Interview  20 août 2004

D’une île à l’autre…

Revenons sur le Rallye de Madère, où tu as pris la tête du Championnat d’Europe. Tu es mieux placé que jamais pour remporter le titre…
« Je me garde bien de tirer des conclusions aussi hâtives. Il reste quatre courses à disputer et je vais en découvrir trois. Pour prendre la tête du classement, il a fallu se défoncer ! Sur chaque rallye, la concurrence est différente : nous rencontrons les meilleurs pilotes locaux, qui connaissent les spéciales comme leur poche. Ne faisant pas d’essais spécifique pour préparer ces rendez-vous, nous devons adapter la voiture en cours d’épreuve. Il faut s’accrocher et rouler très fort pour tenir le rythme des concurrents. Jusqu’ici tout a bien fonctionné : l’équipe fait un excellent travail et nous n’avons pas connu de problème mécanique. Madère était mon 35e rallye au volant de la Clio Super 1600 et je dois dire que nous avons un taux de réussite toujours aussi exceptionnel. »

Maintenant que nous avons passé le cap de la mi-saison, tu peux porter un regard sur l’ensemble du Championnat…
« J’ai déjà parlé de l’aspect sportif. Sur un plan marketing et communication, je considère que ce Championnat jouit d’excellentes retombées, de la presse locale aux télévisions internationales. Mes partenaires, à commencer par la Martinique, y trouvent leur compte car je véhicule leur image dans de nouveaux pays. Et pour Renault Sport, il s’agit d’une bonne occasion de développer son ‘business’ à l’étranger.

Revenons à Madère. En dehors du rallye, quels souvenirs gardes-tu de ce déplacement ?
« Ca restera un très bon moment de cette saison 2004. Forcément, j’étais curieux de voir comment les Madériens abordent les particularités de la vie insulaire. J’ai notamment trouvé qu’ils avaient de très bonnes infrastructures routières, avec de nombreux ponts et tunnels qui permettent d’éviter les embouteillages. L’économie est bien développée, ce qui fait qu’il y a peu de chômage. J’ai eu le plaisir de rencontrer une population très conviviale, parlant le français, l’anglais, l’italien et l’espagnol en plus du portugais ! »

Et quel était l’accueil réservé au rallye ?
« Extraordinaire ! Pourtant, nous faisions des spéciales de plus de vingt kilomètres qui passaient devant les maisons de nombreux riverains. Mais il s’agit d’une fête et tout le monde œuvre pour que le rallye se passe bien. Je pense qu’il serait intéressant que les dirigeants du sport automobile antillais rencontrent un jour les organisateurs madériens : l’échange serait intéressant car ils sont confrontés aux mêmes problèmes. Il y a certainement de bonnes idées à reprendre des deux côtés de l’Atlantique ! »

Cette troisième saison avec la Clio est aussi chargée que les deux précédentes. Tu as tout de même trouvé le temps de rentrer en Martinique cet été…
« En effet, j’ai beaucoup apprécié ces quelques jours ‘au pays’, même si c’était forcément trop court. Je ne me suis toutefois pas éloigné trop longtemps du Losange, puisque j’ai participé à la présentation de la nouvelle gamme Renault Sport, dont les vedettes sont Mégane Renault Sport et Clio Renault Sport Génération 2004. J’ai également eu le plaisir et l’honneur d’être reçu à la Région par le Président Marie-Jeanne. »

De quoi se compose ton emploi du temps ces prochaines semaines ?
« Après des essais pour préparer le Rallye du Mont-Blanc, je vais aller assister au GP Moto de Brno, en République Tchèque. Je serai donc sur place pour le Barum Rally, sixième manche du Championnat d’Europe. La semaine suivante, retour en France pour le Mont-Blanc… avant de repartir en Turquie pour le Tofas Rally ! »

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