Antibes - Arrivée  24 octobre 2004

Quatrième victoire et titre à domicile

Avec 18 spéciales totalisant 336 kilomètres chronométrés, le Rallye d’Antibes offrait un parcours aussi long qu’une manche du Championnat du Monde. Col de Bleine, Roquesteron, La Couillole, Lantosque, Col de Turini : autant de noms familiers qui figuraient au programme de la dernière manche du Championnat d’Europe des Rallyes. Tout au long des trois jours de course, le soleil a été de la partie sur le haut pays azuréen, ce qui n’empêchait pas les routes d’être parfois couvertes de piégueses plaques d’humidité…

Dès vendredi, Simon et Jack prenaient le meilleur sur leurs adversaires en réalisant cinq scratches sur six : « Après la première boucle nous avons cherché à améliorer les réglages de la voiture. J’ai été prudent dans l’ES4, noyée dans le brouillard, avant d’attaquer dans les deux dernières spéciales du jour. » Avec un écart sur le deuxième supérieur à une seconde au kilomètre, le pilote de la Clio Super 1600 portait son avance à près d’une minute et demi au terme de la première journée.

Le scénario se répétait samedi : un tour pour voir, un tour pour attaquer ! « Nous essayons de nouveaux réglages de suspensions. Les conditions sont idéales pour cela, car nous pouvons vérifier d’un passage à l’autre le bénéfice de ces évolutions. Je cherche à maintenir un rythme élevé pour ne pas me déconcentrer. Les routes restent truffées de petits pièges et je ne voudrais pas être victime d’un excès d’optimisme. »

Avec trois meilleurs temps supplémentaires dans les trois dernières spéciales de la deuxième étape, Simon maintenait son avance sur Dominique de Meyer, une figure locale pilotant une Renault Maxi Mégane. Les abandons de Bruno Thiry (C2 Super 1600, moteur fin de 1re étape) et Michel Bonfil (306 Maxi, courroie de distribution après ES9) permettaient à Renault d’occuper les cinq premières places au classement général. Pour sa première course avec la Clio Super 1600, le Polonais Michal Solowow montait sur le podium provisoire. Derrière, les locaux Frédéric Maniccia et Frédéric Papavero s’affrontaient pour le gain du groupe N au volant de leurs Clio Renault Sport Ragnotti.

Dimanche, Simon concédait les deux passages dans le Col de Turini à Dominique de Meyer : « Notre Clio rend quelques dizaines de chevaux à la Mégane et nous avons du mal à lutter dans les montées. Mais je dois dire que je me régale sur ces magnifiques spéciales. C’est plus agréable que le Monte-Carlo car nous ne devons pas composer avec la neige et le verglas. »

Dans les quatre autres spéciales, Simon signait les meilleurs temps, effaçant même des tablettes le vieux record de Michèle Mouton dans la spéciale de Lantosque – Coaraze !

Le seul suspense de cette dernière journée concernait le gain du groupe N. Frédéric Maniccia, qui habite au sommet du Turini, détrônait Papavero à l’issue de l’ES15. Le podium du groupe était complété par une autre Clio, celle de Philippe Barbero. Six Renault terminent aux six premières places de l’épreuve !

Vainqueur pour la quatrième fois consécutive et seul pilote à avoir marqué des points sur les neuf manches de la saison européenne, Simon pouvait savourer ce résultat avec son équipe : « Je tiens à remercier Renault Sport qui a œuvré pour que nous puissions être au départ de ce rallye, qui ne figurait pas à notre programme initial. C’est une belle manière de fêter ce titre européen. Même si les écarts se sont vite creusés nous nous sommes livrés une belle bagarre avec Dominique de Meyer. C’est dommage que Bruno Thiry et Michel Bonfils ne soient pas restés plus longtemps dans la bagarre. Une fois de plus je dois féliciter l’équipe technique Renault Sport Oreca car nous n’avons connu aucun souci. Nous avons bien progressé dans les réglages de la voiture et c’était un véritable plaisir que de piloter sur ces magnifiques spéciales. »

* Sous réserve de la publication officielle des résultats par la FIA.

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