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Dakar 2006 – J-15  16 décembre 2005

Le compte à rebours est lancé !

Simon a donc retrouvé avec plaisir le public du Benelux sur le stand de son partenaire Altadis. Musique antillaise et hôtesses arborant les couleurs de la Martinique ont apporté un grand rayon de soleil sur ce Salon : « Depuis ma victoire au Rallye du Condroz 2003, je compte de fidèles supporters dans la région ! Le public belge et luxembourgeois se montre toujours chaleureux et c’est un plaisir que de venir lui rendre visite. Ca me fait chaud au coeur quand certains viennent me dire qu’ils sont partis en vacances à la Martinique depuis qu’ils m’ont rencontré sur les rallyes. Je sais aussi que les Antillais suivent avec intérêt mon engagement sur le Dakar. Merci à tous ceux qui m’ont adressé des messages d’encouragement ! »

La suite de la semaine a été plus studieuse pour Simon et l’équipe SDO Compétition. La partie la plus importante du travail a été effectuée au cours des derniers mois, avec la reconstruction des cinq ML430 de l’équipe. « Le programme a commencé fin juin, après le Rallye d’Orient. Nous avons préféré faire l’impasse sur certaines épreuves pour bien préparer le Dakar. Notre objectif est d’amener un de nos pilotes à la victoire de catégorie T2. », précise Jean-Yves Menguy.

Les châssis ont été démontés, sablés et repeints avant de recevoir des moteurs et boîtes de vitesses refaits à neuf. « Sans jeu de mots, le moindre grain de sable peut venir enrayer la machine. Les mécaniciens et techniciens de SDO connaissent très bien cette discipline. Ils ont des petits trucs pour préparer les mécaniques à un raid de plus de 9000 kilomètres ! »

Chaque soir, sauf lors des étapes marathon où l’assistance est interdite, la trentaine de personnes composant l’équipe technique veillera sur les mécaniques. Quand tout va bien, deux à trois heures sont nécessaires pour dépoussiérer, resserrer et contrôler les pièces critiques. Quand tout va mal, la nuit peut vite se transformer en séance de mécanique pour réparer les dégâts causés par un terrain impitoyable… Avec trois camions et deux voitures d’assistance pour six voitures de course, l’équipe SDO Compétition sort le grand jeu pour atteindre ses objectifs !

Simon et Jack ont également pris part à une séance de formation mécanique, afin de pouvoir pallier rapidement aux petits pépins qui arrivent forcément à un moment ou un autre : courroie cassée, fuite de fluide, problème électrique…

La fin de la semaine marquera la fin de la préparation avec une courte séance d’essais destinée à vérifier que tout va bien sur la voiture. L’équipe prendra ensuite le chemin de Lisbonne pour les traditionnelles vérifications techniques.

D’ici là, Simon prendra quelques jours de repos en famille. Jack doit encore travailler sur le parcours et les nouveaux systèmes de navigation. Nous en parlerons la semaine prochaine…

Dakar 2006 - J-23  8 décembre 2005

Simon et la Martinique au départ du Rallye Dakar !

Sans être un renard du désert, Simon ambitionne toujours de parfaire son expérience du rallye-raid : « J’ai découvert cette discipline en simple spectateur, à l’arrivée du Dakar 2004. Puis Altadis m’a proposé de prendre le volant d’une voiture ‘invités’ sur le Rallye du Maroc 2004. J’ai ensuite eu l’occasion de tester un Nissan Pick-Up avant de participer à mon premier Dakar l’hiver dernier. »

Si l’an passé l’expérience s’est soldée par un abandon sur ennui mécanique, Simon n’a depuis eu qu’un objectif : revenir pour tenter de rallier le Lac Rose à Dakar : « Il s’agit non seulement d’une course extraordinaire, mais aussi d’une aventure extrême. L’an passé, je sortais d’une longue saison de rallye et je n’ai pas vraiment eu le temps de me préparer. J’ai pris le départ de cette grande aventure sans vraiment savoir ou j’allais, un peu comme si j’étais monté sur un bateau sans connaître sa destination. En fait, je n’avais pas la pression du résultat, mais celle de l’inconnu. Ce fut vraiment une sensation très étrange, un mélange d’angoisses et d’excitation. Evidemment, j’ai fait des erreurs qui m’ont permis de mieux comprendre la philosophie de la discipline. Sur le fond, la préparation d’une épreuve en raid reste la même que celle d’un rallye traditionnel, sur la forme c’est un peu différent. On ne peut pas attaquer du premier au dernier mètre comme on le fait dans ma discipline habituelle. C’est différent. Par exemple, il ne faut pas tenter de passer en force un cordon de dunes, mais plutôt chercher la passe… »

Cette année, Simon ne partira pas dans l’inconnu, même si l’improvisation reste le maître mot d’une telle aventure. Il fera évidemment équipe avec Jack Boyère : « Le rôle du copilote est sensiblement différent et je pense qu’il est plus complet qu’en rallye traditionnel. Rigoureux et professionnel, Jack m’avait déjà impressionné l’an passé pour sa première expérience de la navigation au cap. J’ai une totale confiance en lui. Comme moi il sait un peu mieux à quoi s’attendre… »

Comme l’an passé, Simon et Jack prendront le départ au volant d’un ML. Mais cette année, c’est l’équipe SDO Compétition qui veillera sur ce 4×4 propulsé par un V8 de 260 chevaux : « Jean-Yves Menguy a créé cette équipe sur les bases du team de Georges Groine. L’équipe technique a reconstruit les voitures à neuf et je remarque un souci permanent de bien faire les choses. On compte également parmi les pilotes de l’équipe Jean-Pierre Strugo, une véritable référence de la discipline en catégorie T2. »

A trois semaines du départ, Simon se montre aussi enthousiaste qu’impatient : « Le Dakar 2005 reste un très beau souvenir. C’est un peu fou, totalement grandiose. Quand on y a goûté, on ne peut qu’avoir une envie : revenir… En tant qu’Antillais, rouler en Afrique revêt une dimension toute particulière… »

Dakar 2005 - Etape 7  7 janvier 2005

Simon Jean-Joseph quitte la course à Tichit

Depuis le départ, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère ont connu un large panel de ce qu’un concurrent du Dakar peut rencontrer. Partir en queue de peloton et devoir dépasser des pilotes moins rapides, composer avec les crevaisons, apprendre à passer les dunes, les épreuves ont été multiples.

Au terme de la sixième étape, Simon Jean-Joseph occupait la quatrième place de la catégorie T1 Essence et semblait bien parti pour remonter sur ses adversaires. Au CP2 de la septième étape reliant Zouerat à Tichit, il était revenu à la deuxième place provisoire…

« Hier, jusqu’au CP2, tout allait parfaitement bien, raconte le pilote du 4×4 Gauloises. Nous avons passé le contrôle en seizième position. Mais ensuite, nous avons rencontré quelques problèmes avec le moteur. Nous nous sommes ensablés à deux reprises dans les dunes. A 150 kilomètres de l’arrivée, alors qu’il était 20h00, le boîtier de transfert a cassé. Le camion d’assistance n’avait pas de quoi réparer, nous avons été contraint à l’abandon… »

Malgré la déception légitime, Simon gardera un grand souvenir de ce premier Dakar : « Forcément, nous sommes très déçus avec Jack mais je ne regrette pas du tout l’expérience. Le rallye-raid est une discipline très différente du rallye traditionnel. Nous avons beaucoup appris en très peu de temps. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est que même s’il ne faut piloter qu’à 60% de ses capacités, il faut rester concentré à 100%… et sur 500 kilomètres ! C’est un exercice exténuant. »

« Ensuite, il y a la navigation. On se retrouve au milieu de nul part et le road-book annonce que l’on va passer à coté d’un pneu. Au milieu du désert, on croise ce pneu, c’est vraiment étonnant. Après cela, il y a l’aspect aventure. Il faut improviser tout le temps. Le terrain change constamment, comme les conditions météorologiques. Il faut toujours s’adapter. »

« Enfin, il y a la notion de temps. Venant des rallyes où la victoire se joue à coup de dixièmes de seconde, c’est un peu déroutant. Ici, une seconde ne signifie rien. On s’arrête pour aider un concurrent à remettre sa voiture sur les roues, pour donner de l’eau à un motard et finalement, ça n’a que très peu d’impact sur le classement général. Lors de notre première crevaison, nous sommes sortis de la voiture avec Jack et nous nous sommes précipités pour changer la roue comme dans une spéciale de rallye… ce qui a eu pour simple effet de nous fatiguer ! C’est comme à l’approche de dunes. Il ne faut pas foncer dessus. Il faut bien regarder et apprécier la meilleure trajectoire. C’est seulement à ce moment qu’il faut y aller et sans retenu sinon, on peut y laisser vingt minutes. Je retiendrai de cette expérience qu’elle a été aussi bien appréciable qu’éducative. Nous avons beaucoup appris en quelques jours. Mon seul regret est de devoir quitter la course si tôt.

Dakar 2005 - Etape 6  6 janvier 2005

Apprendre la patience

Le désert Mauritanien a surtout rappelé aux pilotes quelques règles indispensables de prudence. Car contrairement aux étapes précédentes, où la prime était donnée au pilotage, cette sixième journée était celle de l’expérience. Devant, Robby Gordon et Colin McRae ont été victimes de spectaculaires accidents. Quant à Simon Jean-Joseph et son 4×4 Gauloises inscrit en catégorie T1, c’est le sable qui a ralenti sa progression.

« Hier, j’avais déjà beaucoup appris, raconte Simon une fois arrivé à Zouerat. Aujourd’hui, j’en ai appris encore plus et je ne doute pas que je vais encore en apprendre chaque jour ! Si la leçon d’hier concernait le pilotage dans les cailloux, aujourd’hui, il fallait apprendre à passer les dunes. »

Parti avec des pneus plus efficaces dans le sable que sur les pierres, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère ont choisi la prudence durant les premiers kilomètres : « Nous sommes partis sur un rythme assez calme. Les 250 premiers kilomètres ressemblaient au parcours d’hier, je voulais surtout éviter de nouvelles crevaisons. Après le CP1, nous avons commencé à découvrir les premières dunes. Nous en avons passé trois puis la trajectoire idéale était bloquée par le trépied d’une caméra. J’ai essayé de le contourner mais la voiture s’est ensablée. Nous avons réussi à repartir mais au lieu de m’arrêter en descente, j’ai stoppé la voiture en légère montée et ce fut le deuxième ensablement… tout ça devant les caméras ! Jack a piqué une petite colère, je n’étais pas non plus très content mais il y a des choses que l’on apprend qu’en faisant des erreurs ! Le problème est que chaque erreur coûte très cher et qu’il y a beaucoup à apprendre, surtout la patience. »

Dans la catégorie T1 Essence, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère terminent l’étape au quatrième rang, ils sont maintenant troisième du général à moins d’une minute de la deuxième place de Pascal Thomasse tandis que Jean-Pierre Strugo, équipier de Simon chez Gauloises occupe toujours la tête.

Dakar 2005 - Etape 5  5 janvier 2005

Premières aventures au Dakar

Au CP1, Simon ne pointe qu’à 22 secondes d’Isabelle Patissier. Mais ensuite, les ennuis commencent avec trois crevaisons. Au CP2, ce sont 9 minutes qui séparent le Champion d’Europe des Rallyes de celle qui a coiffé le titre mondial en T1 la saison dernière. Obligé de s’arrêter pour attendre une roue de secours, Simon terminera à plus d’une heure de la référence de la catégorie.

« Jusqu’au CP1, tout allait bien, raconte Simon. Ensuite, nous avons crevé puis, trente kilomètres avant le CP2, nous avons heurté quelque chose dans la poussière. Sous le choc, les pneus avant et arrière gauche ont crevé simultanément. Nous avons pu changer le pneu avant mais il ne nous restait plus de roue de secours pour changer l’arrière. Nous avons roulé avec le pneu crevé jusqu’au CP2 et attendu qu’une autre voiture puisse nous donner une roue. L’attente a été très longue. Au total, je pense que nous avons perdu une heure. Dire que la journée a été frustrante serait être en deçà de la réalité mais nous avons appris beaucoup, c’est quand même notre objectif en disputant pour la première fois le Dakar. »

Alors que Simon Jean-Joseph et Jack Boyère se dirigeaient vers l’arrivée de la spéciale pour en finir avec cette journée, Gerard De Rooy, leur équipier au sein de l’équipe Gauloises, a été victime d’un spectaculaire accident : « De Rooy Junior nous a dépassé à une vitesse incroyable avec son camion. Mais juste après, le camion a tapé une bosse et est parti en tonneaux. C’était vraiment impressionnant ! Nous nous sommes arrêtés pour voir si l’équipage allait bien. Gerard a cassé le pare-brise avec ses pieds pour pouvoir sortir. Ils semblaient tous un peu choqués mais sans blessure mis à part Gerard qui a récolté une coupure au bras. Ils vont avoir beaucoup de travail à faire sur le camion pour pouvoir repartir ! »

Mercredi, pour la sixième étape de ce 27e Dakar, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère seront confrontés aux premiers cordons de dunes signalés après 300 kilomètres de spéciale…

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