Interview  23 mai 2002

L’Alsace-Vosges se rapproche…

Simon, te voici donc de retour en Métropole après quelques semaines passées aux Antilles…
« Oui, comme toujours je dois intégrer le décalage horaire et reprendre le mode de vie européen. Rien de mieux que de faire du sport pour se recaler ! Il faut que je me tienne en forme car le programme des semaines à venir ne va pas être de tout repos ! Trois rallyes très différents, l’Alsace-Vosges, la Grèce et le Limousin, vont s’enchaîner en un mois. Entre les séances d’essais, les reconnaissances et les courses proprement dites, je ne vais pas avoir le temps de m’ennuyer… et je trouve cela génial ! »

Tu viens justement de faire des essais sur asphalte. Comment se sont-ils passés ?
« Nous avons effectivement fait deux jours d’essais en Alsace. Avec Renault Sport Technologies, nous poursuivons le développement de la voiture en étant conscients du niveau de la concurrence. Nous sommes extrêmement motivés car les constructeurs et les pilotes que nous affrontons sont de véritables spécialistes du Championnat de France. Et il faut bien reconnaître que les équipes officielles auront toujours plus de facilités que les très bonnes structures privées comme la notre. Mais le règlement Super 1600 est suffisamment bien fait pour que nous puissions défendre nos chances… »

Tu passes de la terre à l’asphalte. Que faut-il changer sur la voiture… et le pilote ?
« Sur la terre, nous ne faisons qu’un passage en reconnaissances. Ce paramètre additionné à une surface glissante oblige les pilotes à faire preuve d’improvisation permanente. Sur l’asphalte, c’est très différent : il faut conduire au millimètre, en allant chercher le point de corde le plus tard possible. En théorie il ne faudrait jamais improviser sur le bitume ! Sur la voiture, de nombreux éléments et réglages sont bien entendus différents. Ainsi, nous montons des suspensions plus dures. Si les freins ne changent pas, nous modifions la répartition sur les roues avant. Le moteur doit être plus pointu, alors qu’on cherche le couple sur la terre… »

Les épreuves te donnent l’occasion de mettre sur pied des opérations de réceptif. Peux-tu nous en dire plus sur le sujet ?
« Le sport automobile ne pourrait pas vivre sans partenaires. Alors j’essaie de satisfaire au mieux les miens, et pas seulement avec des résultats sportifs. Pour l’Alsace-Vosges, nous avons monté avec la concession Renault de Saint-Dié-des-Vosges et la Direction Régionale d’Alsace, une opération qui permettra à près de 200 personnes de vivre le rallye de l’intérieur. Ces opérations sont également de bonnes occasions de faire découvrir les Antilles et leurs produits. Le rhum est à consommer avec modération, mais pas la banane ! La banane de Martinique fera d’ailleurs son apparition sur la carrosserie de ma Clio en Alsace… »

Terminons par un coup d’œil sur l’actualité : les deux premiers du rallye d’Argentine ont été exclus de l’épreuve pour non-respect des réglementations sportive et technique. Que t’inspirent ces sanctions ?
« Après trois saisons passées en tant que pilote d’usine ou privé, je connais bien le contacte du Championnat du Monde. Les règles y sont très strictes et les sanctions exemplaires. Les décisions sont prises rapidement, sans influence ni tolérance. Pour ma part je trouve cela en parfaite adéquation avec l’esprit sportif. J’espère tout simplement que le Championnat de France prendra exemple sur ce mode de fonctionnement. »

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