Acropole - Présentation  2 juin 2003

Les Dieux seront-ils avec Simon ?

Tu vas disputer le Rallye de l’Acropole pour la quatrième fois, c’est une épreuve que tu connais très bien ?
« Effectivement, c’est le rallye mondial que je connais le mieux avec le Sanremo. J’aime beaucoup la Grèce : c’est un pays dont les infrastructures se développent très rapidement, entre autres grâce à la préparation des Jeux Olympiques de 2004. J’ai disputé cette épreuve pour la première fois en 1999, sur une Puma Kit-Car. Le parcours de l’époque n’avait rien à voir avec celui que nous empruntons désormais. En 2001, j’ai terminé 8e scratch avec la 206 WRC de Kronos Racing. J’étais le meilleur privé et je devançais plusieurs voitures d’usine à l’arrivée. Et puis l’an passé, j’ai fait débuter la Renault Clio Super 1600 en Championnat du Monde. »

Les débuts de cette voiture furent même fracassants…
« Oui, je crois que beaucoup de monde avait été surpris par nos temps ! Je garde un très bon souvenir de l’édition 2002. En quinze spéciales, j’ai signé neuf fois le meilleur temps de la classe A6. Une transmission cassée nous a empêché de gagner, mais l’important était d’avoir marqué les esprits. Et il s’agissait d’un formidable banc d’essais pour la voiture. »

Grande-Bretagne, Monte-Carlo, Turquie : tes trois derniers rallyes mondiaux ont été ponctués par autant de victoires de classe. Tu vas continuer la série en Grèce ?
« En tous cas je pars pour cela ! Comme je ne joue pas de Championnat, je ne vais pas me poser de questions. Je vais attaquer pour faire des temps et essayer de gagner la classe avec panache. Je pense disposer de la meilleure voiture sur ce terrain, couvée de surcroît par la meilleure équipe. Avec notre programme en Championnat de France, les techniciens de Renault Sport Technologies et d’Oreca ont des journées bien remplies… et des nuits plutôt courtes ! Un nouveau succès serait la plus belle des récompenses que je pourrais leur offrir. Cela dit, l’opposition sera comme toujours très relevée. Il y aura évidemment Brice Tirabassi, mon équipier engagé en JWRC sur une Clio identique à la mienne. Et je m’attends à batailler avec Daniel Carlsson, comme au Monte-Carlo ! »

Quelles seront les clés de la course ?
« Sur ce rallye, on peut connaître un pépin et y laisser plusieurs minutes… sans que cela soit rédhibitoire ! Avec 400 kilomètres de spéciales, les écarts peuvent se faire et se défaire facilement. L’important est de trouver le bon rythme en fonction du terrain rencontré. C’est une épreuve aussi éprouvante pour les hommes que pour les mécaniques. Les pneus souffrent beaucoup et je sais que Michelin mettra à notre disposition d’excellentes enveloppes, même si nous ne disposons pas du système anti-crevaison ATS. »

As-tu effectué des essais spécifiques en prévision de cette épreuve ?
« Non, notre programme de quinze rallyes cette saison ne nous laisse pas suffisamment de temps pour faire une séance avant chaque épreuve. J’ai tout de même roulé une journée sur les pistes de Château-Lastours. Additionnés aux données récoltées l’an passé, les enseignements nous ont permis de définir le set-up de base. »

Peux-tu nous en dire un peu plus sur les spéciales grecques ?
« Avec douze ES différentes, il faut s’attendre à une grande variété du parcours. Globalement, c’est un rallye beaucoup moins cassant que Chypre ou la Turquie. Les moyennes sont plus élevées, ce qui veut dire que les mécaniques sont mises à très rude épreuve. J’aime tout particulièrement la spéciale de Bauxite. C’est une route très large, dure comme de l’asphalte, sans bosses ni pierres. On peut s’y livrer à fond, c’est du pur bonheur ! Dans la spéciale d’Elatia, les premiers kilomètres sont en montée sur une belle route qui me fait penser à la course de côte américaine de Pikes Peak. On n’a pas l’impression d’être en Grèce à ce moment ! Mais après cette portion, on retombe sur une route sinueuse, où il faut jongler en permanence entre la première et la deuxième vitesse… Bref, c’est très varié et il faut savoir s’adapter aux circonstances ! »

Leave a Reply