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Dakar 2006 – Etape 2  1 janvier 2006

En attendant l’Afrique

A l’image de toute autre épreuve automobile, le choix des pneumatiques s’est avéré important aujourd’hui. Hésitant entre des gommes dures ou typées « boue », Simon Jean-Joseph a opté pour la seconde solution et s’en montrait satisfait à l’arrivée de la spéciale : « Dans l’ensemble, le parcours était assez glissant même s’il y avait parfois quelques cailloux. »

Malheureusement, la progression du Martiniquais a rapidement été ralentie : « Dès les premiers kilomètres, nous avons connu un problème électronique dans la boite de vitesses, provenant d’un capteur. Durant toute la spéciale, il a fallu composer avec une boîte capricieuse. »

Simon et Jack ont dû, à plusieurs reprises, arrêter le moteur pour réinitialiser la boîte de vitesses : « Nous avons laissé passer des concurrents puis nous en avons doublé. Il fallait prendre son mal en patience. Dans les parties lentes, nous passions en mode « drive » et dans le rapide, nous étions parfois bloqués sur le deuxième ou troisième rapport… à 60 km/h. »

Malgré ces premières aventures, Simon reste optimiste : « L’équipe a déjà fait les réparations nécessaires à l’assistance. Notre objectif reste d’arriver à Dakar. L’incident du jour restera sans doute anecdotique même s’il est frustrant sur le moment. Nous préférons penser au plaisir et aux galères que nous aurons en Afrique. »

Demain : Nador – Er Rachidia
Après une nuit sur le bateau, les concurrents arriveront en Afrique demain matin. Les organisateurs ont concocté une première étape marocaine inédite avec les premiers pièges classiques : quelques traversées d’oueds et un peu de navigation sur 314 kilomètres pour rejoindre Er Rachidia plein Est au départ de Nador.

Le classement Autos
1. Sainz / Schulz 1:34’28″
2. Alphand / Picard +25″
3. Al Attiyah / Guehennec +28″
4. Masuoka / Maimon +1’01″
5. Roma / Magne +1’02″
34. Rousselot / Poncet (1er T2) +14’57 »
55. Jean-Joseph / Boyère +18’08″

Classement général après l’étape 2
1. Sainz / Schulz 2:30’48″
2. Alphand / Picard +3’45″
3. Roma / Magne +4’14″
4. Saby / Perin +4’22″
5. Sousa / Lurquin +4’32″
43. Jean-Joseph / Boyère +28’31″

  31 décembre 2005

Galerie photos : 2005

Dakar 2006 – Etape 1  31 décembre 2005

Et c’est parti !

Grande nouveauté de ce Dakar 2006, les concurrents ont à affronter plus de deux cents kilomètres chronométrés en Europe. Cette première étape, entre Lisbonne et Portimão, offrait déjà 83 kilomètres de spéciale sur des pistes rendues très glissantes par de récentes pluies : « C’était une journée assez calme, raconte Simon lors de son arrivée à Portimão. Il y avait de grandes allonges sur un terrain assez dur mais aussi des passages piégeux, très glissants, et quelques trous. »

Le parcours fléché a permis aux pilotes de rallyes traditionnels de s’exprimer. Carlos Sainz a réalisé le temps de référence alors que Simon Jean-Joseph et Jack Boyère signent le meilleur temps en catégorie T2 devant un public venu en masse : « J’en ai profité. Les pilotes de rallye avaient un certain avantage sur ce parcours. J’ai roulé prudemment avec l’objectif d’être à l’arrivée de la spéciale sans connaître de soucis. Il faut savoir profiter des bons moments et les savourer. Je veux aussi montrer que nous pouvons réussir si on nous laisse le temps d’apprendre. »

Et pour demain, l’objectif reste inchangé : « Je vais continuer sur le même rythme, en évitant les erreurs, révèle Simon. Nous sommes bien placés sur la route. Ce serait un avantage d’être dans cette position en arrivant en Afrique. Il faut accrocher le bon wagon. »

Demain : Portimão – Malaga
La deuxième étape du Dakar 2006 conduira les concurrents jusqu’au Port de Malaga d’où ils partiront vers l’Afrique. Longue de 115 kilomètres, la spéciale du 1er janvier se disputera dans sa totalité sur le territoire portugais avant une longue liaison en Espagne.

Le classement Autos
1. Sainz / Schulz 56’20″
2. Sousa / Lurquin +1’30″
3. Saby / Perin +1’51″
4. Kleinschmidt / Pons +2’24″
5. Chicherit / Baumel +3’02″
35. Jean-Joseph / Boyère (1er T2) +10’23″

Dakar 2006 – J-2  29 décembre 2005

Dans le vif du sujet !

Paris : 0°. Fort de France : 28°. Entre les deux, Lisbonne : 14° ! En attendant la chaleur du désert, Simon et Jack ont apprécié les quelques degrés offerts par la clémence de l’hiver dans la péninsule ibérique.

Hier, moment studieux avec les vérifications. C’est par un parcours administratif de près de deux heures que débute le rallye : « Présentation des documents, briefing médical avec les consignes pour déclencher les balises d’urgence, remise des systèmes Iritrack et Sentinel, il faut emmagasiner beaucoup de choses en finalement peu de temps. »

L’équipe SDO Compétition a ensuite monté les systèmes Iritrack (positionnement en temps réel via GPS) et Sentinel (avertisseur sonore entre les concurrents) sur le 4×4 de Simon avant de le présenter aux vérifications techniques. Là, les commissaires inspectent les éléments de sécurité et apposent des scellés sur les principaux organes mécaniques (châssis, moteur, boîte de vitesses…). La voiture est enfin rentrée en parc fermé, d’où elle ne ressortira que samedi matin pour le départ du rallye.

« Ca y est, on y est », résume Simon. « Nous n’allons pas rester inactifs d’ici samedi, nous avons de multiples briefings prévus avec l’équipe pour peaufiner l’organisation. Et puis je retrouve avec plaisir quelques connaissances que je n’ai pas vues depuis longtemps. Y compris des journalistes portugais que j’avais rencontré au Rallye de Madère. Vendredi soir, nous dînerons en compagnie de tous les équipages Gauloises. Ce sera le dernier moment festif ! »

Contrairement aux années passées, il n’y aura pas de prologue pour débuter, mais une vraie spéciale de 83 kilomètres reliant Lisbonne à Portimão : « Nous n’avons pas d’informations sur ce parcours, nous savons juste qu’il a beaucoup plus récemment dans la région, comme au Maroc d’ailleurs. »

La caravane rejoindra le continent africain dans la nuit du 1er au 2 janvier. Les choses sérieuses débuteront véritablement, avec une modification substantielle des conditions de vie : « Ne nous plaignons pas, nous devrions loger à l’hôtel pendant les deux tiers de l’épreuve. Ne pensez pas à des palaces avec des palmiers et une piscine bleue ! Le confort est spartiate, mais c’est tout de même mieux qu’une tente de camping… »

Côté gastronomie, les petits déjeuners et les dîners sont pris au bivouac. Pour le déjeuner, les concurrents ont droit à une ration fournie par l’organisation. Simon la complète avec des produits énergétiques fournis par son partenaire Eafit : « Compotes et barres de céréales composent l’essentiel de notre alimentation. Côté liquide, je bois quatre à cinq litres d’eau par jour. Ma gourde est enrichie par un complément d’oligo-éléments qui me permet de récupérer ce qui est perdu en transpirant. »

Transpirer, ça arrive quand il faut pelleter la voiture ensablée : « C’est ce que je redoute le plus ! L’an passé, je crois que nous avons progressé de 200 mètres en deux heures… Quand tout va bien, il faut tout de même gérer son énergie. On ne peut pas disputer une spéciale de 300 kilomètres en attaquant d’un bout à l’autre. C’est aussi dur mentalement que physiquement. »

Dakar 2006 – J-9  22 décembre 2005

Ne pas perdre le Nord !

Sur terre, sur mer ou dans les airs, le GPS (Global Positioning System) est un formidable outil permettant de connaître sa position sur le globe grâce aux 24 satellites placés en orbite à 20 000 kilomètres au dessus de nos têtes… Les premières utilisations de ce sytème sur le Dakar remontent au début des années 90. Depuis, le GPS s’est démocratisé au point que tous les concurrents embarquent le même appareil fourni par l’organisation. Ceci permet de niveler les chances entre tous les concurrents et d’associer des fonctions liées à la sécurité des équipages et des spectateurs.

Cette année, l’aide apportée par le GPS sera réduite à sa plus simple expression. Jack Boyère nous explique la réglementation 2006 : « Chaque étape sera jalonnée de points de passage obligatoires, qu’il vaut mieux ne pas manquer puisque chaque point raté se traduit par une pénalité de deux heures ! Entre deux points, nous ne disposerons que des indications du road-book et d’un cap que nous devrons suivre au compas. Le GPS deviendra actif dans un rayon de trois kilomètres autour du point. Et nous devrons nous approcher dans un rayon de deux cent mètres pour valider le passage. »

En théorie, il n’est pas si difficile de suivre un cap… dès lors que l’on roule en ligne droite ! Ce n’est jamais le cas, évidemment, sur le Dakar. Chaque obstacle à contourner devient une bonne raison de dévier du cap. Il faut alors recalculer la direction à prendre. Pas simple : « Le road book, qui avait un peu perdu de son importance, va redevenir une pièce maîtresse pour la navigation. Les ouvreurs de l’organisation, chargés de vérifier ces informations un ou deux jours avant le passage du rallye, vont également avoir un rôle prépondérant. »

Interdites l’an passé, les cartes vont faire leur grand retour. « La grande difficulté est de trouver des cartes suffisamment précises des régions traversées. Les meilleures sont les cartes aéronautiques militaires, mais elles représentent vite un important volume à transporter. Les équipes d’usine ont des cartes informatisées, mais cela nécessite des moyens humains et matériels d’une autre dimension. », explique encore Jack.

Le GPS fourni par l’organisation du Dakar est doté du système Iritrack, qui permet une localisation en temps réel de chaque concurrent. Vous pourrez ainsi savoir à tout moment où se trouvent Simon et Jack à partir du site www.dakar.com. Si l’équipage se perd, il a la possibilité de rentrer en contact avec le PC Course qui pourra moyennant pénalités débloquer le système afin de leur permettre de rejoindre le prochain point de passage. En cas de mauvaises conditions météo (brouillard, vent de sable) rendant impossible la navigation au cap, tous les systèmes pourraient également être débloqués pour d’évidentes raisons de sécurité.

Selon Jack, cette nouvelle donne favorisera les équipages expérimentés : « Certains font le Dakar depuis plus de quinze ans et ils connaissent les pièges ou les passes. Ils ont de surcroit un flair qui leur permet de ‘lire’ la piste. Après une première participation il y a déjà des erreurs que je ne ferai plus. »

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