Turquie – Etape 2  1 mars 2003

Copie parfaite pour Simon !

La journée débute par les 20 km de la spéciale d’Olympos. La route est sèche, mais on trouve encore de la glace en altitude. Après une nuit réparatrice, Simon a oublié son coup de froid de la veille : il signe d’emblée le meilleur temps, reléguant ses poursuivants à plus d’une seconde au kilomètre !

Ce n’est que le début d’un festival du pilote de la Renault Clio Super 1600. A nouveau meilleur temps dans la longue spéciale de Kumluca, le Martiniquais rentre à l’assistance avec deux minutes d’avance sur Daniel Carlsson : « C’est toujours très difficile. Les routes sont parsemées de gros cailloux… et on ne sait jamais sur quoi on va tomber. C’est de l’improvisation permanente ! J’essaie de faire de mon mieux, d’appliquer ce que me dit Jack pour faire de bons chronos sans trop solliciter la voiture. »

La course reprend avec une boucle de trois spéciales. A nouveau, Simon signe trois meilleurs temps malgré un problème peu habituel dans l’ES11 : « J’avais ouvert ma vitre sur le parcours de liaison, mais elle est restée bloquée et je n’ai pas pu la remonter avant le départ. J’ai conduit comme j’ai pu, en composant avec le froid et la poussière. C’était difficile, surtout quand nous avons rattrapé un concurrent ! »

A l’assistance, l’équipe Oreca résout le problème. Simon peut partir à l’assaut des deux dernières spéciales, identiques aux deux premières du jour. Plus rapide d’une seconde au kilomètre que ses adversaires, le pilote antillais accentue encore son avance ! Il boucle la deuxième étape avec une confortable marge de sept minutes sur le Finlandais Katajamaki. Carlsson a en effet été retardé par des problèmes mécaniques.

Malgré cette confortable avance, Simon ne veut pas crier victoire trop vite : « Je suis tout d’abord satisfait de cette journée : ce n’est pas tous les jours qu’on réalise tous les meilleurs temps. Je voulais souligner la qualité des pneus Michelin, qui souffrent le martyre dans ces conditions. Nous n’avons pas eu à déplorer de crevaison et j’espère qu’il en sera de même demain. Il me reste six enveloppes neuves pour les cinq spéciales de la troisième étape. Je vais avant tout chercher à gérer mon avance lors de cette dernière journée. Ce n’est pas le plus facile car il faut tout de même rester concentré. »

Des 60 équipages partis d’Antalya jeudi soir, il n’en reste plus que 28 ce soir. Incontestablement, ce premier Rallye de Turquie se déroule dans des conditions très difficiles. Les voitures sont soumises à un traitement des plus cruels sur les routes montagneuses… et ce n’est pas terminé ! Demain, il reste cinq spéciales totalisant près de 90 km à parcourir.

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