Rouergue - Arrivée  29 juin 2003

C’était presque dans la boîte

Réputé difficile pour les mécaniques et les hommes, le 30e Rallye du Rouergue a tenu ses promesses. Le duel entre Cédric Robert et Simon Jean-Joseph, arbitré par Jean-François Bérenguer le premier jour, a finalement tourné à l’avantage du pilote de la 206.

Dès vendredi, Robert avait pris le large en effectuant une première étape parfaite. Le pilote Peugeot devançait un peloton de Renault Clio Super 1600 composé de Jean-François Bérenguer, Simon Jean-Joseph, Brice Tirabassi et Emmanuel Guigou. Les pilotes des Clio officielles n’avaient pas connu une étape facile, avec un set-up perfectible.

La journée du samedi était le gros morceau de l’épreuve, avec sept spéciales totalisant 120 kilomètres. Tout au long de la journée, Simon Jean-Joseph faisait jeu égal avec Cédric Robert. Malgré deux meilleurs temps, le Martiniquais restait tout de même à une dizaine de secondes du pilote de la 206… jusqu’à la dernière spéciale. Un problème de radio contraignait Simon à lâcher 7’’ d’un coup et son passif grimpait à 20’’.

Avec des écarts bien marqués, on pouvait penser que la troisième étape ne serait pas marquée par de profonds bouleversements. Erreur ! Dans la première spéciale du jour, Simon signe le meilleur temps et reprend quelques secondes à Cédric. Mais au premier passage dans la spéciale de Moyrazes, Cédric Robert perd une vingtaine de secondes : il a fait les derniers kilomètres avec la boîte bloquée. Simon récupère la tête pour deux petites secondes. Au parc d’assistance de Rignac, le pilote de la Renault Clio Super 1600 cherche à garder la tête froide : « Cédric a plus la pression que moi. Mais je ne vais pas dégoupiller dans les deux dernières spéciales. Lui n’a pas le choix. Il me reste deux pneus neufs, cela me permettra peut être de conserver l’avantage… »

Dans l’ES14, Simon connaît des coupures moteur et Cédric reprend l’avantage… pour 2/10e. Ce dernier se montre intraitable dans la dernière spéciale : il remporte le rallye avec 2’’4 d’avance sur Simon.

Spontanément, Simon félicitait son adversaire après ce combat des chefs : « Nous nous sommes livrés une belle bagarre où l’esprit sportif a dominé. Cela prouve que nous ne sommes pas au-dessus du lot : c’est que je dis depuis le début de la saison. Je suis sincèrement content pour Cédric et l’équipe Peugeot, ils méritent ce résultat. Bien sûr, je suis un peu déçu car j’ai moi aussi perdu du temps avec des petits soucis. Mais je ne vais pas me plaindre, cette deuxième place me permet d’augmenter mon avance au Championnat Pilotes. »

Huit Renault au départ, huit Renault à l’arrivée : pour Gilles Lallement, Directeur technique de Renault Sport Technologies, la Clio Super 1600 a une nouvelle fois prouvé ses capacités : « Je suis avant tout content pour le sport, content pour Peugeot et content pour Renault. Simon ne pouvait pas tenter le tout pour le tout dans les dernières spéciales. Cela relance quelque peu le Championnat et c’est très bien. Le fait d’avoir toutes les voitures à l’arrivée prouve la fiabilité de notre produit, qu’il s’agisse des Clio officielles ou des voitures de clients. Cela correspond à l’image de la voiture de série que nous souhaitons véhiculer. »

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