Interview  30 juillet 2002

Le temps des vacances… ou presque !

Simon, après un mois de juin très chargé, tu as du pouvoir prendre un peu de repos en juillet !
« C’est vrai que nous avons enchaîné trois épreuves en juin, ce qui fait beaucoup additionné aux séances d’essais. En juillet, je suis donc retourné aux Antilles. C’était l’occasion de retrouver ma famille, mais aussi d’effectuer plusieurs opérations de relations publiques en Martinique et en Guadeloupe pour les importateurs locaux de Renault. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé des pilotes, spectateurs, supporters… Ils me considèrent un peu comme le représentant des pilotes antillais qui n’ont pas forcément pu tenter leur chance en Europe malgré leur talent et je prends ce rôle très à cœur… »

Tu es ensuite revenu en Métropole pour une nouvelle séance d’essais…
« Oui, nous ne relâchons pas nos efforts car il y a beaucoup de travail, d’autant que la concurrence ne reste pas inactive non plus. Nous avons travaillé en vue du rallye d’Allemagne, mais aussi sur le développement pur de la version 2002. En outre, j’ai testé des pièces qui seront éventuellement homologuées pour la saison 2003. Tout le monde se donne à fond pour faire évoluer la voiture. De mon côté, j’essaie de donner aux ingénieurs un maximum d’informations, de feed-back. Au bout du compte, nous progressons, même s’il est parfois difficile d’évaluer en essais le gain à l’aide d’un chronomètre. Le développement d’une voiture de rallye est à ce prix… c’est d’une rare exigence et c’est réellement passionnant ! »

En quoi le terrain du Rallye d’Allemagne est-il différent de celui de l’Alsace-Vosges ?
Sachant que cette épreuve avait des chances d’intégrer le Championnat du Monde cette année, j’avais effectué les reconnaissances de l’édition 2001. Je connais donc une partie du parcours, dont la physionomie varie beaucoup d’une étape à l’autre. L’année dernière, la première étape était constituée d’un parcours peu naturel, avec beaucoup de carrefours. La deuxième journée se déroulait dans un camp militaire, sur des routes en béton très piégeuses. Enfin, la troisième étape se rapprochait de ce que nous connaissons, à mi-chemin entre le Touquet et l’Alsace-Vosges. En tous cas, cette épreuve devrait être une belle fête, car sa position centrale attirera de nombreux spectateurs. Les organisateurs le savent et ils prévoient les choses en conséquence ! »

Et puis l’Allemagne te donnera l’occasion de te confronter au gratin mondial et à un certain Cédric Robert…
« Effectivement ! Ce déplacement en Allemagne sera très important pour toute l’équipe car Clio devra démontrer son potentiel. Après avoir prouvé notre compétitivité sur la terre en signant 9 des 15 meilleurs temps du Rallye de Grèce, tout le monde nous attend au tournant sur l’asphalte… Et c’est justement notre but : nous voulons nous étalonner face à l’élite mondiale sur le tarmac. Cédric sera un adversaire de choix supplémentaire et je crois que nous voudrons tous les deux démontrer que le niveau du Championnat de France est exceptionnel… et que nous avons plus que jamais notre place dans cette fameuse élite mondiale ! »

Que feras-tu d’ici l’Allemagne ?
« Je vais me ressourcer en famille quelques jours, avant d’attaquer la deuxième partie de la saison qui s’annonce longue et palpitante. Nous allons enchaîner cinq rallyes les uns derrière les autres. Avec les séances d’essais, mon emploi du temps s’annonce à nouveau très chargé. C’est exceptionnel, motivant et très excitant ! »

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