Posts tagged ‘Renault Clio’

  10 mai 2013

Deux coqs dans la même basse-cour…

Vous avez sans doute un avis sur le déroulement du récent Grand Prix de Malaisie. Souvenez-vous : les deux Red Bull sont en tête, Mark Webber devant Sebastian Vettel. L’équipe demande à ses pilotes de figer les positions. Vettel accepte, avant d’attaquer et de passer Webber. Bonjour l’ambiance au sein de l’équipe à l’arrivée…

Vous comprenez peut-être le comportement de Vettel, triple Champion du Monde en titre qui estime qu’il n’a pas à se contenter d’une deuxième place. Vous soutenez peut-être Webber, qui s’est montré totalement loyal vis-à-vis de son équipe. Dans l’absolu, vous êtes certainement contre les consignes d’équipe, qui vont finalement à l’encontre du sport.

Je n’aime pas cela non plus, car ce n’est jamais juste de demander à des compétiteurs de cesser le combat. Mais c’est un mal nécessaire dans le sport professionnel, tant les enjeux et les intérêts sont importants.

Au cours de ma carrière, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions de vivre ce genre de situation. Mais cela me rappelle un épisode de la saison 2003. Je disputais le Championnat de France Super 1600 avec le Clio Team. J’avais pour équipier Brice Tirabassi, qui avait remporté le titre 2002 avec Oreca, équipe en charge du programme Renault pour cette nouvelle saison. Tout avait bien commencé pour moi. J’avais remporté les deux premières courses, le Rallye Lyon-Charbonnières et le Terre de l’Auxerrois.

Le troisième rendez-vous était le Rallye Alsace-Vosges. Nous nous étions bagarrés avec Brice tout au long des deux premières journées. Hugues de Chaunac avait alors décidé de figer les positions pour assurer le doublé, ce que nous avions tous deux accepté. Le dimanche, j’ai eu un problème technique qui m’a fait perdre un peu de temps et Brice est passé devant. L’équipe nous a demandé de reprendre nos positions, mais mon équipier a continué à attaquer et il a gagné. Autant vous dire que, là aussi, l’ambiance était plutôt glaciale sur le podium…

D’un côté, Brice avait ‘raison’. Si je gagnais les trois premiers rallyes, il pouvait faire une croix sur le titre et il aurait dû se mettre à mon service jusqu’à la fin de la saison. Mais d’un autre côté, il aurait clairement dû exprimer son désaccord. C’est par exemple ce qu’a fait Sébastien Loeb au Rallye du Mexique 2011, quand on lui demandait de rester derrière Sébastien Ogier.

Comme je le dis souvent, ‘la parole de l’homme vaut l’homme’. J’ai toujours mis un point d’honneur à respecter mes engagements et c’est la raison pour laquelle j’ai été très mécontent après cet épisode. Une équipe de course fonctionne comme une entreprise. Il y a un patron, une hiérarchie et il faut la respecter. Mais ce n’est pas toujours facile – voir possible – pour ceux qui ont des tempéraments de ‘winners’. En s’effaçant trop longtemps, des pilotes aussi talentueux que Dani Sordo ou Rubens Barrichello sont peut-être passés à côté de grandes carrières…

Hugues de Chaunac et Gilles Lallement ont déployé des trésors de diplomatie pour tenter de recoller les morceaux entre Brice et moi, mais les tensions ne se sont jamais apaisées. Il est toujours difficile de faire cohabiter deux coqs dans la même basse-cour ! La bagarre s’est poursuivie et j’ai été titré à l’issue du Rallye du Var. Quant à Brice, il a quitté l’équipe pour relever d’autres défis. Tout aussi ambitieux et rapide, Nicolas Bernardi a pris sa place en 2004. A nouveau, nous avons dû appliquer des consignes pour assurer des bons résultats au Clio Team. Mais cette fois, tout s’est bien passé. Comme quoi, c’est possible !

Et vous, comprenez-vous qu’on puisse désobéir aux consignes ? N’hésitez pas, poursuivez la discussion en commentant ce billet sur mon site ou sur ma page Facebook. Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle chronique !

  31 décembre 2006

Galerie photos : 2006

  15 décembre 2006

Clip 2006

Monza Rally Show  1 décembre 2006

Simon remporte le Master Show !

Un rallye qui se dispute sur un circuit de F1, voilà un concept pour le moins étonnant ! Le Monza Rally Show est pourtant devenu un évènement incontournable du sport automobile italien. L’impressionnante liste des engagés de l’édition 2006 atteste du succès de cette fête taillée sur mesure pour les spectateurs.

Après des essais le vendredi, le rallye débutait samedi matin. Une météo exécrable – violentes averses et brouillard – rendait les conditions de piste très délicates. Simon se faisait piéger dès la première spéciale : « Quand j’ai touché les freins pour aborder une chicane, la voiture est partie en tête-à-queue et j’ai échoué dans le bac à graviers. Le temps que la dépanneuse vienne me sortir de là, plusieurs minutes s’étaient envolées… Dans un rallye ‘traditionnel’, les spectateurs auraient pu m’aider plus vite, mais c’est ainsi… »

Simon pouvait tout de même poursuivre le rallye : « Je me suis appliqué et j’ai mis une bonne partie de la journée à trouver mes repères, notamment au niveau des freinages et des trajectoires. Cette épreuve est un exercice à part. Nous nous sommes accrochés en cherchant à faire le spectacle. »

Dimanche après-midi, la fête se clôturait par le Master Show, un affrontement façons « Course des Champions » sur un parcours parallèle. Simon commettait un sans-faute lors des éliminatoires pour se qualifier en finale. Opposé à l’autre Clio de l’équipe Twister Corse, pilotée par le jeune motard Fabrizio Laï, il s’imposait avec près de dix secondes d’avance : « C’est fantastique pour l’équipe de réaliser un doublé devant les caméras de la télévision italienne, qui retransmettait l’évènement en direct ! Je tire un coup de chapeau à Fabrizio, car il s’est immédiatement montré dans le coup pour ses premiers tours de roues dans une Super 1600. »

Sur le podium, Simon retrouvait Valentino Rossi et Andrea Dallavilla, vainqueurs des catégories WRC et groupe N : « J’ai apprécié le Monza Rally Show pour la convivialité et la proximité avec les spectateurs. C’est une bonne manière de faire la promotion des sports mécaniques. Pourquoi pas un évènement de ce type en France ? »

Monza Rally Show  21 novembre 2006

Simon Jean-Joseph fera le show à Monza !

Depuis 1922 et la construction du premier circuit, la ville de Monza, près de Milan, est devenue un des lieux mythiques du sport automobile mondial. Véritable temple de la vitesse, l’autodrome accueille traditionnellement une épreuve à part dans la saison : le Monza Rally Show, qui clôture la saison.

Disputé sur deux jours et sept spéciales, le tracé emprunte notamment le circuit du GP d’Italie de F1 et l’ancien anneau de vitesse aux virages relevés. Afin d’assurer un maximum de spectacle et de casser la vitesse des voitures dans les longues lignes droites, plusieurs chicanes sont aménagées sur le circuit.

Simon Jean-Joseph et Jack Boyère participeront pour la première fois au Monza Rally Show : « Je m’attends à une épreuve très particulière. Ce sera bien la première fois que je disputerai un rallye sur un circuit de F1 ! »

Comme chaque année, de grands noms des sports mécaniques figurent sur la liste des engagés. Des pilotes de rallye, évidemment, comme Simon Jean-Joseph et Jean Ragnotti, qui représenteront Renault, mais également les anciens Champions du Monde Didier Auriol et Markku Alen. Dindo Cappelo (vainqueur des 24 Heures du Mans) et Augusto Farfus (WTCC) s’essaieront également à cet exercice bien particulier. Tout juste rentré du rallye de Nouvelle-Zélande, Valentino Rossi poursuivra son apprentissage du rallye à Monza.

« Connaissant la ferveur du public italien, je crois qu’il y aura une super ambiance ce week-end », annonce Simon. « J’aime faire plaisir aux spectateurs et je me réjouis de participer à cette épreuve où tout est fait pour eux. J’y vais pour le fun, avec la seule envie de me faire plaisir au volant. Evidemment, je sais qu’une fois que j’aurai enfilé mon casque, je n’aurai plus qu’une seule idée : me battre pour gagner ! Je me réjouis également à l’idée de retrouver le temps d’un week-end quelques vieilles connaissances… »

Comme à Madère et à Sanremo, Simon pilotera une des deux Clio Super 1600 de l’équipe italienne Twister Corse : « Après ma victoire à Sanremo, l’équipe ma invité à participer à ce grand show. Je suis ravi de retrouver cette équipe qui a de grandes ambitions pour l’avenir. Je suis enthousiaste à l’idée de participer à cet évènement, qui participe activement à la promotion des sports mécaniques et plus particulièrement du rallye. »

A l’occasion du Monza Rally Show, Simon Jean-Joseph participera également à une opération en faveur de la Fondation Richard Burns, qui fût son équipier en 2000.

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