Monte-Carlo – Arrivée  27 janvier 2003

Jackpot pour Simon à Monaco !

Le rallye commence loin de Monaco, à Gap plus exactement. La journée de vendredi s’annonce comme la plus difficile du rallye. Six spéciales sont au programme, avec toutes les conditions de routes, de l’asphalte sec à la glace vive !

Ces conditions piégeuses à souhait, Simon les adore tout en s’en méfiant : « Le Monte-Carlo est un rallye de compromis. On ne peut pas avoir une voiture et une monte pneumatique parfaites sur l’ensemble d’une boucle de spéciales. Il faut donc faire preuve de beaucoup d’improvisation pour rester sur la route, avant même de penser à faire des temps ! »

Dès la première spéciale, Simon donne le ton en réalisant le meilleur temps. Tout au long de la journée, il va se bagarrer avec le jeune Suédois Daniel Carlsson : « C’est un garçon que j’apprécie. Nous avions pu nous rendre compte de sa pointe de vitesse aux Cardabelles l’an passé. Mais là, je dois humblement reconnaître qu’il m’a donné une leçon dans la spéciale de Plan de Vitrolles. Il devait être dégoupillé ! De mon côté, j’ai chercher à assurer car je ne le sentais pas. Un rallye comme le Monte-Carlo ne se gagne pas sur un ou deux chronos. Il faut savoir être constant. »

Avec deux meilleurs temps et quatre deuxièmes places en six spéciales, Simon occupe la tête à l’issue de la première étape. Malheureusement pour le sport, Carlsson est mis hors-course avant le départ de la deuxième étape. Simon se retrouve avec 2’30’’ d’avance sur… son équipier Brice Tirabassi, leader et futur vainqueur du JWRC.

La deuxième journée est plutôt courte, puisque Simon et ses adversaires ne disputent qu’une spéciale ! La première est annulée (trop de spectateurs). Les troisième et quatrième épreuves du jour sont neutralisées car un accident de la route bloque le parcours de liaison. Entre ces évènements, Simon a tout de même le temps de signer un nouveau meilleur temps… portant ainsi son avance à 3’14’’.

La dernière journée ne s’annonce pas de tout repos, car la fameuse spéciale du col du Turini est au programme à deux reprises. Les derniers kilomètres de la montée sont enneigés : Simon décide de jouer la sécurité en montant des pneus clous. La voiture est très sous-vireuse sur l’asphalte, mais ce choix permet au Martiniquais d’augmenter son avance au premier passage.

Le pilote de la Renault Clio Super 1600 conserve des pneus clous pour le deuxième passage. Dans la dernière spéciale du rallye, une mésaventure manque de réduire à néant tout le travail effectué : « Je suis arrivé en sous-virage dans un piège et j’ai glissé sur les pierres sorties par Marcus Gronholm, qui avait touché à cet endroit juste avant moi. J’ai tapé de l’arrière gauche et le pneu à crevé. J’ai fait les 18 derniers kilomètres sur trois roues. Mon avance était heureusement suffisante pour que je garde la tête ! »

Simon remporte en effet la classe A6 au terme d’une course sans faute : « Ce fut un très bon week-end. Nous avons roulé sur un rythme adapté au Championnat du Monde : pas de « maximum attaque », mais beaucoup d’improvisation. Je dois tirer un grand coup de chapeau à l’équipe Oreca, qui a réalisé un travail parfait ce week-end. Nous n’avons connu aucun souci de fiabilité. Tout ceci est de bon augure pour la suite de notre longue saison ! »

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