Posts tagged ‘Mitsubishi Lancer’

Australie – Etape 1  5 septembre 2003

Retrait prématuré pour Simon

Simon, venu pour découvrir et apprendre l’épreuve, est évidemment déçu de l’issue de son Rallye d’Australie : « La voiture mise à notre disposition par l’équipe Nocentini by MRT était un mulet reconditionné pour la course. Nous avons rapidement été confrontés à des problèmes de freins persistants. Ce qui ne met pas en confiance ! Je pense également qu’il y avait beaucoup à gagner du côté des suspensions, qui ne me convenaient pas. L’équipe a fait tout ce qu’elle a pu pour remédier à ces problèmes, mais un problème électrique nous a empêché de continuer après le parc d’assistance. »

« C’est une situation très frustrante », poursuit Simon. « Le budget nécessaire pour courir une telle épreuve est très élevé mais j’avais réussi à le réunir. Je voulais vraiment aller au bout pour disposer d’une bonne base de notes. Les reconnaissances se sont bien passées, mais les problèmes de freins nous ont empêché de corriger les notes en course. C’est dommage mais c’est comme ça. On n’a jamais fini d’apprendre… »

Simon va maintenant rentrer en Métropole pour retrouver le baquet de sa Renault Clio Super 1600. Au programme, une séance d’essais pour préparer le Rallye du Touquet. La prochaine manche du Championnat de France Super 1600 se déroulera sur la terre des Cardabelles, du 19 au 21 septembre. Une première occasion de remporter le titre…

Australie  4 septembre 2003

Carnets de route…

« Ce pays me fait penser à la vieille Floride. On a l’impression d’évoluer dans des décors de westerns », commence Simon. « La ville de Perth ressemble aux villes américaines, avec des rues perpendiculaires et des grands immeubles. Tout est d’une propreté impressionnante et j’ai été enchanté de l’accueil réservé au rallye. On sent que c’est un événement attendu de tous. »

« Dès qu’on sort de la ville, le décor change complètement », poursuit Jack. « Je ne connais pas les Etats-Unis mais j’ai l’impression de retrouver des ambiances de films américains. Il y a des étendues désertiques, mais la plupart des spéciales se déroulent dans d’immenses forêts. Nous n’avons pas beaucoup de contact avec la population, sauf quand nous nous arrêtons dans les stations-service. Les gens sont tranquilles, ils n’ont pas l’air inquiet. C’est un peu le cliché, avec la papi en salopette qui arrive au volant de son vieux pick-up poussiéreux ! Côté faune, nous croisons beaucoup d’émeus et quelques kangourous, mais pas assez à mon goût ! »

Evidemment, les reconnaissances ont permis au duo de se familiariser avec les spéciales de l’épreuve. Simon ne se montre pas emballé outre mesure : « Ce que je peux dire, c’est que c’est très difficile… et dangereux ! Je ne trouve pas ça exceptionnel, contrairement à la Finlande par exemple. Les petites billes qui recouvrent la route provoquent une glisse permanente de la voiture. Il y a pas mal de passages sinueux ou étroits, avec des rails qui vont rapidement se creuser. Le principal problème, ce sont les arbres qui sont à proximité immédiate de la route. La moindre erreur se paiera comptant… »

Sur ce terrain déroutant car ne ressemblant à aucun autre, Simon et Jack sont bien décidés à accumuler de l’expérience : « C’est pour cela que nous sommes là, il ne faut pas l’oublier ! Je ne suis pas venu pour faire des temps, mais pour avoir de bonnes notes en vue de l’avenir. Et puis c’est aussi une bonne occasion de faire parler de la Martinique. Ici la plupart des gens n’ont jamais entendu parler de notre île. Alors ils se montrent intrigués par la décoration de la voiture… »

Australie - Présentation  26 août 2003

Simon au pays des kangourous !

Sur les quatorze épreuves inscrites au Championnat du Monde 2003, Simon en connaît déjà dix. Il en découvrira une onzième à l’occasion du Rallye d’Australie : « J’ajoute en effet un seizième rallye à un programme déjà bien chargé. Je remercie Renault de m’avoir autorisé cet extra. J’ai pu trouver un bon accord avec l’équipe MRT by Nocentini, qui me permettra d’évoluer sur une Mitsubishi Lancer. Je ferai équipe avec l’espagnol Daniel Sola et le péruvien Ramon Ferreyros. »

Le Rallye d’Australie est très difficile à appréhender en raison de la nature particulière du sol : les pistes sont recouvertes de petites billes de terre qui rendent l’adhérence précaire. L’expérience compte beaucoup sur ce rallye… et c’est pour cela que Simon tenait à participer à cette épreuve : « Je n’ai pas d’autre objectif que d’accumuler de l’expérience. Je souhaite faire de bonnes reconnaissances puis faire le rallye à mon rythme, sans me soucier des temps de mes camarades. C’est tout ! Cette participation me permettra d’avoir une bonne base de notes qui me sera certainement très utile dans le futur… »

Plus d’infos sur l’équipe : www.mrtbynocentini.it