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Interview  7 mars 2004

Une intersaison active !

Que penses-tu du plateau du Championnat de France 2004 ?
« Avec les trois constructeurs français officiellement engagés dans le Championnat, il va y avoir du sport ! C’est le moins que l’on puisse dire. Le Clio Team a pour lui l’expérience de la saison 2003 et une bonne campagne d’essais et de mise au point réalisée cet hiver. Toute l’équipe a fait ce qu’il fallait pour confirmer en 2004 les très bons résultats de l’an passé. Je suis confiant. »

Quels seront tes adversaires ?
« Très franchement, je dirais que j’ai la chance d’avoir dans mon équipe mon plus sérieux challenger, Nicolas Bernardi. Ses performances de l’an passé et son récent Monte Carlo plaident en sa faveur. Il va très vite, je peux te l’assurer ! Emmanuel Guigou, en plus de son talent, bénéficiera de la compétitivité de la Clio ; il sera à surveiller de près. Il ne faudra pas non plus négliger les pilotes des 206 officielles. Le championnat se déroulera sur asphalte, c’est un terrain de jeu privilégié pour la Peugeot et ils ne viennent certainement pas pour faire de la figuration. Personne ne connaît le potentiel de la C2, ce sera la grande inconnue de ce début de saison. Mais là aussi, on sait que Citroën n’est pas là pour jouer les faire-valoir ; l’asphalte va chauffer cette année, c’est une certitude ! »

Le Championnat est profondément modifié au niveau de la réglementation. Qu’en penses-tu ?
« Ne nous faisons pas d’illusions, une Super 1600, même conduite par le meilleur pilote du monde aurait du mal à rivaliser avec une WRC pour le scratch dans le cadre d’un championnat asphalte. Seules des circonstances très exceptionnelles le permettraient. Je sais, en ce qui me concerne, que j’aurai le plus grand mal à conserver mon titre. Le Champion de France « Pilotes » 2004 sera très certainement un pilote de WRC. Les pilotes de Super 1600 devront se concentrer sur le titre « marques », qui représente déjà un challenge très motivant. »

On parle de toi en Championnat d’Europe, que peux-tu nous dire à ce sujet ?
« En plus de ma participation officielle en Championnat de France avec Renault, j’essaie de monter un programme en Championnat d’Europe. Il n’est pas ouvert aux WRC et se jouera entre Super 1600. C’est actuellement la meilleure opportunité pour une Super 1600 de remporter des victoires scratch… et la Clio a indiscutablement ses chances ! C’est une superbe opportunité marketing pour les filiales des pays concernés ainsi que pour mes fidèles partenaires. En ce qui me concerne, après un titre de champion de France, se tourner vers le Championnat d’Europe est une suite logique. Je crois très sincèrement qu’avec la Clio et l’équipe Oreca, je pourrais jouer les trouble-fête. »

En attendant la reprise, à quoi consacres-tu tes journées ?
« En plus du travail que nécessite le montage du programme en Championnat d’Europe, je suis toujours en charge du développement de Clio Super 1600. Nous étions récemment en Grande-Bretagne pour trois jours d’essais sur la terre. La semaine dernière, nous avons roulé sur l’asphalte dans les Cévennes. Mi-mars, nous commencerons la préparation spécifique du Lyon-Charbonnières. Je fais également du sport. L’intersaison est le moment idéal pour mener un important travail de fond. Pour rester au meilleur niveau, je n’ai pas le choix : la condition physique est essentielle. Je participe en outre à des opérations de relations publiques pour Renault. J’étais récemment en Turquie pour la présentation de l’équipe de course locale (photo) et je serai la semaine prochaine sur les essais presse de Mégane Renault Sport. Les semaines sont bien remplies, mais j’essaie de consacrer autant de temps que possible à ma famille »

On t’a vu il y a quelques semaines aux côtés de Thomas Sénécal dans Auto-Moto dans le rôle de consultant WRC. Que retires-tu de cette expérience ?
C’est un challenge de plus ! Nous en parlions depuis quelques semaines et les choses se sont accélérées juste avant le Rallye de Suède. L’objectif est d’essayer d’apporter une certaine valeur ajoutée en commentant les temps forts de la course. Le but est de faire vivre aux téléspectateurs ce qui se passe vraiment dans la tête d’un pilote qui se trouve au volant d’une voiture de course. C’est ce que je connais le mieux en fait ! »