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  31 décembre 2007

Galerie photos : 2007

Dakar 2007 - Interview  26 janvier 2007

« Le Dakar est toujours aussi fascinant »

Quelques jours après votre retour en Europe et l’arrivée du Dakar, quel est votre état d’esprit ?
« A chaud, j’étais très déçu de quitter la course avant son terme. Dans ces conditions, il était difficile de voir les choses de manière positive. Avec un peu de recul, je vois les choses différemment. Nous avons fait une première semaine parfaite. Au Portugal et au Maroc, nous y avons été crescendo en ménageant autant que possible la voiture. Hélas, nous avons manqué de réussite en Mauritanie. »

Vous avez en effet connu une accumulation de problèmes lors de la huitième étape…
« Oui, nous avons connu une accumulation de petits soucis techniques. L’équipe avait pourtant bien travaillé lors de la journée de repos pour reconditionner la voiture. Les choses se sont mal enchaînées lors de cette spéciale. Par exemple, lorsque nous avons cassé une jante, elle a endommagé le circuit de freinage. Un incident qui aurait pu être bénin a eu de grosses conséquences. Et ainsi de suite, nous avons été victimes de plusieurs petits soucis qui, une fois additionnés, nous ont empêchés de poursuivre notre route. »

Quel est le bilan de votre collaboration avec Fast & Speed ?
« Du premier au dernier instant, ils ont fait le maximum pour moi. J’ai apprécié la qualité de leur organisation : avec des moyens humains et matériels limités, ils ne laissaient rien au hasard. Chaque soir, dès que j’arrivais au bivouac, l’équipe établissait une liste des tâches à effectuer sur mon buggy. Chaque mécanicien prenait en charge une tâche et passait à la suivante une fois qu’elle était terminée. Ensemble, nous avons travaillé pour améliorer le comportement de la voiture en cherchant à concilier fiabilité et performance. »

Avez-vous le sentiment d’avoir marqué les esprits lors de cette première semaine de course ?
« Je suis de nature à me remettre sans cesse en question. Très honnêtement, je ne sais pas si j’ai marqué les esprits, mais j’ai le sentiment d’avoir fait du bon travail. Pas d’erreur de pilotage, pas de crevaison, une progression régulière au fil des jours… Je dois aussi souligner le travail parfait de Jack, qui n’a pas fait une erreur de navigation. Tout cela n’est certainement pas passé inaperçu. Cette troisième participation, dans une vraie voiture de course, m’a permis de découvrir une nouvelle dimension du rallye. En outre, j’ai compris beaucoup de choses quand nous avons été faire quelques essais autour de Néma, après notre retrait de la course. »

Après trois participations, quel regard portez-vous sur le Dakar ?
« Entre les équipes d’usine et les structures semi-officielles, le niveau du plateau est très relevé. Je reste persuadé qu’il est possible de jouer les trouble-fête avec un buggy deux roues motrices. Le rapport qualité/performances/prix est de loin le meilleur. Cette année, j’ai eu la sensation de moins me retenir dans mon pilotage que les années précédentes, même si je cherchais à préserver la mécanique. Un pilote de course aime rouler vite, mais il faut savoir se retenir pour gérer la course sur la durée : c’est la seule stratégie possible pour espérer voir l’arrivée et faire un résultat dans le top 10. »

Pourtant, vous n’avez pas réussi ?
« Peut-être ai-je trop entamé le capital de la voiture avant la Mauritanie ? En tous cas, je pense que je ne pouvais pas rouler moins vite. Il faut sans doute chercher des solutions techniques et logistiques pour remédier à cela. Fast & Speed est à même de proposer ce support, mais tout est une fois de plus question de budget ! »

Que vous inspire la performance de Jean-Louis Schlesser, qui termine sur le podium ?
« Jean-Louis demeure l’expert en la matière et il prouve cette année encore qu’un buggy deux roues motrices peut rivaliser avec les usines. Il a de bons moyens logistiques et énormément d’expérience, même si ce n’est pas comparable à ceux des deux équipes officielles. J’ai eu l’occasion de le voir passer, le comportement de son engin est impressionnant. »

Serez-vous au départ d’un quatrième Dakar ?
« Le Dakar demeure une épreuve à la fois fascinante, surprenante, périlleuse et unique. Deux semaines de course, un parcours de plusieurs milliers de kilomètres, des rencontres uniques… Les relations humaines sont particulièrement importantes sur cette épreuve. Au fil des années, j’apprends à découvrir cette épreuve et les gens qui gravitent autour. Après trois participations, je reste extrêmement motivé pour poursuivre dans cette voie… »

  21 janvier 2007

Dakar des Dom – 2007

8 janvier

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19 janvier

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Dakar 2007 - Etape 8  15 janvier 2007

La fin d’une belle aventure

Après la journée de repos, Simon et Jack repartaient avec l’espoir de venir à bout de la double étape marathon emmenant la caravane jusqu’à Néma en passant par Tichit : « Nous sommes partis sur un rythme tranquille pour préserver au maximum la voiture. Les premiers franchissements de dunes se sont bien passés puis nous sommes restés plantés avec beaucoup de monde, nous étions à quelques mètres de Nani Roma ou Hiroshi Masuoka. Nous avons mis près de trois heures à nous sortir de ce piège. Quelques kilomètres plus loin, nous nous sommes de nouveau ensablés. Nous avons constaté un premier gros problème : le système de gonflage de pneus ne fonctionnait plus. C’est finalement le camion d’assistance de l’équipe qui nous a sortis de cette zone. »

Les deux hommes n’étaient pas au bout de leurs peines : « Une jante s’est découpée dans un passage rocailleux. Pour réparer, nous avons été contraints de démonter le disque de frein. Quand nous nous sommes attaqués au franchissement du second gros cordon de dunes, nous nous sommes de nouveau ensablés, ce qui était prévisible puisque nous ne pouvions plus dégonfler les roues. La nuit commençait alors à tomber. Une fois encore, c’est le camion qui nous a aidés à passer l’erg. J’ai alors constaté que le cric hydraulique, qui permet de soulever la voiture en cas d’ensablement, était lui aussi en panne… »

Le buggy n°326 passait le CP2 à 21h20 et poursuivait sa route. Mais une deuxième crevaison stoppait définitivement sa progression : « Je n’avais plus de roue de secours. A 23 heures passées, il n’était pas raisonnable d’essayer de disputer la fin de la spéciale, puis la suivante avec une voiture aussi mal en point. Surtout que nous ne pouvions pas compter sur l’assistance à Tichit ! Nous avons du nous rendre à la raison et rebrousser chemin pour abandonner au CP2. »

La course s’arrête donc là pour Simon et Jack, qui vont tenter de rejoindre la caravane du rallye : « Nous avons fait ce que nous pouvions faire sur la voiture et nous allons essayer de faire les 700 kilomètres de route jusqu’à Néma… »

Dakar 2007 - Journée de repos  13 janvier 2007

« Un deuxième rallye démarre demain… »

Simon, vous avez fait une course de rêve jusqu’à la sixième étape, à l’issue de laquelle vous occupiez la 12e place du classement général…
« J’ai toujours gardé en tête l’importance de ne pas faire de faute et de ménager la mécanique. Selon moi, c’était la seule méthode pour faire un résultat correct compte tenu de nos moyens sur ce Dakar. Notre progression régulière jusqu’à Zouérat est liée au fait que nous n’avons pas crevé ni rencontré de gros problème mécanique. J’ai eu des petits soucis, évidemment, mais c’est le lot de tous sur un rallye-raid. Ma plus grosse alerte a été la panne d’essence à quelques kilomètres de l’arrivée de cette sixième spéciale. »

Puis la boîte de vitesses a lâché le septième jour…
« En effet… Ce buggy et particulièrement sa boîte de vitesses sont réputés pour leur fiabilité ! Une boîte Fortin, c’est ce qui se fait de mieux dans le domaine. Jean-Louis Schlesser le confirmait encore avant le départ. L’équipe avait bien fait les choses pour que nous ne rencontrions pas ce genre de problème. Nous avons pris le départ du rallye avec une boîte neuve et l’équipe avait prévu de la changer aujourd’hui, pendant la journée de repos. Ce remplacement était une sécurité, car une boîte peut normalement tenir plus d’un Dakar complet… Nous allons laisser cette déception derrière nous et nous concentrer sur la seconde semaine de course. »

Une semaine qui commencera par deux étapes ‘marathon’, ce qui veut dire que vous n’aurez pas d’assistance demain soir à Tichit…
« La journée de demain s’annonce très difficile, avec trois gros ergs à passer. Il s’agira de la plus longue spéciale du rallye et nous ne pourrons effectivement pas compter sur notre équipe de mécaniciens à l’arrivée. Le lendemain, l’étape Tichit – Néma s’annonce également redoutable. Ma stratégie sera d’assurer une certaine régularité, sans faire d’erreur. Je pense qu’il y aura beaucoup d’abandons d’ici lundi soir. Si j’ai la chance d’arriver à Néma sans gros problème supplémentaire, je tâcherai – si le feeling est là – de faire un ou deux coups d’éclat au Mali et au Sénégal. »

Vous pouvez tout de même compter sur le camion engagé en course par Fast & Speed…
« Oui et non, car ils ont pris beaucoup de retard en dépannant les trois buggies de l’équipe depuis le début du rallye. Il se peut donc que nous prenions le départ de la seconde journée avant qu’ils ne soient arrivés. Nous embarquons un maximum d’outils et de pièces détachées dans le buggy, mais notre capacité est évidemment limitée. Pour mettre toutes les chances de notre côté, l’équipe est en train de faire une grande révision qui s’achèvera sans doute juste avant le départ de la huitième étape, après 24 heures de travail non-stop… »

Vous appréhendiez le franchissement des dunes et cela semble bien se passer cette année. Avez-vous eu un déclic ?
« La voiture a un énorme potentiel dans ces conditions. C’est vrai que je pense avoir passé un cap hier. Dans le plus gros cordon de dunes, qui faisait dix ou douze kilomètres de longueur, je me suis ‘tanké’ après quelques centaines de mètres. Cela tient parfois à peu de choses, prendre à droite plutôt qu’à gauche… Je me suis dit qu’il fallait que je me sorte de là le plus vite possible. J’ai eu confiance en moi – c’est une des clés de la réussite dans le franchissement – et certainement un peu de réussite, mais j’ai passé les dunes après les autres… Je vois désormais ces difficultés d’un œil différent, ce qui ne m’empêche pas de rester humble. Même les meilleurs y restent ! »

Vous êtes désormais classé à 32e place. Que pouvez-vous espérer de cette deuxième semaine de course ?
« C’est un nouveau rallye qui démarre. Les dix équipages classés devant moi se tiennent en moins d’une heure. A la régulière, je pense pouvoir les remonter. Personne n’est à l’abri d’un pépin, mais pour ma part je ne dois plus avoir de problème si je veux espérer rentrer dans les quinze premiers. La seule certitude, c’est que le temps perdu ne se rattrape jamais… »

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