufiner l’organisation. Et puis je retrouve avec plaisir quelques connaissances que je n’ai pas vues depuis longtemps. Y compris des journalistes portugais que j’avais rencontré au Rallye de Madère. Vendredi soir, nous dînerons en compagnie de tous les équipages Gauloises. Ce sera le dernier moment festif ! »

Contrairement aux années passées, il n’y aura pas de prologue pour débuter, mais une vraie spéciale de 83 kilomètres reliant Lisbonne à Portimão : « Nous n’avons pas d’informations sur ce parcours, nous savons juste qu’il a beaucoup plus récemment dans la région, comme au Maroc d’ailleurs. »

La caravane rejoindra le continent africain dans la nuit du 1er au 2 janvier. Les choses sérieuses débuteront véritablement, avec une modification substantielle des conditions de vie : « Ne nous plaignons pas, nous devrions loger à l’hôtel pendant les deux tiers de l’épreuve. Ne pensez pas à des palaces avec des palmiers et une piscine bleue ! Le confort est spartiate, mais c’est tout de même mieux qu’une tente de camping… »

Côté gastronomie, les petits déjeuners et les dîners sont pris au bivouac. Pour le déjeuner, les concurrents ont droit à une ration fournie par l’organisation. Simon la complète avec des produits énergétiques fournis par son partenaire Eafit : « Compotes et barres de céréales composent l’essentiel de notre alimentation. Côté liquide, je bois quatre à cinq litres d’eau par jour. Ma gourde est enrichie par un complément d’oligo-éléments qui me permet de récupérer ce qui est perdu en transpirant. »

Transpirer, ça arrive quand il faut pelleter la voiture ensablée : « C’est ce que je redoute le plus ! L’an passé, je crois que nous avons progressé de 200 mètres en deux heures… Quand tout va bien, il faut tout de même gérer son énergie. On ne peut pas disputer une spéciale de 300 kilomètres en attaquant d’un bout à l’autre. C’est aussi dur mentalement que physiquement. »

Leave a Reply