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Rallye du Maroc  8 juin 2004

Sur les pistes du rallye-raid

A peine Simon Jean-Joseph et Jack Boyère étaient-ils rentrés du rallye de Pologne qu’ils ont, chacun de leur coté, re-sauté dans un avion, direction Agadir. Jack a pris un avion affrété par l’organisation, et est arrivé la veille des vérifications. Simon a eu moins de chance : suite à une grève, son vol Marseille-Casablanca-Agadir s’est arrêté à « Casa », et il a terminé son périple par 500 km en voiture de location. Juste le temps de dormir quelques heures, et voilà, le lendemain au lever du soleil, nos deux compères réunis dans un 4X4 aux couleurs de Gauloises. Un 4X4 préparé selon les canons de la catégorie T1 (l’équivalent en rallye-raid du groupe N) pour toute l’équipe de Georges Groine, avec éléments de sécurité, arceaux, harnais, et une particularité : il est équipé de quatre sièges baquets !

En effet, c’est une voiture destinée à véhiculer des journalistes. Simon et Jack vont donc servir de « chauffeurs » aux reporters locaux ou étrangers, en profiter pour découvrir les pistes du rallye Orpi-Maroc et suivre avec attention les exploits des pilotes Gauloises que ce soit dans la catégorie autos que dans la catégorie moto.

En rallye-raid, les épreuves spéciales se disputent sur des routes non fermées à la circulation. Bien entendu, les riverains sont prévenus et évitent de se déplacer ce jour là. Les voitures de presse ont le droit de circuler dans les spéciales en même temps que les concurrents, en évitant bien sûr de rouler à contre-sens ! Direction donc la première spéciale, longue de 248 km, et disputée dans les montagnes de l’Anti-Atlas. Mais inutile de la parcourir en entier : il existe un accès intermédiaire, où se tient d’ailleurs un point d’assistance. Après le passage des premières motos, Simon s’engage sur un chemin de montagne, étroit et sinueux, jusqu’au CP 3. Arrêt sur une petite butte, le temps de voir passer les première autos, de prendre quelques « partiels », de comparer les styles. Une fois les concurrents de pointe passés, le 4X4 Gauloises reprend la piste. Jack annonce scrupuleusement les indications du road-book, bien différent de celui utilisé en rallye traditionnel. La spéciale se finit dans le lit d’un oued à sec, où la navigation n’est guère aisée…

Les quatre jours suivants, Simon et Jack vont découvrir toute la variété des terrains utilisés en rallye-raids (des pistes caillouteuses, d’autres roulantes, parfois sablonneuses, la grève d’une plage, des traversées étroites de villages, des oueds, des chotts, etc.) Ne manque que les grandes dunes, mais ce sera pour une prochaine fois… « C’est tout autre chose que nos rallyes habituels. C’est intéressant, car on roule à vue, il faut anticiper, regarder loin devant, ne pas hésiter à perdre des secondes dans le cassant, puis profiter des secteurs roulants », analyse Simon. « Ce n’est pas le même plaisir que d’habitude, mais je comprends que les rallymen traditionnels apprécient. »

Lors des bivouacs, implantés souvent loin des villes, Simon et Jack ont dormi sous la tente, subi la chaleur caniculaire ou le vent de sable : une vie rude mais conviviale, tout le monde, du grand champion au simple mécano, étant logé à la même enseigne. Sous la gigantesque tente-chapiteau, Simon a multiplié les contacts, posé mille questions, partagé ses expériences. Jean-Louis Schlesser, pilote hétéroclite de l’équipe Gauloises, ne fut jamais avare lorsqu’il s’agissait de comparer les catégories…

En véritable ambassadeur sportif de la Martinique, il a également vanté les charmes de son île natale aux journalistes étrangers, notamment des polonais qui avaient sympathisé avec lui la semaine précédente.

Dimanche, vers midi, l’arrivée est jugée au bord d’une falaise, sous un beau soleil. Simon et Jack félicitent les vainqueurs ainsi que les membres de l’équipe Gauloises auteur de belles courses. En moto, Richard Sainct termine au cinquième rang alors que Cyril Despres (en photo avec Simon) monte sur le podium. Dans la catégorie auto, Jean-Louis Schlesser et son nouveau copilote François Borsotto prennent la deuxième place et remporte la catégorie 2 roues motrices au volant du célèbre buggy bleu. Alexandre Debanne et Marc Joineau ont, eux aussi, goûté aux joies du podium de la catégorie T1. Seul retrait à déplorer dans le clan Gauloises, celui de Jean-Pierre Strugo et Antoine Laronze-Groine pourtant auteur d’un magnifique début de course.

La tête pleine de nouvelles images et de sensations inédites, ils se sont ensuite envolés pour l’Europe après avoir chaleureusement remercié Georges Groine et son équipe GDC de leur gentillesse et de leur efficacité dans la préparation de leur 4×4 ainsi que Gauloises pour cette invitation dans un univers totalement nouveau et très dépaysant. La suite de la saison s’annonce d’autant plus palpitante !

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