Posts tagged ‘Renault Clio’

Antibes - Etape 1  22 octobre 2004

Simon déjà en tête

La première étape du Rallye d’Antibes était composée de deux boucles de trois spéciales, proposant déjà des ‘morceaux’ d’anthologie : Col de Bleine et Roquesteron. Même si elles sont moins piégeuses au début de l’automne qu’en plein hiver, ces routes qui font la légende du Monte-Carlo demeurent de véritables défis pour les pilotes, qui doivent composer avec de larges portions humides.

S’il n’a participé à cette épreuve qu’une fois, en 1998, Simon Jean-Joseph n’est pas à long à prendre la mesure du parcours et de ses adversaires. Il signe les trois meilleurs temps de la première boucle et rejoint le parc d’assistance de Saint-Laurent-du-Var avec 21’’2 d’avance sur Dominique de Meyer (Renault Maxi Mégane) : « C’est bien mais je trouvais que mon pilotage manquait de fluidité. Et nous avons également à gagner sur le set-up de la voiture qui sous-vire beaucoup, surtout sur les parties bosselées. »

Simon ne prend pas de risques dans la courte ES4, noyée dans le brouillard. Il concède le meilleur temps à Bruno Thiry mais enfonce le clou dans les deux dernières spéciales du jour, disputées à la nuit tombante. En reléguant son plus proche adversaire à plus d’une seconde au kilomètre, il rentre en large leader à Antibes : « Après avoir pris la mesure des choses nous avons cherché à affiner les réglages en vue de la deuxième boucle. J’avais alors une voiture très agréable à conduire. Avec Jack nous avons pris beaucoup de plaisir et j’espère qu’il en sera de même demain… Il nous faut poursuivre ce bon travail… »

Classement après étape 1 : 1. Jean-Joseph / Boyère (Renault Clio Super 1600) 1h10’44’’9 – 2. De Meyer / Fouillat (Renault Maxi Mégane) +1’26’’5 – 3. Boetti / Nas de Tourris (Citroën Saxo Super 1600) +2’11’’8 – 4. Bonfils / Tornior (Peugeot 306 Maxi) +2’48’’0 – 5. Solowow / Baran (Renault Clio Super 1600) +3’37’’0 – 6. Thiry / Gilsoul (Citroën C2 Super 1600) +4’57’’5 – 7. Kosciuzko / Baran (Suzuki Ignis Super 1600) – 8. Ruggeri / Salvucci (Renault Maxi Mégane) +6’03’’8…

Antibes - Présentation  15 octobre 2004

Une victoire pour fêter le titre ?

Manche emblématique du Championnat d’Europe, le Rallye d’Antibes clôturera donc la belle campagne internationale de Simon Jean-Joseph et Jack Boyère. Un équipage français au volant d’une voiture française, même assuré du titre depuis la fin du mois d’août, ne pouvait être absent de la seule manche française du calendrier ! En revanche, Simon ne participera pas au Rallye du Var, dernière manche du Championnat de France que Renault est également assuré de remporter*.

Les spéciales mythiques de l’arrière-pays niçois seront donc le théâtre d’une dernière bagarre entre les pilotes qui se sont affrontés de Madère à la Turquie en passant par la Belgique ou la Grèce ! Au menu de la manche française, des spéciales comme Col de Bleine, Roquesteron, La Couillole ou Col de Turini promettent trois jours de course riches en rebondissements.

Le Rallye d’Antibes est la seule manche du Championnat que Simon connaisse. Mais il ne l’a disputée qu’une seule fois, en 1998. Il en garde de grands souvenirs : « J’ai perdu le rallye pour 4/10e après une fantastique bagarre avec Philippe Bugalski. A l’arrivée de la spéciale nous ne savions pas qui avait gagné, mais nous avions tout donné. Pour la première fois, je me suis rendu compte que le pilotage pouvait me mettre dans un état second. Cela m’a donné une grande confiance pour la suite de ma carrière. Ce ne sont pas des sensations que l’on rencontre à chaque rallye ; il s’agit assurément d’un des plus beaux souvenirs de ma vie. »

Pour sa deuxième participation, Simon espère bien inscrire son nom au palmarès : « Il s’agit du seul rallye en France que Renault puisse gagner au scratch. Je suis donc très motivé pour terminer ma saison sur une quatrième victoire consécutive. Je pense que la bagarre avec Bruno Thiry sera très intéressante. Il connaît au moins aussi bien que moi ces routes et la C2 a beaucoup progressé dernièrement. Mais je suis en confiance. Quelles que soient les conditions, la Clio Super 1600 reste la référence… et nous allons tout faire pour le démontrer une fois de plus ! »

* Sous réserve de la publication officielle des résultats par la FIA et la FFSA.

Le Touquet - Arrivée  10 octobre 2004

Touquet bien qui finit bien !

Le soleil est de la partie sur le Nord de la France pour le départ de l’antépénultième manche du Championnat. Les spéciales n’en restent pas moins piégeuses et les pilotes sont sur leurs gardes.

La première étape débute par une spéciale suivie d’un long regroupement permettant un reclassement. Meilleur temps des Super 1600, Simon avoue avoir attaqué très fort. Le rallye repart en début d’après-midi pour une boucle de trois spéciales. Satisfait de son choix de pneumatiques, Nicolas se montre impérial : il signe tous les scratches et remonte de la septième à la troisième position des Super 1600.

Simon reste leader de la catégorie devant Cédric Robert : « J’attaque mais je ne me fais pas la moindre chaleur. Je suis toutefois souvent déconcentré par des spectateurs mal placés au bord de la route. » La dernière boucle se résume à une seule spéciale en raison de l’annulation de l’ES6. C’est Bryan Bouffier qui établit le meilleur temps devant Simon et Nicolas.

Leader avant la seconde étape, Simon reste prudent : « C’est bien que les deux Clio soient en tête. Tout s’est bien passé aujourd’hui, mais le rallye se jouera demain. L’avance que nous avons est ridicule quand on sait ce qui nous attend demain. »

Le beau temps est toujours là pour la seconde journée, qui se compose de deux passages dans une longue spéciale de 55 kilomètres. Fidèle à son rythme « propre, vite mais sans risques », Simon accroche le meilleur temps et porte son avance sur Nicolas à une vingtaine de secondes.

Dans le dernier chrono, Nicolas se montre impérial. Il revient à moins de 6’’ de Simon, qui décroche sa troisième victoire en Super 1600 de la saison : « Tout au long de ces deux jours j’ai cherché à gérer ma course pour assurer ce résultat qui permet à Renault de conserver son titre. Il s’agissait d’un enjeu important et je suis fier d’y avoir contribué. Les deux dernières épreuves ne seront que du plaisir ! »

Acquis devant les nombreux invités de Renault, qui ont pu découvrir le rallye de l’intérieur, ce doublé des Clio Super 1600 satisfait Gilles Lallement, Directeur Technique de Renault Sport Technologies : « Nous atteignons notre objectif principal, qui était de remporter le Championnat de France ‘Marques’. Nous confirmons nos victoires du Rouergue et du Mont-Blanc. La bagarre permanente avec Peugeot nous a conduit à apporter des évolutions sur la voiture qui donnent toute leur mesure aujourd’hui. Simon et Jack ont pu tirer parti de leur connaissance du terrain pour se mettre d’emblée hors d’atteinte de leurs adversaires. Pour une deuxième participation, Nicolas a fait un très beau rallye. Une fois encore les deux équipages ont fait une belle course d’équipe. »

* Sous réserve de la publication officielle des résultats par la FFSA.

Le Touquet - Etape 1  9 octobre 2004

Le calme avant la tempête ?

Le soleil est de la partie sur le Nord de la France pour le départ de l’antépénultième manche du Championnat. Les spéciales n’en restent pas moins piégeuses et les pilotes sont sur leurs gardes. La première étape débute par une spéciale suivie d’un long regroupement permettant un reclassement.

Meilleur temps des Super 1600, Simon avoue avoir attaqué très fort. Le rallye repart en début d’après-midi pour une boucle de trois spéciales. Satisfait de son choix de pneumatiques, Nicolas se montre impérial : il signe les trois meilleurs temps et remonte en troisième position des Super 1600.

Simon reste leader de la catégorie devant Cédric Robert : « J’attaque mais je ne me fais pas la moindre chaleur. Je suis toutefois souvent déconcentré par des spectateurs mal placés au bord de la route. Je leur lance un appel pour qu’ils soient attentifs à leur sécurité car ça roule très vite… »

La dernière boucle se résume à une seule spéciale en raison de l’annulation de l’ES6. C’est Bryan Bouffier qui établit le meilleur temps devant Simon et Nicolas. Ce dernier s’empare de la deuxième place du Super 1600.

Leader avant la longue deuxième étape, Simon reste prudent : « C’est bien que les deux Clio soient en tête. Tout s’est bien passé aujourd’hui, mais le rallye se jouera demain. L’avance que nous avons est ridicule quand on sait ce qui nous attend. Les 55 kilomètres sont truffés de pièges et les écarts seront certainement conséquents. »

Le Touquet - Présentation  7 octobre 2004

Ne pas caler au Touquet !

L’histoire d’amour qui lie le Touquet aux sports mécaniques ne se dément pas. Outre l’Enduro, le Rallye passionne toujours autant les foules qui viennent admirer les exploits des pilotes sur ces fameuses routes du Nord. Par temps sec, le bitume n’offre que très peu de grip. Quand il se met à pleuvoir, ce qui est plus que courant, c’est bien pire. Et si des tracteurs ont déposé quelques kilos de boue sur la route, les conditions d’adhérence deviennent aussi bonnes que celles d’une patinoire ! Les interminables lignes droites suivies de changements de direction deviennent des pièges où la capacité de ‘lecture’ de la route par le pilote prend toute son importance.

Victorieux de l’épreuve en 1998, Simon Jean-Joseph apprécie cette épreuve et l’ambiance qui règne autour : « La région est froide, mais les gens ont le cœur chaud ! C’est une des épreuves où nous voyons le plus de spectateurs, passionnés et connaisseurs de surcroît. Le rallye ne m’a pas trop réussi ces deux dernières années, mais je ne suis pas superstitieux. Comme d’habitude mon objectif est d’offrir une victoire supplémentaire à la Renault Clio Super 1600. » Pour Jack Boyère, cette épreuve a également une saveur toute particulière puisque le Normand l’a remportée en 1997 avec Serge Jordan sur une Renault Maxi Mégane !

Basé à l’aéroport du Touquet, le rallye se distingue des autres épreuves en adoptant un découpage sur deux jours. Après une première étape assez classique samedi, la seconde journée ne comportera que de deux passages… dans une spéciale de 55 kilomètres ! « Il s’agit d’une excellente initiative car nous n’avons plus l’occasion de disputer d’aussi longs chronos », se réjouit Simon. « Ce sera intéressant car nous pourrons avoir des conditions météo différentes : sec, humide, pluie violente… La course se jouera certainement là. »