Dakar 2007 - Journée de repos  13 janvier 2007

« Un deuxième rallye démarre demain… »

Simon, vous avez fait une course de rêve jusqu’à la sixième étape, à l’issue de laquelle vous occupiez la 12e place du classement général…
« J’ai toujours gardé en tête l’importance de ne pas faire de faute et de ménager la mécanique. Selon moi, c’était la seule méthode pour faire un résultat correct compte tenu de nos moyens sur ce Dakar. Notre progression régulière jusqu’à Zouérat est liée au fait que nous n’avons pas crevé ni rencontré de gros problème mécanique. J’ai eu des petits soucis, évidemment, mais c’est le lot de tous sur un rallye-raid. Ma plus grosse alerte a été la panne d’essence à quelques kilomètres de l’arrivée de cette sixième spéciale. »

Puis la boîte de vitesses a lâché le septième jour…
« En effet… Ce buggy et particulièrement sa boîte de vitesses sont réputés pour leur fiabilité ! Une boîte Fortin, c’est ce qui se fait de mieux dans le domaine. Jean-Louis Schlesser le confirmait encore avant le départ. L’équipe avait bien fait les choses pour que nous ne rencontrions pas ce genre de problème. Nous avons pris le départ du rallye avec une boîte neuve et l’équipe avait prévu de la changer aujourd’hui, pendant la journée de repos. Ce remplacement était une sécurité, car une boîte peut normalement tenir plus d’un Dakar complet… Nous allons laisser cette déception derrière nous et nous concentrer sur la seconde semaine de course. »

Une semaine qui commencera par deux étapes ‘marathon’, ce qui veut dire que vous n’aurez pas d’assistance demain soir à Tichit…
« La journée de demain s’annonce très difficile, avec trois gros ergs à passer. Il s’agira de la plus longue spéciale du rallye et nous ne pourrons effectivement pas compter sur notre équipe de mécaniciens à l’arrivée. Le lendemain, l’étape Tichit – Néma s’annonce également redoutable. Ma stratégie sera d’assurer une certaine régularité, sans faire d’erreur. Je pense qu’il y aura beaucoup d’abandons d’ici lundi soir. Si j’ai la chance d’arriver à Néma sans gros problème supplémentaire, je tâcherai – si le feeling est là – de faire un ou deux coups d’éclat au Mali et au Sénégal. »

Vous pouvez tout de même compter sur le camion engagé en course par Fast & Speed…
« Oui et non, car ils ont pris beaucoup de retard en dépannant les trois buggies de l’équipe depuis le début du rallye. Il se peut donc que nous prenions le départ de la seconde journée avant qu’ils ne soient arrivés. Nous embarquons un maximum d’outils et de pièces détachées dans le buggy, mais notre capacité est évidemment limitée. Pour mettre toutes les chances de notre côté, l’équipe est en train de faire une grande révision qui s’achèvera sans doute juste avant le départ de la huitième étape, après 24 heures de travail non-stop… »

Vous appréhendiez le franchissement des dunes et cela semble bien se passer cette année. Avez-vous eu un déclic ?
« La voiture a un énorme potentiel dans ces conditions. C’est vrai que je pense avoir passé un cap hier. Dans le plus gros cordon de dunes, qui faisait dix ou douze kilomètres de longueur, je me suis ‘tanké’ après quelques centaines de mètres. Cela tient parfois à peu de choses, prendre à droite plutôt qu’à gauche… Je me suis dit qu’il fallait que je me sorte de là le plus vite possible. J’ai eu confiance en moi – c’est une des clés de la réussite dans le franchissement – et certainement un peu de réussite, mais j’ai passé les dunes après les autres… Je vois désormais ces difficultés d’un œil différent, ce qui ne m’empêche pas de rester humble. Même les meilleurs y restent ! »

Vous êtes désormais classé à 32e place. Que pouvez-vous espérer de cette deuxième semaine de course ?
« C’est un nouveau rallye qui démarre. Les dix équipages classés devant moi se tiennent en moins d’une heure. A la régulière, je pense pouvoir les remonter. Personne n’est à l’abri d’un pépin, mais pour ma part je ne dois plus avoir de problème si je veux espérer rentrer dans les quinze premiers. La seule certitude, c’est que le temps perdu ne se rattrape jamais… »

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