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Auxerrois - Arrivée  28 avril 2002

Simon Jean-Joseph termine sur le podium !

Cette dernière étape se composait de deux boucles de deux spéciales : Saint-Bris et Irancy. Tracées au beau milieu des vignes, ces deux épreuves affichaient un profil de route étroit et cassant, avec de nombreux pièges masqués…

Simon Jean-Joseph prenait le départ de la première boucle après avoir modifié en conséquence les réglages de sa Clio. Il réalisait le sixième temps de la première spéciale, remportée par un Tirabassi bien décidé à rattraper sa minute de pénalité. A ce propos, Simon ne pouvait que s’interroger sur cette sanction : « Nul n’est infaillible. Je n’ai rien contre aucune équipe ni aucun pilote. J’ai le sentiment que la règle n’a pas été appliquée et que le pouvoir sportif n’a pas pris ses responsabilités. »

Ayant concédé 4’’ à Marc Amourette dans cette première spéciale du jour, Simon conservait la tête du rallye d’un souffle… Troisième temps de l’ES12, le Martiniquais reprenait le large sur son poursuivant direct. Mais avec un nouveau meilleur temps, Brice Tirabassi revenait à la deuxième place, à seulement 5’’1 de Simon.

Au parc d’assistance, « SJJ » faisait les comptes : « La remontée de Brice prouve la valeur et l’expérience de notre adversaire. Si je me base sur ce qui s’est passé ce matin, il est clair qu’il va m’être très difficile de rester en tête. Mais cela ne veut pas dire que nous n’allons pas nous battre ! » La pluie se mettait à tomber avant le départ de la deuxième boucle, ce qui n’allait pas avantager Simon : « Je vais devoir ouvrir la route, qui sera très grasse. Après mon passage, la trace sera faite pour mes poursuivants… »

Loin d’être résigné, le pilote de la Clio sortait la grande attaque, mais il ne pouvait que constater la remontée de ses adversaires. Simon termine finalement troisième de cette première épreuve 2002 : « Le bilan est très positif, car la Clio n’a connu aucun souci. Au prix de très gros efforts, nous terminons juste derrière l’équipe Citroën, qui a tout de même remporté le Championnat du Monde Super 1600 2001 ! Nous devançons en outre deux autres équipes d’usine, ce qui prouve que nous sommes déjà dans le coup. Mais mon but reste la victoire ! Avec Renault Sport Technologies et Automeca, nous allons donc devoir encore beaucoup travailler pour nous hisser au niveau de nos adversaires. »

Ces trois jours de course auront en outre permis à Simon et son équipe de préparer le Rallye de Grèce, qui se déroulera les 15 et 16 juin : « Cette épreuve marquera le début de notre programme de quatre courses en Championnat du Monde. Le terrain sera encore plus cassant qu’ici, mais nous allons effectuer d’autres séances d’essais d’ici là. »

Auxerrois - Etape 2  27 avril 2002

Une deuxième place à défendre !

Avec six spéciales totalisant plus de 80 kilomètres chronométrés, cette deuxième étape du Terre de l’Auxerrois était le « gros morceau » du rallye. Disputée au sud d’Auxerre, au milieu des vignobles de la région de Coulanges-la-Vineuse, la journée se découpait en deux boucles de trois spéciales : Val de Mercy, Vallan et Jussy. Côté météo, la pluie et le vent glacial de la veille avaient laissé la place à un temps agréable et sec. De quoi mobiliser les supporters antillais de Simon Jean-Joseph, venus en masse encourager leur pilote favori ! Sa popularité s’est également vérifiée dans le Village du Rallye : il y avait beaucoup de monde autour de la tente aux couleurs de la Martinique où se sont arrachés plus de 3 000 posters !

Septième temps de la première spéciale du jour, Simon n’était évidemment pas satisfait de sa position : « Ca patine beaucoup car le sol est souvent recouvert de gravier. Je pense que les suspensions sont trop souples. Et je dois toujours adapter mon pilotage à la traction… J’ai encore du temps à gagner sur les virages serrés et les freinages. »

Dans la spéciale suivante, Simon se rapprochait des leaders, puisqu’il signait le troisième temps à 2’’4 de Dussaucy. Le pilote de la Renault Clio Super 1600 confirmait son retour en force avec un deuxième temps dans l’ES7, à seulement 8/10e de Tirabassi. De retour au parc d’assistance, le Martiniquais tirait un premier bilan : « La voiture est toujours en développement et nous continuons notre apprentissage. Ce matin, nous avons fait un mauvais choix dans nos réglages. Nous avions assoupli la voiture pour gagner en motricité, mais cela n’a pas fonctionné. » Au classement général, Simon pointait alors en deuxième position, à seulement 7’’ de Tirabassi. Troisième, Amourette était relégué à 29’’ du leader.

Pour le deuxième passage dans la spéciale de Val de Mercy, Simon n’était une nouvelle fois pas satisfait de son temps : « Il doit y avoir un raccourci que je n’ai pas trouvé, car nous avons pourtant bien amélioré le comportement de la voiture ! » Ce sentiment était confirmé dans l’ES9, puisque le Martiniquais signait le deuxième temps à moins d’une seconde de Tirabassi, en état de grâce dans cette deuxième étape. Une crevaison dans l’ES10 empêchait la Clio de poursuivra sa démonstration, mais Simon était tout de même satisfait de cette deuxième journée de course…

« Notre voiture est quasiment neuve et elle affiche déjà un excellent niveau de fiabilité. Je suis satisfait de voir que nous sommes dans le coup, alors que nous nous battons face à des équipes d’usine. Avec Jack Boyère, nous prenons beaucoup de plaisir dans la voiture ! », résume Simon. « Pour la troisième étape, nous allons encore attaquer… car la seconde est très chère ! Aller chercher la victoire à la régulière me semble impossible. Mais défendre notre deuxième place va également être très difficile… »

Auxerrois - Etape 2  27 avril 2002

Modification du classement

Le classement général à l’issue de la deuxième étape devient donc le suivant :

1. Simon Jean-Joseph (Renault Clio) 1h27’25’’7
2. Marc Amourette (Citroën Saxo) 1h27’32’’8
3. Nicolas Bernardi (Ford Puma) 1h27’44’’9
4. Brice Tirabassi (Citroën Saxo) 1h27’56’’5
5. Jean-François Bérenguer (Citroën Saxo) 1h28’21’’0
etc…

Auxerrois - Etape 1  26 avril 2002

Simon Jean-Joseph en tête après la première étape !

Avec dix pilotes capables de jouer une place sur le podium, le Terre de l’Auxerrois se présentait sous les meilleurs auspices. La principale interrogation concernait la météo, puisque quelques gouttes de pluie tombaient dans la matinée. Très rapide et sec après trois semaines de sécheresse, le parcours pouvait alors devenir piégeux, comme l’explique Simon : « La terre argileuse avec un peu d’eau pourrait donner une espèce de glaise très glissante, ce qui rendrait les conditions très difficiles. Mais j’aime ce côté acrobate que l’on ne retrouve plus sur l’asphalte ! » Ces averses n’allaient finalement pas changer radicalement la physionomie du terrain…

Après les reconnaissances – les équipages n’ont droit qu’à un passage juste avant le départ – la première spéciale, Montigny-la-Resle, livrait enfin son verdict : Dussaucy (Peugeot) signait le meilleur temps devant les Citroën de Amourette et Tirabassi, Simon terminant quatrième à seulement 2’’3 du leader… Dans la foulée, les équipages attaquaient l’ES2 (Chitry). Deuxième temps à 2’’4 de Bérenguer (Citroën), Simon reprenait 10’’ et 12’’ à Amourette et Dussaucy : il s’emparait de la tête du rallye ! De retour au parc d’assistance à Auxerre, le Martiniquais ne cachait pas sa satisfaction : « Tout va bien, la Clio est parfaite, je ne vais toucher qu’à quelques réglages fins pour le deuxième tour. Ce qui est pris n’est plus à prendre… car on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve ! »

La deuxième partie de cette première étape se composait d’une boucle reprenant les deux spéciales de Montigny-la-Resle et Chitry. La pluie s’arrêtait de tomber, chassée par un vent glacial… Cinquième de l’ES3, remportée par Tirabassi, Simon se maintenait en tête du classement général. Et en faisant jeu égal avec Tirabassi et Bérenguer dans l’ES4, le pilote de la Renault Clio Super 1600 rentrait au parc fermé en tête !

Même s’il ne compte que 3/10e d’avance sur Bérenguer au classement scratch, Simon peut être rassuré par le niveau de performances affiché par la Clio Super 1600 : « Le bilan de cette première journée est plutôt positif ! Nous n’avons connu aucun souci, même mineur. La météo changeante nous a permis d’observer le comportement de la voiture dans différentes conditions. Terminer la première étape en tête est une belle récompense pour l’équipe qui a travaillé très dur pour préparer ce rallye. J’ai perdu un peu de temps dans la troisième spéciale car j’étais parti sur un mauvais rythme. »

Demain, la deuxième étape comportera six spéciales. Poursuivi par un redoutable trio de Citroën Saxo, Simon a déjà défini sa tactique : « Avec les trois Citroën, nous sommes regroupés en un peu plus d’une minute. Tout peut arriver avec des écarts si faibles. La stratégie sera donc simple : attaquer ! »

Auxerrois - Présentation  20 avril 2002

Coup d’envoi d’un nouveau challenge !

Même s’il n’a pas couru depuis six mois, Simon Jean-Joseph n’est pas resté inactif. Choisi par Renault Sport Technologies pour assurer le développement de la Clio Super 1600, il était il y a encore quelques jours en essais dans les Pyrénées espagnoles. Objectif : apprendre la voiture sur la terre et balayer la palette de solutions techniques imaginées par l’équipe d’Olivier Maroselli :  » Je devais emmagasiner un maximum d’informations pour les clients de Renault Sport qui utiliseront cette voiture. Nous n’avons pas rencontré de gros problème de fiabilité, c’est déjà un point très important. Côté châssis, je me suis concentré sur l’équilibre entre l’avant et l’arrière de la voiture, ce qui se traduit par des modifications de l’amortissement et de la géométrie des trains roulants. Puis j’ai cherché la meilleure répartition de freinage. J’ai également passé en revue les ponts disponibles, ce qui influe sur l’étagement de la boîte de vitesses. Comme une des clés du succès en rallye reste le confort de pilotage, j’ai affiné la commande de boîte… Ces journées m’ont en outre permis de mieux comprendre la voiture et de l’adapter à mon style de pilotage. « 

Même si le terrain rencontré sera fondamentalement différent, ces essais marquent également le début de la préparation de Simon au rallye de Grèce, première des quatre manches mondiales inscrites à son programme :  » L’objectif de Renault est de préparer le Championnat du Monde Junior en 2003 et je vais tout faire pour les y aider ! Après avoir essayé beaucoup de choses sur la voiture, je saurai dans quelle direction aller quand il faudra définir le set-up pour les spéciales de l’Acropole… « 

Pour revenir à l’échéance du Terre de l’Auxerrois, Simon ne veut pas se fixer d’objectif démesuré pour une épreuve qu’il a pourtant remporté en 2000 :  » La voiture est nouvelle, je n’ai pas piloté de Super 1600 depuis 1999, le niveau de la concurrence est extraordinairement relevé… Autant d’éléments qui m’incitent à débuter la saison avec beaucoup d’humilité. Cette première épreuve va nous permettre de dresser un premier bilan performances/fiabilité de la Clio. J’ai confiance en Renault Sport, qui a beaucoup travaillé sur ce projet, et j’ai la chance de disposer de l’expérience et des compétences de l’équipe Automéca. J’aurai une idée plus nette de notre niveau au soir de la première étape… « 

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