Rallye Sanremo  12 septembre 2006

Simon au départ à Sanremo !

Figurant au calendrier du Championnat du Monde avant d’être remplacé par la Sardaigne, le Rallye Sanremo fait partie des épreuves qui ont bâti la légende de la discipline. Certes, les magnifiques spéciales sur terre de Toscane ne sont plus qu’un lointain souvenir, mais il flotte encore une indescriptible passion sur la Riviera, qui se manifeste jusque dans la plus anonyme des trattorias…

Le Sanremo est désormais inscrit aux calendriers du Championnat d’Italie et de l’International Rally Challenge, la nouvelle série mise en place par la chaîne de télévision Eurosport, qui assure une couverture privilégiée des épreuves.

Simon connaît bien ce rallye pour l’avoir disputé à cinq reprises en 1999 (Focus WRC), 2000 (Impreza WRC), 2001 (206 WRC), 2002 à 2004 (Clio Super 1600) : « J’en garde d’excellents souvenirs, puisque c’est là que j’ai signé mes premiers scratches en Championnat du Monde. Mon meilleur résultat reste une septième place en 2000. »

Autant dire que le Martiniquais n’a pas hésité quand on lui a proposé de disputer l’édition 2006 : « Twister Corse est une jeune équipe italienne qui a acheté deux Clio Super 1600 à Barroso Sport. Pilote Renault Sport, participant aux essais et mises au point des voitures de course, mais également représentant de la marque au losange dans différents pays, ils m’ont proposé de faire ce rallye avec eux pour que je puisse leur apporter mon expérience. Je suis ravi de pouvoir les aider. »

Simon et Jack devront affronter une opposition particulièrement relevée, notamment du côté des quatre roues motrices avec les Punto Super 2000 officielles de Navarra, Andreucci et Scandola ainsi que l’habituelle kyrielle d’Impreza et Lancer groupe N pilotées par quelques grands noms du rallye italien : Longhi, Travaglia, Dallavilla, Aghini, Cunico… Pas moins de seize Super 1600 sont engagées, dont les 206 de Bouffier et Rossetti.

Si Simon arborera le numéro 1 sur les portières de sa Clio, il sait que la partie sera difficile face aux meilleurs spécialistes locaux : « Nous allons attaquer le rallye par une longue étape intégralement disputée de nuit. Elle s’achèvera par la terrible spéciale de Ginestra, longue de près de 44 kilomètres. Le départ sera donné à 1h20 du matin, il ne faudra pas avoir sommeil… Et tout cela sans compter sur les aléas de la météo, imprévisible dans cette partie des Alpes. »

Toutes ces difficultés ne font que renforcer la motivation de Simon : « Un parcours difficile, des adversaires valeureux, une équipe motivée, c’est tout ce que j’aime ! Je me sens prêt après avoir disputé le rallye de Madère. Je n’ai pas de pression, pas de championnat à jouer : en franc-tireur, je n’aurai pas d’autre objectif que de prendre du plaisir au volant… »

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