Dakar 2005 - Etape 7  7 janvier 2005

Simon Jean-Joseph quitte la course à Tichit

Depuis le départ, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère ont connu un large panel de ce qu’un concurrent du Dakar peut rencontrer. Partir en queue de peloton et devoir dépasser des pilotes moins rapides, composer avec les crevaisons, apprendre à passer les dunes, les épreuves ont été multiples.

Au terme de la sixième étape, Simon Jean-Joseph occupait la quatrième place de la catégorie T1 Essence et semblait bien parti pour remonter sur ses adversaires. Au CP2 de la septième étape reliant Zouerat à Tichit, il était revenu à la deuxième place provisoire…

« Hier, jusqu’au CP2, tout allait parfaitement bien, raconte le pilote du 4×4 Gauloises. Nous avons passé le contrôle en seizième position. Mais ensuite, nous avons rencontré quelques problèmes avec le moteur. Nous nous sommes ensablés à deux reprises dans les dunes. A 150 kilomètres de l’arrivée, alors qu’il était 20h00, le boîtier de transfert a cassé. Le camion d’assistance n’avait pas de quoi réparer, nous avons été contraint à l’abandon… »

Malgré la déception légitime, Simon gardera un grand souvenir de ce premier Dakar : « Forcément, nous sommes très déçus avec Jack mais je ne regrette pas du tout l’expérience. Le rallye-raid est une discipline très différente du rallye traditionnel. Nous avons beaucoup appris en très peu de temps. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est que même s’il ne faut piloter qu’à 60% de ses capacités, il faut rester concentré à 100%… et sur 500 kilomètres ! C’est un exercice exténuant. »

« Ensuite, il y a la navigation. On se retrouve au milieu de nul part et le road-book annonce que l’on va passer à coté d’un pneu. Au milieu du désert, on croise ce pneu, c’est vraiment étonnant. Après cela, il y a l’aspect aventure. Il faut improviser tout le temps. Le terrain change constamment, comme les conditions météorologiques. Il faut toujours s’adapter. »

« Enfin, il y a la notion de temps. Venant des rallyes où la victoire se joue à coup de dixièmes de seconde, c’est un peu déroutant. Ici, une seconde ne signifie rien. On s’arrête pour aider un concurrent à remettre sa voiture sur les roues, pour donner de l’eau à un motard et finalement, ça n’a que très peu d’impact sur le classement général. Lors de notre première crevaison, nous sommes sortis de la voiture avec Jack et nous nous sommes précipités pour changer la roue comme dans une spéciale de rallye… ce qui a eu pour simple effet de nous fatiguer ! C’est comme à l’approche de dunes. Il ne faut pas foncer dessus. Il faut bien regarder et apprécier la meilleure trajectoire. C’est seulement à ce moment qu’il faut y aller et sans retenu sinon, on peut y laisser vingt minutes. Je retiendrai de cette expérience qu’elle a été aussi bien appréciable qu’éducative. Nous avons beaucoup appris en quelques jours. Mon seul regret est de devoir quitter la course si tôt.

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