Sanremo - Présentation  15 septembre 2002

Sanremo rime avec Clio !

Simon, tu alternes à un rythme effréné les manches du Championnat de France et des épreuves du Championnat du Monde des Rallyes. Il y a de quoi s’y perdre…
« Il est vrai que mon programme 2002 est particulièrement riche, avec onze rallyes disputés au volant de la Renault Clio Super 1600. L’objectif majeur de la saison est le développement de cette voiture. En plus des nombreuses séances que nous menons avec Renault Sport Technologies, nous devions concocter un programme qui nous permette d’affronter des adversaires de valeur dans toutes les conditions. En Championnat de France, nous rencontrons trois constructeurs impliqués en WRC. J’essaie de marquer un maximum de points à chaque fois pour décrocher un bon résultat en fin de saison. En Mondial, il s’agit plus de coups ponctuels, puisque nous ne marquons pas de points au Championnat. Le niveau est également très relevé, puisqu’il y a sept constructeurs engagés ! Pour Renault comme pour moi, cette adversité est aussi enrichissante que valorisante. »

Justement, peux-tu faire un bilan à mi-saison du développement de la Clio ?
« Nous avons progressé sans cesse depuis le début de la saison, mais il nous reste encore beaucoup de travail pour rattraper les autres. Renault est le dernier constructeur arrivé en Super 1600 et nous devons nous battre face à des équipes impliquées depuis la création de cette catégorie. Du côté de la Clio, je peux dire que c’est une voiture homogène, qui n’a pas de point faible. Mon équipe a résolu les problèmes de fiabilité moteur qui ont causé mon abandon en Alsace. Maintenant, nous pouvons donc nous concentrer sur les évolutions qui seront mises en place pour 2003. Avec Renault Sport Technologies et Automéca, nous travaillons main dans la main, dans toutes les directions : moteur, boîte de vitesses, tenue de route… »

L’actualité du moment, c’est le Rallye Sanremo. C’est une épreuve que tu apprécies particulièrement…
« Effectivement, je n’ai que des bons souvenirs de ce rallye. J’ai participé aux trois dernières éditions en rejoignant à chaque fois l’arrivée. En 1999, les problèmes de fiabilité de la Focus WRC sont enfin résolus et je termine 7e. En 2000, je signe deux scratches avec la Impreza WRC. Je peux viser une place sur le podium, mais un problème mécanique me fait perdre près de 2’ et je ne termine que 7e. L’an passé enfin, j’emmène ma 206 WRC privée à la 10e place après plusieurs chronos dans le top 6. C’est un rallye qui peut être très agréable si la météo est clémente. Mais si les conditions se détériorent, cela devient un enfer. Les spéciales sont assez étroites et on rencontre à peu près tous les types d’asphalte imaginables. Et puis il y a toujours une atmosphère particulière avec cette foule de tifosi… »

Tu as terminé 4e et 3e de la classe Super 1600 en Grèce et en Allemagne. Cette fois, tu vises plus haut ?
« Ne mettons pas la charrue avant les bœufs ! Evidemment, mon objectif est de remporter la classe. Les concurrents du Championnat JWRC – Duval, Sola, Dallavilla… – sont des garçons redoutables. Et puis il y aura quelques autres franc-tireurs. On retrouvera ainsi deux autres Clio, pilotées par Hirvonen et Lozza, et deux 206 pour Travaglia et Cavigioli. Comme moi, ces garçons ont envie de démontrer qu’ils sont au plus haut niveau. Il faudra donc faire une course parfaite pour décrocher la victoire. »

Quels sont tes objectifs pour la fin de saison ?
« En Championnat de France, je souhaiterais remporter au moins une course lors des trois dernières manches. Je suis troisième au Championnat, mais il serait présomptueux de viser le titre, même si tout est jouable mathématiquement. En Mondial, je veux continuer à démontrer que je suis plus que jamais à mon meilleur niveau. Il faut préparer l’avenir… »

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