Deutschland - Etape 2  24 août 2002

Bon pour le service !

Le fait d’évoluer dans un camp militaire est inédit en Championnat du Monde des Rallyes. A Baumholder, le revêtement était constitué de plaques de béton très abrasif. Mais la principale difficulté provenait d’énormes rochers délimitant les virages. Conçus pour guider les chars d’assaut la nuit, ces pierres devenaient autant de pièges pour les voitures de rallye.

Ces particularités avaient bien été assimilées par Simon lors des reconnaissances. Le Martiniquais avait ainsi défini des réglages adéquats pour la journée. Cette deuxième étape débutait pourtant assez mal. Simon souffrait beaucoup de ses deux côtes cassées lors de la première spéciale. Il apprenait avec soulagement l’annulation de la seconde épreuve du jour. Il pouvait ainsi avaler les médicaments destinés à atténuer la douleur avant de poursuivre sa route.

Lors de la deuxième boucle, qui se décomposait en trois spéciales, Simon signait deux temps très corrects dans les deux premières ES : « Ma Renault Clio Super 1600 se comporte bien, même si les slicks auraient été préférables aux pneus mixtes. D’une manière générale nous devons faire face à une usure importante des pneumatiques. Mais tout le monde est dans le même bateau ! » Cette boucle allait toutefois mal se terminer pour Simon, qui perdait une minute pleine dans la spéciale d’Erzweiler : « Peu après le départ, j’ai coupé une corde en terre et je me suis appuyé sur un petit talus. Ceci a rempli le passage de roue de boue et la voiture est devenue inconduisible. C’est très frustrant de devoir se battre pendant 20 km avec une auto qui ne peut livrer tout son potentiel ! »

Mais Simon n’avait pas décidé de lâcher prise pour autant. Dans la terrible spéciale de Panzerplatte, le pilotes des Antilles décrochait le 2e temps de la classe Super 1600. En s’extirpant du baquet de droite de la Renault Clio, Jack Boyère tirait un bilan constructif de cette deuxième journée de course : « C’était une étape très difficile, avec de multiples occasions de faire des erreurs ! A nouveau nous avons acquis de l’expérience qui ne pourra être que profitable à l’avenir. Différent de celui utilisé lors de la première étape, le set-up de la Clio nous a donné entière satisfaction. Et pour la première fois, nous avons roulé sur de l’asphalte mouillé avec la Clio. »

Simon est également satisfait d’être toujours en course, même s’il doit lutter physiquement : « Vendredi matin, je ne pensais honnêtement pas que je serais toujours en course à l’issue de la deuxième étape. C’est très difficile, mais j’ai envie de faire plaisir à mon équipe et à mes supporters. Il y a de nombreux antillais présents ici ! Nous aborderons demain un terrain que je connais beaucoup mieux. J’espère pouvoir y signer quelques chronos intéressants… »

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