Interview  14 juin 2004

Agenda chargé !

Peux-tu tirer un premier bilan de ta participation en Championnat d’Europe à l’issue des deux premières épreuves ?
« Chaque rallye est une découverte pour moi. Malgré mon inexpérience, je dois adopter un rythme soutenu pour lutter face aux meilleurs spécialistes locaux. Dans ce contexte, ma deuxième place actuelle au Championnat me satisfait. Je garderai un souvenir tout particulier du rallye de Pologne. La filiale locale de Renault ne s’était pas investie sur un évènement de ce type depuis plusieurs années. Ca n’a pas été facile de les convaincre, mais aujourd’hui leur satisfaction est la plus belle des récompenses. Je crois que ma remontée de la dixième à la troisième place restera longtemps dans les mémoires du public et des médias polonais ! »

Comment vois-tu la suite de ce Championnat ?
« Nous commençons à y voir un peu plus clair, même si la situation est loin d’être simple car trois types de voitures s’affrontent pour la victoires : les Super 1600, les Kit-Car deux litres et les groupe N 4×4. Avec le Belge Bruno Thiry, qui pilote la C2 Super 1600 et l’Italien Luca Pedersoli sur 306 Maxi nous devrions être trois à jouer le titre. Pour l’instant il est difficile d’aller chercher Pedersoli, car il évolue dans une catégorie sur le papier supérieure à la nôtre. Mais nous faisons tout pour rester au contact et livrer la plus belle des batailles. A la fin du rallye de Bulgarie nous n’en serons qu’au tiers de la saison. »

Et du côté du Championnat de France ?
« Nos adversaires ont prouvé au Limousin qu’ils avaient beaucoup progressé. Je ne suis pas surpris : je m’y attendais et je ne m’en suis jamais caché. Le barème d’attribution des points au Championnat Marques est tel que personne ne peut prendre une grande avance. Le Rouergue, qui se disputera début juillet, sera un rendez-vous très difficile car Peugeot avait gagné là-bas l’an passé. Si nous les battons, nous mènerons par trois victoires à une à mi-saison. Dans le cas contraire, nous serons à deux partout. Quoi qu’il en soit la fin du Championnat sera là aussi passionnante. Et je n’oublie pas Citroën qui progresse à grands pas … »

Entre ces courses, l’équipe trouve encore le temps de faire des essais de développement…
« En effet, la Clio Super 1600 continue à évoluer et ce travail s’avère toujours aussi passionnant. J’ai notamment effectué une séance en Espagne pour préparer les rallyes de Grèce et de Turquie. Nous avons validé de nouvelles pièces en vue d’une prochaine homologation d’une évolution. Il reste toujours des pistes à explorer pour rendre une voiture de course toujours plus facile à conduire, plus performante, plus fiable… Nous allons notamment faire de nouveaux progrès sur le plan de l’ergonomie, avec une simplification du tableau de bord. Notre taux de fiabilité a été atteint grâce au travail remarquable de notre équipe technique. A tous les échelons, les ingénieurs et techniciens de Renault Sport et d’Oreca s’investissent totalement : c’est grâce à leur rigueur que nous avons la meilleure voiture du plateau. »

Parmi les opérations de relations publiques que tu effectues pour Renault, tu as récemment eu l’occasion de te rendre au Japon…
« Ce voyage a été enrichissant à plus d’un titre. Tout d’abord parce que je ne connaissais pas ce pays. Je présentais dynamiquement à la presse les versions sportives de Clio, plus connue là-bas sous le nom de Lutecia ! Même si Renault Japon n’a vendu que 2200 voitures en 2003, j’ai constaté un grand enthousiasme pour les produits Renault Sport : la R5 Turbo ou le Spider sont encore présents dans les mémoires ! La présence d’un pilote du Clio Team a été perçue comme une valeur ajoutée par les journalistes : pour eux, nos bons résultats en rallye démontrent déjà les qualités du produit Clio. »

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