Auxerrois - Etape 2  27 avril 2002

Une deuxième place à défendre !

Avec six spéciales totalisant plus de 80 kilomètres chronométrés, cette deuxième étape du Terre de l’Auxerrois était le « gros morceau » du rallye. Disputée au sud d’Auxerre, au milieu des vignobles de la région de Coulanges-la-Vineuse, la journée se découpait en deux boucles de trois spéciales : Val de Mercy, Vallan et Jussy. Côté météo, la pluie et le vent glacial de la veille avaient laissé la place à un temps agréable et sec. De quoi mobiliser les supporters antillais de Simon Jean-Joseph, venus en masse encourager leur pilote favori ! Sa popularité s’est également vérifiée dans le Village du Rallye : il y avait beaucoup de monde autour de la tente aux couleurs de la Martinique où se sont arrachés plus de 3 000 posters !

Septième temps de la première spéciale du jour, Simon n’était évidemment pas satisfait de sa position : « Ca patine beaucoup car le sol est souvent recouvert de gravier. Je pense que les suspensions sont trop souples. Et je dois toujours adapter mon pilotage à la traction… J’ai encore du temps à gagner sur les virages serrés et les freinages. »

Dans la spéciale suivante, Simon se rapprochait des leaders, puisqu’il signait le troisième temps à 2’’4 de Dussaucy. Le pilote de la Renault Clio Super 1600 confirmait son retour en force avec un deuxième temps dans l’ES7, à seulement 8/10e de Tirabassi. De retour au parc d’assistance, le Martiniquais tirait un premier bilan : « La voiture est toujours en développement et nous continuons notre apprentissage. Ce matin, nous avons fait un mauvais choix dans nos réglages. Nous avions assoupli la voiture pour gagner en motricité, mais cela n’a pas fonctionné. » Au classement général, Simon pointait alors en deuxième position, à seulement 7’’ de Tirabassi. Troisième, Amourette était relégué à 29’’ du leader.

Pour le deuxième passage dans la spéciale de Val de Mercy, Simon n’était une nouvelle fois pas satisfait de son temps : « Il doit y avoir un raccourci que je n’ai pas trouvé, car nous avons pourtant bien amélioré le comportement de la voiture ! » Ce sentiment était confirmé dans l’ES9, puisque le Martiniquais signait le deuxième temps à moins d’une seconde de Tirabassi, en état de grâce dans cette deuxième étape. Une crevaison dans l’ES10 empêchait la Clio de poursuivra sa démonstration, mais Simon était tout de même satisfait de cette deuxième journée de course…

« Notre voiture est quasiment neuve et elle affiche déjà un excellent niveau de fiabilité. Je suis satisfait de voir que nous sommes dans le coup, alors que nous nous battons face à des équipes d’usine. Avec Jack Boyère, nous prenons beaucoup de plaisir dans la voiture ! », résume Simon. « Pour la troisième étape, nous allons encore attaquer… car la seconde est très chère ! Aller chercher la victoire à la régulière me semble impossible. Mais défendre notre deuxième place va également être très difficile… »

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