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Finlande - Etape 2  9 août 2003

Fin de série pour Simon

Cette seconde journée qui s’annonçait terrible, avec près de 168 kilomètres chronométrés et sept spéciales au menu, dont deux passages dans le légendaire chrono d’Ouninpohja, a tenu toutes ses promesses. Le pilote de l’Equipe de France FFSA n ‘a pas été épargné par les incidents de course mais a pu, contrairement à bon nombre de ses adversaires, rallier le podium de Jyväskylä.

Ecarté de la victoire en classe A6, suite à une légère sortie de route dans la première étape, Simon Jean-Joseph comptait sur cette deuxième journée pour signer quelques chronos probants et surtout engranger de l’expérience. Mais la course du Martiniquais s’est arrêtée dans la première spéciale de la matinée, suspension cassée après une touchette. Simon dresse cependant un bilan positif de sa seconde participation au Rallye de Finlande : « Je retiendrai avant tout mon bon début de course où je devançais les pilotes scandinaves sur leur terrain. J’ai ensuite été victime d’une cascade de petits incidents que j’assume totalement. Je suis simplement déçu de ne pas avoir pu prendre plus d’expérience. C’est un rallye très difficile avec un pilotage en trois dimensions ; petit cœur s’abstenir… »

Le bon comportement des Clio, sur un terrain qu’elles découvraient, satisfait pleinement Gilles Lallement, Directeur Technique de Renault Sport : « Je suis ravi de voir que nous pouvons nous battre ici avec les meilleurs malgré notre relative

Finlande - Etape 1  8 août 2003

Des bosses pour Simon…

L’objectif de Brice Tirabassi au départ du Rallye de Finlande était avant tout de ramener des points dans l’optique du Championnat. Mais le pilote de l’Equipe de France FFSA, parti sur un rythme modéré, a progressivement augmenté la cadence pour se hisser en fin de journée au niveau des meilleurs. Il mène le JWRC au terme d’une course pleine d’intelligence.

Invaincu en classe A6 depuis le Rallye de Grande Bretagne 2002, Simon Jean-Joseph avait à cœur de prolonger cette série victorieuse. Le Martiniquais s’y employait dès les premiers chronos et creusait inexorablement l’écart sur ses adversaires. Victime d’une crevaison dans l’ES4, il parvenait à préserver sa position mais devait la céder à l’issue du sixième chrono après une sortie de route. Une réception brutale sur une des fameuses bosses de Ruuhimaki, lui fera adopter définitivement un rythme plus tranquille : « Nous avons abordé une bosse à fond de 6 et atterri sur le museau. Le berceau avant et un amortisseur se sont cassés sous le choc. Jack et moi avons été bien secoués. Dès lors j’ai préféré terminer la journée tranquille car je suis également ici pour emmagasiner de l’expérience. »

Satisfaction de mise également pour Gilles Lallement, Directeur Technique de Renault Sport : « Brice fait une belle course, malgré son peu d’expérience, en alliant vitesse et prudence. Je pense que Simon, qui était parti très vite, aura à cœur de rattraper une bonne partie de son retard. Les Clio se sont montrées les plus rapides aujourd’hui car nos pilotes sont très satisfaits du set-up adopté suite aux essais menés ici la semaine dernière.

La classe A6 est dominée par la Clio du jeune Per-Gunnar Andersson, pilote Renault Suède, actuel leader de la catégorie 1600 dans son championnat national.

Finlande – Présentation  30 juillet 2003

Simon va rouler sa bosse

Avec ses spéciales ultra-rapides tracées sur des routes de terre et ses bosses, le Rallye de Finlande est un des rallyes les plus mythiques. Un des plus difficiles à appréhender également.

Quatre victoires de classe A6 consécutives font de Simon Jean-Joseph l’homme de référence de la catégorie Super 1600. A Jyvaskyla, le Martiniquais ne vise rien d’autre qu’un nouveau succès, même s’il sait que ce sera particulièrement ardu : « Pour moi ce rallye est le challenge de l’année ! Je n’ai fait que quatre spéciales lors de mon unique participation à l’épreuve, c’était en 1999. Je considère donc cette épreuve comme une découverte. Mon objectif avoué est de gagner, même si je sais que c’est un peu optimiste sur un terrain aussi spécifique. »

Simon pourra s’étalonner sur deux autres pilotes engagés sur des Clio Super 1600 : le britannique Mark Higgins et le suédois Jonas Andersson : « Ce sera une course dans la course. Ma valeur étalon sera Mark, qui a déjà disputé cette épreuves à plusieurs reprises. Et je n’oublie pas les concurrents du JWRC, qui vont venir se mêler à la lutte. »

En fin de semaine, l’équipe Oreca sera déjà à pied d’œuvre au pays des 1000 lacs pour mener une séance d’essais. Simon et son équipier Brice Tirabassi se relaieront au volant pour définir les réglages adaptés à ce terrain si spécifique.

Ile-de-France – Arrivée  19 juillet 2003

La moisson de Simon

Avec une seule étape et huit spéciales, il ne fallait pas être long à se mettre en action ce matin du côté de Chevannes (Essonne). Après les reconnaissances, les 12 Super 1600 devaient disputer à quatre reprises la même spéciale de 13 kilomètres. Les organisateurs ayant copieusement arrosé la piste pendant la nuit, les premières voitures devaient balayer une épaisse couche de boue. Simon Jean-Joseph limitait les dégâts, mais ils était tout de même devancé par Noël Tron, Emmanuel Guigou et Brice Tirabassi, partis après lui. Tron récidivait dans l’ES2, reprenant quelques secondes au leader du Championnat.

La tendance s’inversait dès l’ES3 : Simon signait un premier temps scratch devant Brice. Les deux pilotes du Clio Team se replaçaient dans le sillage du leader. A l’issue de l’ES4, l’ambiance était mi-figue, mi-raisin sous la structure Renault : en réalisant un nouveau meilleur temps, Simon s’emparait de la tête de l’épreuve. Mais Brice abandonnait à cause d’un problème moteur.

Les ambitions du Clio Team reposaient alors sur les seules épaules de Simon. L’après-midi, trois passages étaient prévus dans la même spéciale, mais empruntée à l’envers. L’arrosage effectué pendant la pause ne perturbait pas la hiérarchie et Simon construisait sa victoire en signant trois nouveaux meilleurs temps.

La dernière spéciale opposait les concurrents deux par deux sur des pistes parallèles. Dans ce dernier exercice, Simon rendait une grosse poignée de secondes à Noël Tron en étant gêné par la poussière. Mais il conservait tout de même l’avantage au classement général.

Pour le Martiniquais, il s’agit donc de la troisième victoire de la saison : « Je craignais cette épreuve car ce genre de spéciale n’est pas mon terrain de prédilection. Malgré cela, j’avais envie de me prouver que je pouvais être rapide. Je me suis donc appliqué pour être efficace, surtout dans les parties serrées. Je suis presque surpris de m’imposer. Je voudrais tirer un nouveau coup de chapeau à l’équipe, qui a beaucoup travaillé depuis le Rallye du Rouergue, notamment au cours d’une grosse séance d’essais sur la terre. Et je souhaite remercier les nombreux supporters antillais venus m’encourager : il y en avait partout et ils m’ont donné de la force, ‘plis fos’ comme on dit chez moi ! »

Bernard Ollivier, Directeur général de Renault Sport Technologies, déclarait pour sa part : « C’est une grande satisfaction pour Renault de remporter cette épreuve très spéciale. Il est dommage que Brice ait eu à subir les aléas de la mécanique, mais Simon a su faire une grande course pour ramener la victoire. »

Ile-de-France - Présentation  18 juillet 2003

Une terre inconnue à conquérir

Avant toute chose, il convient de se pencher sur les règles du jeu de l’épreuve : le Rallye d’Ile-de-France ne se disputera sur une unique étape de huit spéciales. Le matin, les équipages parcourront à quatre reprises une ES de 13 kilomètres. L’après-midi, le même tracé sera utilisé à trois reprises, mais en sens inverse. L’épreuve se terminera par une spéciale à pistes parallèles de 7 kilomètres. Avec moins de 100 kilomètres chronométrés, le sprint sera encore plus intense que d’ordinaire… et les écarts risquent de se compter en dixièmes de secondes !

Leader du Championnat depuis le coup d’envoi au Lyon-Charbonnières, Simon Jean-Joseph aborde cette cinquième manche avec autant d’enthousiasme que de prudence : « C’est une très bonne idée que d’essayer de populariser le rallye en région parisienne. La communauté antillaise est très importante en Ile-de-France et je crois savoir que de nombreux supporters ont prévu de venir m’encourager ! En ce qui concerne l’aspect sportif, j’espère que les conditions de route seront équitables pour tout le monde. Ca n’a rien d’évident sur un terrain artificiel… Pour moi qui aime les longues spéciales faisant la part belle à l’improvisation, on ne peut pas dire que je sois gâté. Mais je suis déterminé à me battre pour la victoire. J’ai une position de leader à défendre… »

Cette position de leader, Simon va une nouvelle fois devoir la défendre face à son équipier, Brice Tirabassi. Le jeune Varois, qui a trouvé le temps de se marier depuis le Rallye du Rouergue, est un grand spécialiste de la terre. Mais il faudra aussi compter sur les Clio privées de Bérenguer et Guigou, les Peugeot 206 officielles (Cédric Robert et Bryan Bouffier), la Citroën Saxo de Noël Tron et des invités internationaux. Suzuki engage notamment une Ignis pour l’allemand Niki Schelle.