Magazine  19 mai 2004

A la droite de Simon…

Ce n’est qu’en grimpant sur la troisième marche du podium du dernier Rallye Alsace-Vosges que Simon s’est rendu compte qu’il se trouvait en compagnie de têtes bien connues : « Ca m’a fait quelque chose. Ce n’est pas tous les jours que l’on retrouve trois de ses copilotes sur le podium. J’ai de très bons souvenirs avec chacun d’entre eux ! »

Patrick Pivato et Gilles Mondésir ont connu Simon en Martinique. « A l’époque où je l’ai rencontré il n’avait même pas le permis ! », se rappelle Patrick. « Heureusement qu’il nous a rencontré, sinon il aurait filé un mauvais coton… », rigole Gilles.

C’est ce dernier qui s’installe aux côtés de Simon à partir de la saison 1991. A la clé, deux titres de Champions de la Martinique des Rallyes. Quand Simon part disputer ses premiers rallyes en Métropole, Gilles traverse également l’Atlantique : « Mes meilleurs souvenirs avec Simon ! Je me souviens que nous avons commencé par le Rallye du Gard, que nous disputions sur une 309 GTi. Nous avons vécu de grands moments car nous découvrions beaucoup de choses en même temps. » Par la suite, Gilles a copiloté Hugues Delage, Pierre Colard et maintenant Benoît Rousselot.

Simon poursuit sa carrière avec Patrick Pivato dès la saison 1993. Outre la Coupe 309 groupe N, les deux hommes disputent quelques épreuves avec une Ford Escort Cosworth de l’équipe de France FFSA. « Nous avons fait quelques belles performances, comme aux Cévennes où nous étions devant Bugalski et Ragnotti avant de casser le pont », explique Patrick.

Patrick est aux côtés de Simon jusqu’à la fameuse saison 1998, où ils contestent le titre à Philippe Bugalski jusqu’à la fin du Championnat : « Je garde un très bon souvenir de notre victoire en Alsace cette saison-là. Nous prenions la tête du Championnat ! Comme nous remportons avec Stéphane Sarrazin notre première victoire sur le même terrain, toujours sur une Subaru, j’y vois un bon signe pour cette saison 2004… »

Quand Simon signe pour Ford en 1999, sa collaboration avec Patrick doit s’arrêter. « Je ne parlais pas anglais et j’avais un travail à côté de la course. J’ai compris la décision mais j’ai longtemps regretté de ne pas m’être donné les moyens d’aller plus loin. Cette fois je suis décidé à aller au bout des choses avec Stéphane. La preuve, je prends des cours d’anglais ! », raconte Patrick.

A partir de 2000, Simon fait équipe avec Jack Boyère. Mais leur meilleur souvenir commun est antérieur au début de leur collaboration : « A l’époque je roulais avec Serge Jordan et nous avions convié Simon à notre table un soir de reconnaissances. Il y avait notre mécanicien, souvent réservé au premier abord. Mais il s’est ‘lâché’ d’un coup au cours du repas. Simon a halluciné et nous sommes partis dans un fou rire qui a duré plus d’une heure. Il y en a eu beaucoup d’autres depuis, mais nous nous rappelons de ce premier comme si c’était hier. »

Sur le plan sportif, Jack a deux autres très bons souvenirs : « Avoir posé ses fesses dans une Subaru WRC restera comme un des plus grands souvenirs de ma carrière ! Et j’ai également beaucoup apprécié le Rallye de Grèce 2002. Avec la Clio Super 1600, nous signions les premiers temps scratches de la voiture. Il y avait une sorte d’euphorie dans l’équipe, c’est mémorable ! »

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