Interview  2 novembre 2004

Dernières lignes droites…

Tu as terminé le Championnat d’Europe par une quatrième victoire consécutive. Quel bilan tires-tu de cette saison qui t’apporte ton premier titre international ?
« Pour Renault, pour mes partenaires et pour moi, disputer le Championnat d’Europe était à la fois une très belle opportunité de se mettre en valeur et un vrai challenge sportif. Dès la première course, en Italie, je me suis rendu compte que ce serait très dur. Nous avons découvert des rallyes très spécifiques et affronté d’excellents pilotes, spécialistes de ces épreuves de surcroît. Mais à chaque fois, l’équipe Renault Sport Oreca a su trouver les bons réglages pour rendre la Clio Super 1600 performante. Avec Jack, nous devions nous ‘défoncer’ pour faire les temps que nous faisions. C’était excitant et je garderai longtemps en mémoire ces grands moments de sport. »

Tu t’avoues séduit par le Championnat d’Europe. Pour quelles raisons ?
« C’est intéressant de visiter de nouveaux pays, où la culture du sport est différente. En Europe de l’Est, j’ai eu le sentiment que ces rallyes étaient des évènements sportifs d’envergure nationale, comme le Tour de France chez nous ! J’ai rarement vu autant de journalistes et d’équipes de télévision qu’en Pologne, par exemple. Avec un calendrier simplifié par rapport au passé, l’ERC est plus compréhensible pour tous tout en restant souple sur les conditions d’engagement, comme l’âge du pilote ou le nombre d’épreuves disputées. J’espère que cela incitera de nouvelles équipes à s’y engager. Il serait en outre intéressant que le calendrier puisse comporter quelques manches sur terre, pour équilibrer les chances entre les Super 1600 et les groupe N quatre roues motrices. »

Depuis le Rallye du Touquet, Renault est assuré du titre de Champion de France. Heureux ?
« On le serait à moins ! La mission qui m’a été confiée en début de saison était claire : marquer des points à chaque fois pour permettre à Renault de conserver le titre ‘Marques’ acquis en 2003. Nous étions favoris, mais nous n’avons jamais relâché nos efforts et je pense que toute l’équipe a fait un travail parfait. J’associe évidemment Nicolas Bernardi à ce bilan : nous avons fait preuve de complémentarité et d’esprit d’équipe dans une ambiance détendue et sereine. J’aborderai le Critérium des Cévennes sans pression, avec le seul objectif de faire plaisir à l’équipe et aux spectateurs. »

Avec une quinzaine de rallyes disputés en 2004, penses-tu avoir encore progressé ?
« C’est le propre de l’homme que de s’améliorer et je ne me suis jamais senti aussi fort. Cette saison m’a permis de me prouver de nouvelles choses. J’ai su aller très vite dans des conditions difficiles, notamment en Championnat d’Europe sur des spéciales inconnues. Parfois il fallait gérer, mais j’ai également dû ‘dégoupiller’ pour aller chercher certaines victoires. Pour autant, je n’ai jamais perdu de vue l’objectif initial : rejoindre l’arrivée en bonne position ! Pour l’instant je n’ai pas abandonné une seule fois en 2004. C’est le résultat d’une fiabilité de l’équipage mais aussi de l’équipe technique, que je tiens à féliciter de nouveau. »

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