Auxerrois - Présentation  28 avril 2003

Garder les pieds sur… terre !

Flash-back : nous sommes le vendredi 26 avril 2002. Il est un peu plus de 20 heures et le froid est tombé sur le parc d’assistance implanté près du stade de l’Abbé Deschamps. Une à une, les voitures rentrent après avoir disputé les quatre spéciales de la première étape du Terre de l’Auxerrois. Au classement général, c’est Simon Jean-Joseph qui mène la danse. Au volant de la nouvelle Renault Clio Super 1600, le Martiniquais se permet de devancer toutes les voitures d’usine. Certes, il n’a que 3/10e d’avance sur Jean-François Bérenguer, mais la performance est de taille. Simon terminera finalement à la troisième place de l’épreuve, mais l’important était d’avoir démontré un énorme potentiel.

Un peu plus d’un an plus tard, Simon retrouvera ce week-end les pistes serpentant dans les vergers et les vignes bourguignons. Mais il ne se retournera pas sur le passé, ce n’est pas dans ses habitudes : « Je suis très heureux de revenir sur ce rallye, que j’ai remporté lors de ma première participation, en 2000. J’adore les sensations procurées par le pilotage sur la terre. Avec un seul passage en reconnaissances, il y aura de la place pour l’improvisation… et c’est dans ces conditions que je sors généralement mon épingle du jeu. J’arrive très détendu mais toujours aussi concentré sur l’objectif ultime : la victoire. »

Un seul passage en reconnaissances, c’est une spécificité des rallyes sur terre français. Les équipages reçoivent le road-book une heure seulement avant le départ du tour de reconnaissances, qui s’effectue avec les voitures de course. Pilotes et copilotes n’ont pas le droit à l’erreur quand il s’agit de décrire les routes et noter les pièges.

« Ce n’est pas une épreuve très éprouvante pour les mécaniques », nuance Simon. « Il est donc possible d’attaquer sans se poser trop de questions. En cas de pluie, il faut se méfier de l’herbe qui est au centre de la route. C’est une vraie patinoire ! J’aime beaucoup les enchaînements rapides des spéciales, nous sommes souvent en cinquième ou en sixième dans ces portions. Mais il faut aussi être attentif à ne pas perdre le rythme après un des nombreux carrefours qui cassent ces portions rapides. »

Pour préparer au mieux ce premier rendez-vous hexagonal sur la terre, Simon a mené une séance d’essais avec les équipes de Renault Sport Technologies et d’Oreca : « Nous avons fait du bon travail avec mon équipier Brice Tirabassi. Chaque kilomètre que nous faisons nous permet d’en apprendre un peu plus sur la voiture. Nous affinons les réglages et je pense que nous avons encore fait des progrès. C’est heureux car nos adversaires ne ménagent pas leurs efforts. »

En sa qualité de leader du Championnat de France, Simon arborera le numéro 1 sur sa Renault Clio Super 1600. Il ouvrira donc la route pour ses petits camarades : « Ca reste toujours un handicap, même si les spéciales de l’Auxerrois n’ont pas vraiment besoin d’être « balayées ». Il faudra juste que je sois un peu plus attentif aux pièges. De toutes façons, cette course sera un nouveau sprint où il faudra attaquer du premier au dernier mètre. » L’an passé, il est vrai que les trois premiers étaient regroupés en 20 secondes à l’arrivée…

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