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Bulgarie - Présentation  8 juillet 2005

Objectif victoire !

Bordée par la Mer Noire et coincée entre la Grèce, la Turquie, la Roumanie, la Yougoslavie et la Serbie, la Bulgarie est un pays relativement méconnu en Europe occidentale. Créé il y a 35 ans, le Rallye de Bulgarie est pourtant une des épreuves emblématiques du Championnat d’Europe. Pour la cinquième année consécutive, la plaque tournante sera la station de ski de Borovetz, située à 70 kilomètres de la capitale Sofia.

Le profil des routes bulgares est très particulier. Vieux de plusieurs dizaines d’années, le revêtement n’offre quasiment aucun grip sur le sec. En cas de pluie, c’est encore pire Très rapides, étroites et bosselées, les spéciales s’avèrent excitantes pour les pilotes qui les avalent parfois à plus de 120 km/h de moyenne !

Le parcours 2005 s’avère quasiment identique à celui de l’an passé, ce qui n’est pas pour déplaire à Simon Jean-Joseph qui va pouvoir capitaliser sur son expérience : « Cette épreuve nous avait souri l’an passé, puisque nous avions terminé deuxièmes entre deux Kit-Cars. J’ai juste l’impression que les routes sont moins poussiéreuses, les moyennes devraient donc être encore plus élevées. »

L’objectif du Champion d’Europe en titre est simple : « La victoire sera bien plus à notre portée que lors des trois premières épreuves. J’apprécie ce parcours et nous vérifierons lors du shakedown que nos réglages sont adaptés au terrain. Je veux marquer un maximum de points pour aborder le cap de la mi-saison sereinement. Nous n’avons que 12 points de retard sur le leader. »

Un leader qui sera absent à Borovetz : Renato Travaglia ne s’est pas engagé sur cette épreuve. Pour autant les adversaires ne manqueront pas. En Super 1600, le Polonais Michal Solowow et le Grec Gikas Nikolas évolueront également sur des Clio. Face à eux, la Fiat Punto de Giandomenico Basso et la Citroën Saxo de Georgi Yanakiev devraient se montrer à l’aise. Mais le danger viendra surtout de la vingtaine de Subaru Impreza et Mitsubishi Lancer groupe N, emmenée par le Polonais Leszek Kuzaj et les héros locaux Krum Dontchev, Dimitar Iliev et Jasen Popov.

Ypres  28 juin 2005

Premiers points pour Simon

Avec neuf Clio Super 1600 engagées, la formation Renault avait fière allure. Favori après sa victoire de l’an passé, Larry Cols était le premier à donner la réplique à la Mitsubishi Lancer de Peter Bijvelds, leader initial de l’épreuve. Mais Larry sortait de la route et devait abandonner dans l’ES3.

Cols était relayé par son équipier Kris Princen, qui s’emparait de la tête à l’issue de l’ES4. Le pilote Renault Belgique et Luxembourg bouclait vendredi soir la première étape en 2e position à 1’’5 de Bijvelds. Deux autres pilotes de Clio Super 1600 étaient en embuscade aux 3e et 4e rangs : Simon Jean-Joseph et Xavier Bouche.

Samedi matin, Simon signait son premier scratch dans l’ES5. Pendant que Princen s’envolait vers la victoire, le Champion d’Europe en titre passait en 2e position. Soumis à une pression multiple des Clio Super 1600, Bijvelds se retrouvait sous la menace de Xavier Bouche, revenu à seulement 3/10e du pilote de la Mitsubishi !

Malheureusement, l’ES13 allait porter malchance à Simon. Le Martiniquais perdait plus de sept minutes dans une sortie de route. Il chutait au… 13e rang mais pouvait continuer sa course : « Je m’en veux énormément car je suis fautif à 100%. C’était un piège bien identifié et noté lors des reconnaissances. Avant ce freinage je me suis dit qu’il ne fallait pas que je freine trop tard. Mais ce fût le cas… Je n’ai pas essayé de passer en force dans le virage car il y avait un gros poteau à l’extérieur. Je me suis retrouvé posé sur un petit talus de pierres, à trois mètres de la route. Les spectateurs, placés à quelques centaines de mètres, sont venus remettre la voiture par terre. Elle n’avait rien et nous avons pu repartir. »

Passé deuxième, Bouche n’allait pas profiter longtemps de sa position, puisqu’il sortait pour le compte dans l’ES15 ! Déchaîné, Simon signait un nouveau scratch dans l’ES19. Le pilote du Clio Team terminait le rallye en trombe. Avec la 6e place, il marque ses premiers points au Championnat 2005.

Déçu d’être passé à côté d’un podium, Simon reste toutefois positif : « Kris Princen était intouchable ce week-end et je le félicite pour sa victoire. Ce fût une course palpitante et terriblement excitante. De notre côté, l’équipe a fait un travail parfait, j’avais une excellente voiture qui n’a connu comme de coutume aucun problème de fiabilité. »

En réalisant 15 scratches sur 22 spéciales, les Clio Super 1600 ont démontré leur suprématie dans la catégorie en dominant les Citroën C2, Peugeot 206, Suzuki Ignis, Fiat Punto et autres Ford Fiesta. Renato Travaglia, qui pilotait lui aussi une Clio, a été contraint à l’abandon sur sortie de route mais reste leader du Championnat.

Ypres - Présentation  23 juin 2005

Neuf Clio Super 1600 au départ !

Avec ses longues lignes droites entrecoupées de carrefours, ses virages masqués par des ‘ciels’, ses portions en terre et sa météo souvent changeante, le Rallye d’Ypres est une épreuve à part… sauf peut être pour les pilotes belges, qui s’y révèlent comme prophètes dans leur pays ! L’an passé, Larry Cols et Filip Goddé s’étaient montrés intraitables avec leur Clio Super 1600. Auteurs d’une superbe fin de course, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère avaient complété le triomphe Renault en montant sur la deuxième marche du podium.

Pour autant, le Champion d’Europe en titre aborde cette troisième épreuve de la saison avec beaucoup d’humilité : « Je suis heureux de revenir sur ce terrain que je n’avais sans doute pas apprécié à sa juste valeur l’an passé. J’étais resté sur la défensive, tant les pièges sont nombreux ! A l’issue des reconnaissances, je me sens beaucoup mieux. J’apprivoise le parcours ! Toutefois je pense que le challenge sera au moins aussi compliqué qu’en Pologne tant le plateau est fourni. Je pars pour marquer des points dans l’optique du Championnat, mais c’est loin d’être gagné. »

Les impressions positives de Simon ont été confirmées par le shakedown : « Je sens bien la voiture. Nous avons de bons réglages pour ce terrain. A moi de trouver les ressources pour aller chercher les limites… sans les dépasser ! »

Une des composantes essentielles de la course sera la météo. Si les reconnaissances se sont déroulées sous le soleil qui berce l’Europe depuis quelques jours, un temps orageux est annoncé pour samedi : « Ca complique un peu plus les choses. S’il pleut, nous n’aurons aucune chance face aux quatre roues motrices. Sur le sec, nous ferons jeu égal… »

Outre Simon, les deux Clio Super 1600 soutenues par Renault Belgique Luxembourg figurent sur la liste des grands favoris. Larry Cols et Kris Princen, sans pression d’un résultat à réaliser dans l’optique du Championnat, assument ce rôle avec plaisir. Invaincu en Super 1600 depuis le début du Championnat de Belgique, Xavier Bouche tentera lui aussi de jouer la victoire. Renato Travaglia, leader du Championnat d’Europe, retrouvera le volant de sa Clio Super 1600… mais il aura le handicap de découvrir l’épreuve. Le Hollandais Jan de Winkel, le Polonais Michal Solowow, le Britannique Chris Davies et le Norvégien Trond Sveinsvoll complètent les effectifs d’un clan Renault pour le moins international.

Du côté des opposants, on relève les noms de Freddy Loix (Citroën C2), Giandomenico Basso (Fiat Punto), Leszek Kuzaj (Subaru Impreza) ou Peter Tsjoen (Mitsubishi Lancer). A noter également une classe N3 bien fournie. Davy Vanneste, Jean-Louis Boesmans, Bernie Ozeel et Steve Daele défendront les chances de la Clio Renault Sport 2.0 16V.

Pologne – Arrivée  13 juin 2005

Simon était presque aux points !

Avant le départ de cette première épreuve sur terre de la saison, Simon Jean-Joseph se montrait à la fois enthousiaste et réaliste sur ses chances : « J’ai une excellente voiture, nous avons bien travaillé en essais pour adapter les réglages à ces spéciales très rapides. Mais avec une quinzaine de bonnes Subaru et Mitsubishi quatre roues motrices, je sais qu’il me sera difficile de marquer des points. »

Simon était de surcroît handicapé par sa position d’ouvreur lors de la première étape : « Je balaie pour mes adversaires la fine couche de poussière et de graviers qui recouvre les routes. » Grâce à un extraordinaire neuvième temps dans l’ES3, longue de plus de quarante kilomètres, le Martiniquais parvenait à s’emparer de la tête des Super 1600 devant les Fiat Punto de Frycz et Basso.

L’équipage de la Clio Super 1600 bouclait la première étape en 10e position du classement général : « Nous sommes tout simplement à notre place. La voiture est parfaite, j’attaque du premier au dernier mètre et je n’ai pas commis d’erreur : il n’y a pas de regret à avoir. Le terrain est à l’avantage des quatre roues motrices. Quand les spéciales sont très rapides, à près de 120 km/h de moyenne, je leur rends jusqu’à deux secondes au kilomètre. »

Lors de la deuxième étape, Simon continuait son attaque de tous les instants. Non content de creuser l’écart sur ses adversaires en Super 1600, il s’emparait de la 9e place avant la dernière boucle de quatre spéciales. Tandis que le local Holowczyc se dirigeait vers une belle victoire, le Suédois Svedlund abandonnait, permettant à Simon de s’emparer la 8e position. Mais le pilote de la Clio Super 1600 ne comptait plus que 4’’4 d’avance sur Solowow avant la dernière spéciale !

Malgré une ‘maximum attaque’, Simon ne pouvait rien faire face à la Mitsubishi et il retombait au 9e rang. Pour autant, le pilote Renault n’est pas déçu de ce résultat : « Nous avons passé un excellent rallye d’où je ne ressors que des points positifs… à part notre classement final. C’est un peu frustrant d’attaquer comme un diable pour terminer neuvième ! Il était toutefois important de rappeler que la Clio reste la référence en Super 1600, y compris sur la terre. Avec neuf meilleurs temps en douze spéciales, je crois que c’est fait ! »

Classements
Classement : 1. Holowczyc / Kurzeja (Subaru Impreza) 2h25’46’’8 – 2. Bebenek / Bebenek (Mitsubishi Lancer) +2’18’’0 – 3. Staniszewski / Rozwadowski (Mitsubishi Lancer) +2’58’’7 – 4. Travaglia / Zanella (Mitsubishi Lancer) +3’00’’2 – 5. Czopik / Wronski (Mitsubishi Lancer) +3’14’’4 – 6. Karnabal / Boba (Mitsubishi Lancer) +4’21’’0 – 7. Oleksowicz / Obrebowski (Subaru Impreza) +5’14’’8 – 8. Solowow / Baran (Mitsubishi Lancer) +6’06’’0 – 9. Jean-Joseph / Boyère (Renault Clio) +6’10’’3

Championnat d’Europe (2/9) : 1. Travaglia 15 pts – 2. Holowczyc 10 pts – 3. Longhi et Bebenek 8 pts – 5. Andreucci et Staniszewski 6 pts…

Pologne – Présentation  6 juin 2005

Nouveau départ

Troisième de l’édition 2004, Simon Jean-Joseph était revenu enchanté du Rallye de Pologne : « C’est un vrai évènement sportif plan national, avec des dizaines de milliers de spectateurs, beaucoup de journalistes et toutes les télévisions mobilisées pour couvrir l’évènement. Le rallye a la côte de popularité qu’il mérite dans ce pays. »

Dès les premiers essais effectués ce lundi, Simon a retrouvé avec plaisir cette ferveur populaire. Ce que le pilote Renault a également retrouvé avec plaisir, c’est le pilotage sur terre : « Même si j’ai participé à plusieurs séances d’essais sur cette surface en 2004 et 2005, je n’ai plus couru sur la terre depuis le Rallye de Grande-Bretagne 2003 ! J’apprécie particulièrement la glisse et je remercie les organisateurs de l’épreuve d’avoir pris cette voie… »

Afin de préparer au mieux ce deuxième rendez-vous de la saison, le Clio Team a mené une séance d’essais : « Ca s’est très bien passé… Chaque kilomètre parcouru nous a permis d’aller dans le bon sens. Je pense que nous avons trouvé un bon compromis et la voiture a un excellent comportement. Cela dit je reste prudent car il est toujours facile d’être le plus rapide… lorsqu’on est seul ! Le verdict aura lieu après les premières spéciales. »

Le profil des spéciales polonaises s’avère rapide, étroit et sablonneux : « Par certains côtés ce rallye me rappelle la Finlande. Toutefois, il n’y a pas autant de ‘jumps’ et les routes ne sont pas aussi larges. Avoir le numéro 1 me contraindra à ouvrir la route le premier jour, ce sera un gros désavantage car je balaierai pour mes camarades… à commencer par les quatre roues motrices ! Lors du deuxième passage, ce sera tout aussi difficile car les routes se seront creusées d’ornières. Un terrain de jeu qui n’est pas vraiment taillé pour les Super 1600… »

Quoi qu’il en soit, Simon aborde cette épreuve en positivant : « Ca fait être ‘maximum attaque’ tout en gardant à l’esprit qu’il faut rester sur la route pour marquer des points. Je sais que ce ne sera pas facile face aux pilotes locaux qui connaissent parfaitement les routes. Mais nous allons nous accrocher et surtout chercher à nous faire plaisir dans la voiture… »

Après les reconnaissances, limitées à deux passages mercredi et jeudi, le rallye partira de Mikolajki samedi matin. L’arrivée sera jugée dimanche soir après 14 spéciales totalisant 270 kilomètres.