Posts tagged ‘Renault Clio’

Barum - Arrivée  22 août 2005

Simon marque le pas

Si la pluie était largement tombée pendant les reconnaissances, le soleil faisait son grand retour pour le départ de l’épreuve, donné vendredi soir à Zlin. D’emblée, Simon Jean-Joseph se portait en tête à l’issue de la courte spéciale spectacle.

Les choses sérieuses commençaient samedi matin avec la suite de la première étape. Dès l’ES2, Simon savait qu’il n’inscrirait pas son nom pour la deuxième fois consécutive au palmarès de l’épreuve : posé sur un talus pendant près de quatre minutes, il voyait donc le manque de réussite s’acharner : « Etre le premier sur la route sans avoir d’informations des ouvreurs rend les choses très difficiles. Je me suis fais piéger bêtement sur une plaque de graviers. La voiture n’a rien, je vais donc continuer à attaquer. Tant que le rallye n’est pas terminé on ne sait jamais ce qui se peut se passer. »

Simon le prouve en signant le scratch dans l’ES3. C’est à ce moment de la course que Renato Travaglia prend la tête pour ne plus la quitter jusqu’à l’arrivée. Simon signe encore deux scratches, mais sa course prend définitivement fin dans l’ES9 alors qu’il était remonté de la 105e à la 16e place : « J’étais à l’attaque et je suis sorti un peu trop large, à nouveau sur des graviers. La voiture a glissé dans un fossé et nous sommes partis en tonneaux. J’assume complètement cette erreur. Nous avons connu une période faste, avec de nombreuses victoires, et force est de constater que nous sommes dans une phase plus difficile. Je suis très déçu, notamment pour l’équipe qui n’arrête pas de travailler. Je ne vais pas baisser les bras pour autant et continuer à me battre jusqu’au bout. Aujourd’hui, mes pensées vont avant tout vers les familles et les proches des Martiniquais disparus dans ce tragique accident d’avion. »

Auteur de quatre meilleurs temps, Renato Travaglia contrôlait la course lors de la deuxième étape. Auteur d’une belle remontée, Giandomenico Basso et sa Fiat Punto officielle terminent au deuxième rang.

Au Championnat, Travaglia compte désormais quatorze et vingt-quatre points d’avance sur Basso et Jean-Joseph. L’Italien ne pourra pas disputer la manche grecque, en concurrencede date avec le San Remo. Mais son avance est telle qu’il peut commencer à songer à une deuxième couronne…

Barum – Présentation  15 août 2005

Il va y avoir du sport !

Disputé autour de la ville de Zlin, le Rallye Barum est une des épreuves majeures du Championnat d’Europe des Rallyes. Pour sa 34e édition, la manche tchèque attend à nouveau plus de 200 000 spectateurs au bord de routes très techniques. Après une spéciale-spectacle disputée vendredi soir, deux étapes totalisant 265 kilomètres chronométrés départageront les 130 équipages engagés.

Simon Jean-Joseph se souvient du parcours, qu’il a découvert l’an passé lors de sa première participation : « Ce sont des routes très rapides, avec un profil assez bosselé et étroit. Il y a beaucoup de parties dans les sous-bois, ce qui veut dire que nous pouvons rencontrer des plaques d’humidité. Attention également aux zones gravillonnées sur lesquels il peut être facile de commettre une erreur. »

En 2004, Simon avait remporté sa première victoire de la saison sur ces spéciales. Il avait récidivé en Grèce, en Turquie puis en France, coiffant la couronne de Champion d’Europe en fin de saison. Cette année, le Martiniquais aborde la sixième manche en troisième position du classement général, à deux et quatorze points de Giandomenico Basso et Renato Travaglia.

Toujours à la recherche de son premier succès 2005, Simon s’avoue déçu par la première partie du Championnat : « Je suis dans une situation où l’issue finale ne dépend pas que de moi. Tout est possible mathématiquement, mais je n’ai pas le droit à l’erreur si je veux conserver mon titre. La volonté de gagner est là depuis la première épreuve, mais il me manque un brin de réussite. Je cherche à rester positif et à prendre un maximum de recul pour rester serein. Je dispose d’un excellent matériel, préparé par une excellente équipe. Mais nous devons affronter des adversaires déterminés. »

Il faut donc s’apprêter à vivre une lutte passionnante du côté de Zlin : « Ce que je retiens de Madère ou de Ypres, ce sont les formidables bagarres que nous avons vécues. C’est ça le sport ! Je ne demande qu’à vivre la même chose au Barum… avec un peu plus de réussite de mon côté ! N’oublions pas les pilotes locaux qui sont à même de brouiller les cartes. Même si le parcours fait plutôt la part belle aux Super 1600, les groupe N de Jan Kopecky ou Leszek Kuzaj joueront également la victoire. »

Vainqueur de trois des cinq manches déjà disputées, Renault pourra également compter sur les pilotes privés ayant choisi la Clio Super 1600. C’est évidemment le cas de Renato Travaglia, leader du classement général avec deux victoires (1000 Miglia et Madère). A suivre également sur cette épreuve, le Tchèque Josef Petak et le Néerlandais Jan de Winkel.

Madère - Arrivée  1 août 2005

Doublé Clio sauce Madère !

A la fin du mois de juillet, l’île portugaise de Madère proposait un terrain de jeu idyllique aux concurrents du Championnat d’Europe, opposés aux meilleurs pilotes nationaux et à quelques invités d’honneur. Après la spéciale spectacle disputée jeudi soir, les choses sérieuses ont commencé vendredi avec la première étape, composée de onze spéciales totalisant plus de 150 kilomètres.

Très vite, la course tourne à une bagarre entre cinq pilotes : Renato Travaglia (Clio), Giandomenico Basso (Punto), Miguel Campos (206), Cédric Robert (Clio) et Simon Jean-Joseph (Clio).

Peu satisfait de son choix de pneumatiques, Simon ne concède toutefois que huit secondes dans la première section de trois spéciales. Travaglia est passé par Basso à l’issue de l’ES5. Le pilote Fiat signe six scratches au cours de la journée et rentre en leader avec 10 »6 d’avance sur Travaglia.

Grâce à un meilleur temps dans l’ES9, Simon est revenu au troisième rang, à 17 »9 du leader : « C’est un rallye un peu difficile, même si tout va plutôt bien. Basso fait une très belle course, c’est difficile de suivre son rythme. Je pense que l’issue du rallye sera dictée par la météo, qui reste incertaine. Le choix de pneus va être très important demain. » Quatrième et cinquième, Cédric Robert et Miguel Campos sont également loin d’avoir dit leur dernier mot !

La deuxième étape débute d’ailleurs par une lutte pour la troisième place entre Simon et Cédric. Mais le Champion d’Europe en titre quitte le rallye dans l’ES15 après une touchette : « C’est arrivé lors d’un freinage pour une épingle qui se négocie en première. J’ai fait un petit écart de trajectoire et j’ai mordu le bas-côté. En pleine phase de freinage, nous avons été heurter un petit pont, arrachant la roue arrière. »

Simon est évidemment frustré par cette issue : « C’est d’autant plus rageant que j’étais le seul à avoir effectué le bon choix de pneus pour les spéciales suivantes. Mais j’assume cette erreur. Je roulais tout en conservant une petite marge de sécurité, ça n’a pas suffit. »

Au classement général du Championnat d’Europe, Renato Travaglia compte désormais douze et quatorze points d’avance sur Giandomenico Basso et Simon Jean-Joseph. Le pilote du Clio Team se montre déterminé pour les quatre derniers rallyes : « Comme Basso, je n’ai plus vraiment les cartes en main face à Travaglia, qui peut se permettre de gérer. Mais je ne suis pas du genre à baisser les bras. Ma motivation est intacte, peut être même renforcée par cette situation. Tant qu’il restera une chance, nous la défendrons ! »

Madère - Présentation  26 juillet 2005

Clio au bout de l’Europe

Le Championnat d’Europe repousse ses limites géographiques à l’occasion du cinquième rendez-vous de la saison. Le Portugal accueille les prétendants à la couronne continentale sur l’île de Madère au large du Maroc, à plus de mille kilomètres du Vieux Continent.

Présenté comme la plus importante manifestation sportive de la région, le Rallye Vinho da Madeira déplace les foules le long de spéciales très typées. L’asphalte est parfaitement lisse mais n’offre que peu d’adhérence sur un parcours assez sinueux : « Quelque part, Madère me rappelle la Martinique, analyse Simon Jean-Joseph. C’est aussi une île de l’Atlantique, on y retrouve une grande ambiance, une ferveur populaire mais les plages ne sont pas aussi belles qu’en Martinique ! Le climat est tropical et donc imprévisible. Le soleil peut laisser la place à des averses puis à du brouillard en quelques kilomètres. »

Pour Simon Jean-Joseph et le Clio Team, le voyage à Madère évoque de bons souvenirs. La saison dernière, la Renault Clio Super 1600 était montée sur la troisième marche du podium et avait permis à Simon Jean-Joseph de s’emparer de la tête du Championnat d’Europe… une position qu’il n’avait plus quitté par la suite : « C’est toujours plus facile la seconde fois ! Nous savons ce qui nous attend. Avec l’expérience de l’année dernière, nous ne partons pas dans l’inconnu. L’équipe sait déjà quels réglages adopter. Il restera à les valider lors du shakedown mercredi. »

Pour cette édition 2005, la concurrence est encore très présente. En plus des habituels adversaires du Championnat d’Europe, Travaglia et Solowow sur des Clio ou Basso sur une Punto, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère affronteront les meilleurs pilotes locaux : « Comme d’habitude, l’objectif sera de marquer un maximum de points. Bien sûr, l’idéal serait de gagner mais la concurrence sera redoutable. En premier lieu, Victor Sà, local et vainqueur l’an passé qui connaît parfaitement cette épreuve. Ensuite, les pilotes Portugais seront à surveiller, tout comme les concurrents réguliers du Championnat d’Europe que sont Travaglia et Basso ou encore Cédric Robert dont on connaît la valeur et qui disposera aussi d’une Clio Super 1600. »

Sur la vingtaine de Super 1600 inscrites, sept sont des Renault Clio Super 1600. Alignés aux côtés du Champion d’Europe en titre, Simon Jean-Joseph, et du leader actuel, l’Italien Renato Travaglia, José Pedro Fontes et Pedro Matos Chaves, actuellement premier et second du Championnat du Portugal Super 1600, défendront les couleurs de Renault Portugal.

Bulgarie - Arrivée  11 juillet 2005

Simon sur le podium

Après la courte spéciale spectacle disputée dans la station de ski de Borovetz, le rallye a réellement débuté samedi matin. Immédiatement, la course tourne à un duel entre Simon Jean-Joseph et Giandomenico Basso (Fiat Punto Super 1600).

Simon s’empare du commandement après l’ES3, mais la course bascule dès la spéciale suivante : « J’ai crevé dans ce chrono de 18 km, qui se disputait pourtant sur une route lisse et propre. Après 6 kilomètres, la pluie a commencé à tomber et je sentais que la voiture glissait anormalement. J’ai compris ce qui se passait et nous avons décidé de terminer sur trois roues. Nous aurions perdu plus de deux minutes en nous arrêtant pour changer le pneu. »

Simon perd plus de 50 », mais il reste en deuxième position du classement général. Dès lors, la course change de physionomie pour le Champion d’Europe en titre : « Le retard que nous avons sur Basso n’est pas rattrapable à la régulière, car nous avons un niveau de performance très proche. Je vais donc continuer à attaquer au cas où il aurait un problème, mais en pensant avant tout à cette deuxième place qui serait une bonne opération pour le Championnat. »

L’écart est stable jusqu’à la fin de la première étape, puisque Simon rentre au parc fermé avec un retard de 49 »3.

Le Martiniquais se montre irrésistible lors de la seconde étape, puisqu’il signe cinq meilleurs temps sur six spéciales. Il termine le rallye en trombe mais échoue à 19 »9 de Basso : « Je visais la victoire et elle était à notre portée. Cette crevaison fait partie de la course et je marque tout de même des gros points pour le Championnat. J’occupe maintenant la troisième place, à quatre points de Travaglia et deux de Basso. L’an passé, à la même époque, j’en comptais dix de retard sur Pedersoli ! »

Simon est donc optimiste pour la suite de la saison : « Nous allons continuer à travailler très dur car nos adversaires, à commencer par l’équipe officielle Fiat, ne laissent rien au hasard. Il y aura une forte concurrence lors de la prochaine épreuve, à Madère. Mais j’ai confiance dans notre potentiel. »